vendredi 25 septembre 2020 04:29:29

Algérie- Etats-Unis : La visite de John Kerry s'inscrit dans le cadre du "dialogue stratégique" algéro-américain

Une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale

PUBLIE LE : 30-03-2014 | 23:00
D.R

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Chérif, a affirmé hier à Alger que la visite du secrétaire d'Etat américain, John Kerry, en Algérie, mercredi et jeudi prochains, s'inscrivait dans le cadre du "dialogue stratégique" entre les deux pays et de la consolidation  de leur coopération.
"La visite de M. Kerry en Algérie permettra de développer et de consolider le dialogue stratégique entre l'Algérie et les Etats-Unis d'Amérique", a indiqué M. Benali Chérif dans une déclaration à la presse, faisant remarquer que les relations algéro-américaines connaissaient une évolution croissante, citant, à ce propos, le dialogue stratégique entre les deux pays désormais institutionnalisé.   
Concernant l'ordre du jour de cette visite, le porte-parole du ministère  des Affaires étrangères a précisé qu'il portera sur tous les domaines de coopération bilatérale liés notamment aux aspects politique et économique ainsi qu'à la promotion de l'investissement.  
Des questions régionales et internationales d'intérêt commun et les relations algéro-américaines "étroites" en matière de lutte antiterroriste seront au programme de la visite, a ajouté le porte-parole du ministère des Affaires  étrangères. Il a été convenu de promouvoir ce dialogue au niveau des ministres des Affaires étrangères des deux pays, ce qui explique, a-t-il dit, que la prochaine session de la conférence du dialogue stratégique prévue en Algérie sera coprésidée par le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et le secrétaire d'Etat américain, John Kerry.

-----------------------------------

Une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale

Une conférence de presse conjointe sera animée jeudi par M. Ramtane Lamamra et M. John Kerry.
Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry,  arrivera à Alger mercredi après-midi  pour une visite de deux jours au cours de laquelle il  aura des entretiens avec des hauts responsables algériens et coprésidera avec son homologue algérien M. Ramtane Lamamra la deuxième réunion du Dialogue stratégique USA-Algérie. Pour rappel, la première session s’était tenue en 2012 à Washington. Une conférence de presse, animée conjointement, est programmée, jeudi après-midi aux fins d’apporter tous les éclairages et éclaircissements sur les relations bilatérales et les autres questions liées à l’actualité régionale qui ne manqueront pas d’être également abordées par les deux parties lors de cette visite. Après le report, « d’un commun accord » de la visite que John Kerry  devait effectuer à Alger  au mois de novembre dernier, suite à l’évolution à Genève des négociations sur le dossier du nucléaire iranien, il était tout à fait normal qu’une autre date soit programmée et ce, d’autant que la tenue de la deuxième session du dialogue stratégique entre les deux pays était tributaires de cette visite.
Reste aussi qu’il faut souligner que  cette  première visite du secrétaire d’Etat américain en Algérie ne peut qu’impulser aux relations bilatérales un nouvel élan. Une source diplomatique occidentale avait du reste  à plusieurs reprises, fait état de la volonté de Washington de ne pas limiter la coopération avec l’Algérie au seul volet sécuritaire ou encore celui des hydrocarbures. Les USA ont d’autres atouts à faire valoir dans les segments et les secteurs où les Américains sont les plus compétitifs a-t-on argué. Aussi la disponibilité de Washington à développer avec l’Algérie un partenariat plus large a toujours été prônée. La deuxième session du dialogue stratégique est du reste perçue comme une occasion de rapprocher les points de vue entre les deux pays. De même que la visite de John Kerry offre aussi  l’opportunité d’examiner les derniers développements enregistrés dans la région et notamment dans le Sahel.
Il ne faut pas ainsi oublier que dans la stratégie américaine, l’Algérie est considérée comme un pays pivot. C’est le seul pays, affirme-t-on, à même de contribuer efficacement à la lutte contre le terrorisme et endiguer, voire éliminer la menace d’instabilité qui pèse sur l’ensemble de la région. Son statut de puissance régionale lui confère de ce fait de lourdes responsabilités à l’égard des pays voisins, qui attendent de  l’Algérie une aide multiformes, mais aussi à l’égard de la communauté internationale qui voit en elle le dernier, voire le seul rempart contre le terrorisme du fait de son expérience dans la lutte contre ce fléau. Pour preuve, sur le rôle de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme, une officielle américaine avait affirmé qu' « outre sa qualité de pays membre du programme ''Partenariat pour la lutte contre le terrorisme transsaharien (TSCTP), l'Algérie est un partenaire solide dans la lutte contre les menaces terroristes ». Il y a lieu aussi de rappeler le rôle joué par l’Algérie dans l’adoption de la résolution de l’ONU sur la criminalisation du paiement de rançons par les pays dont des ressortissants ont été pris en otages par les groupes terroristes. Ainsi si la circulation d’armes dans la région et l’aveu du directeur du Centre africain d’étude et recherche sur le terrorisme (CAERT), qui avait déclaré lors d’un atelier organisé récemment que « le terrorisme n’est pas vaincu en dépit des progrès enregistrés », sont autant de problèmes qui s’imposent  aux dirigeants de la région, il n’en reste pas moins vrai qu’ils se posent aussi à la première puissance mondiale. Autant dire que les préoccupations des Américains vont au-delà de celles qui taraudent présentement la classe politique algérienne.      
Nadia Kerraz         
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions