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Les femmes dans la vie parlementaire : Une forte valeur ajoutée

L’Assemblée populaire nationale (APN) a organisé, hier, en collaboration avec le Centre d’information et de documentation pour les droits des enfants et des femmes (CIDDEF), la cérémonie de clôture du projet relatif au renforcement des capacités des femmes parlementaires.

PUBLIE LE : 18-03-2014 | 23:00
Ph. Nacéra I.

L’Assemblée populaire nationale (APN) a organisé, hier, en collaboration avec le Centre d’information et de documentation pour les droits des enfants et des femmes (CIDDEF), la cérémonie de clôture du projet relatif au renforcement des capacités des femmes parlementaires.

Cette session de 14 mois, initiée au profit des femmes élues à l’hémicycle Zighoud-Youcef, a été qualifiée, par l’ensemble des présents, de «très bénéfique», en ce sens qu’elle aura permis aux députées des différentes sensibilités politiques, d’acquérir davantage de connaissances sur tout ce qui a trait au travail parlementaire. Il a également été question de transcender les différences idéologiques, aux fins de travailler en commun, sur des questions d’intérêt national, en général, et des droits des femmes, en particulier. Figuraient notamment  au programme de la journée, nombre de sujets relatifs au renforcement du leadership des femmes en politique, genre et leadership dans la vie parlementaire, société civile et femmes parlementaires, ainsi que l’évaluation externe du projet. Il faut dire que le passage en revue de ces thématiques a été suivi par une présentation de différentes expériences et par une remise d’attestations et de certificats au profit des heureuses lauréates. Lors d’une allocution d’ouverture, Mme Othmani Salima, vice-présidente de l’APN, et après avoir souligné toute l’importance de cette initiative, a relevé le fait qu’à l’heure actuelle, «l’enseignement académique ne suffit plus» pour disposer de compétences certaines, en matière de communication politique. En effet, il est clairement établi que les députés, femmes et hommes, ont besoin de qualités appropriées pour faire face à des auditoires divers, voire hostiles, et pour être capables et en mesure d’accepter l’avis d’autrui.  La vice-présidente de l’APN, chargée des affaires de la communication, culture, publicité et formation, a par ailleurs invité les Algériens à «voter pour l’Algérie», mettant en relief que notre pays est une «référence» dans le domaine des réformes et un «exemple» en matière de sécurité et de stabilité. Et d’ajouter : «Nous ne voulons pas faire un saut dans l’inconnu. Nous ne voulons pas de destruction des réalisations concrétisées. Nous ne voulons pas revenir en arrière.» Mme Othmani poursuivra ses propos en soulignant que la présidentielle du 17 avril sera «une fête» pour l’Algérie.
Prenant, à son tour, la parole, la représentante du CIDDEF, Mme Nadia Aït Zaï, a indiqué que c’est «en 2003, que la réflexion sur la participation politique des femmes, a été engagée». «Cette réflexion, poursuit Mme Aït Zaï, a débouché sur une étude régionale reprenant les bonnes pratiques utilisées par l’Algérie, le Maroc et la Tunisie, et cela pour encourager les femmes à s’impliquer dans la chose politique.»   Elle déclare que «le plaidoyer  entamé sur la  question  a trouvé un écho», en saluant, dans ce contexte, l’introduction de l’article 31-bis, en 2008, et la promulgation, en 2012, de la loi organique n° 12-03 du 12 janvier 2012, fixant les modalités d’accès de la femme à la représentation dans les Assemblées élues. La mise en œuvre de cette loi s’est traduite, rappelle l’intervenante, par l’introduction d’un pourcentage de 30% des femmes dans les listes des candidats, sous peine de rejet de celles-ci si ce taux n’était pas atteint, et a abouti à l’élection de 146 femmes, soit 31%. Revenant sur les résultats du projet, clôturé, hier, Mme Aït Zaï les qualifiera de «probants», ouvrant la voie à d’autres perspectives.  De cette expérience, la représentante du CIDDEF retiendra surtout, «l’ouverture du Parlement à la société civile, particulièrement le CIDDEF». Elle souligne  également qu’elle retiendra «la disponibilité, l’engagement, l’accompagnement, ainsi que la collaboration de tout le personnel du Parlement». Elle relève, si besoin est, «le changement visible par la formation sur les parlementaires femmes». Aussi, Mme Aït Zaï soutient que ces députées «ont acquis plus d’assurance, plus de présence, plus de maîtrise dans le discours et dans les valeurs constitutionnelles que sont l’égalité et la non-discrimination».
La cérémonie de clôture du projet relatif au renforcement des capacités des femmes parlementaires a été marquée, notamment, par la présence de la représentante de l’organisation onusienne, ONU-Femmes, de membres du corps diplomatique et de nombre de députés de pays voisins.
Soraya Guemmouri

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