vendredi 18 septembre 2020 17:46:55

Le Syndicat national des personnels de l'administration publique (Snapap) a maintenu son appel à une grève nationale prévue le 18, 19 et 20 février en cours dans tous les secteurs de la Fonction publique, a indiqué hier son secrétaire général, M. Belkacem Felfoul.
En effet, lors d’une conférence de presse, le SG du Snapap a précisé qu’un préavis de grève accompagné de la plateforme de revendications, a été adressé au gouvernement le 4 février dernier au niveau du département du Premier ministre et de celui du Travail.
«Nous n’avons reçu aucune réponse de la part des pouvoirs publics, raison pour laquelle nous avons décidé de maintenir notre mouvement de grève», a-t-il affirmé.
Il précise dans le même ordre d’idées, que la grève qui aura lieu comme prévu, concernera 36 secteurs de la fonction publique, notamment ceux de l’éducation, la santé, l’administration locale et centrale dont les employés du ministère des Affaires étrangères qui sont en pourparlers avec ce syndicat pour une éventuelle adhésion.
Ce débrayage de trois jours qui, selon lui, a pour objectif d'attirer l'attention des pouvoirs publics afin de trouver des solutions aux doléances des milliers de travailleurs. «Le renouvellement de ce débrayage n'est pas à exclure»,  prévient le même syndicaliste, précisant que les doléances des travailleurs de la fonction publique, s'articulent autour de 15 points.  
Le Snapap, qui compte plus de 830.000 adhérents, exige la révision des décrets exécutifs 04-08 et 05-08 portant statut particulier des corps communs et des ouvriers professionnels.  
Selon M. Felfoul, cette loi promulguée en 2008 n'a fait que dégrader les conditions socioprofessionnelles de cette catégorie en la privant de ses droits à la promotion et une classification en fonction des qualificatifs scientifiques et de l'expérience professionnelle. Cette «exclusion» les a privés de revalorisation de leurs salaires à l'instar de tous les travailleurs.
Le Snapap réclame aussi, l'augmentation de la prime de rendement à 40 %, l’intégration de quelque 300.000 contractuels ainsi et la régularisation de la situation d’environ 600.000 jeunes exerçant dans le cadre du dispositif du pré-emploi. Cette question pourrait être résolue selon le SG du Snapap qui précise que 20 % des fonctionnaires de la Fonction publique sont concernés par le départ à la retraite d'ici 5 ans.
 Cette instance revendique également la promotion automatique des fonctionnaires ayant 10 ans d'expérience et plus, et la classification des diplômés universitaires (DEUA) au grade 11 au lieu du 10 avec leur droit à la promotion. D'autres points non moins importants ont été également soulevés, dont la révision du congé de maternité et la pension des retraités.
Salima Ettouahria

 

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