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Tebboune : « De grands moyens pour éradiquer l’habitat précaire d’ici 2015 »

Trois questions à Christophe Nuttall, directeur exécutif du R20 : « Ces projets qui portent sur les 30 prochaines années sont un rêve qui deviendra réalité »

PUBLIE LE : 19-02-2014 | 23:00
Ph.-Louiza

Dans la perspective de soulager la capitale de la pression qui la caractérise, ces dernières années, l’Algérie a lancé un programme de villes nouvelles.

L’État a mobilisé tous les moyens pour faire émerger ces nouvelles villes. Parmi elles, Sidi Abdallah et Boughezoul, conçues dans un style moderne où toutes les commodités seront mises en place pour attirer les populations.
C’est dans cette optique que le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, a présidé, hier, l’ouverture des travaux d’une rencontre sur les villes nouvelles, baptisée «Villes nouvelles, enjeux et défis».
Cette rencontre qui coïncide avec la journée nationale de la Ville, célébrée le 20 février de chaque année, se tient sous l’égide des Nations unies.
Un panel d’experts et de professionnels nationaux et internationaux de la ville ont pris part à ce rendez-vous, et ce pour partager et échanger les expériences et les bonnes pratiques en matière de conception, de réalisation et de management des villes nouvelles.
«Ces échanges permettront d’alimenter la réflexion en vue d’inscrire ces villes nouvelles dans une dynamique de développement durable, tant sur le plan économique que sur le plan environnemental et sociétal», a déclaré M. Tebboune. Pour ce faire, le ministre a annoncé la création prochaine d’une entreprise chargée de la prise en charge des opérations de réalisation et de suivi de la réhabilitation des villes et de leur rénovation urbanistique.
Plusieurs opérations-pilotes de réhabilitation ont été lancées. Celles-ci constitueront, ultérieurement, le cadre référentiel à l’élaboration d’un programme national qui s’étendra progressivement à l’ensemble du pays.
Cette décision a été motivée par la nécessité «d’améliorer le cadre de vie du citoyen, à travers la restructuration des villes actuelles», a-t-il dit, et cela «afin de rattraper le retard accusé dans le domaine de l’habitat, de l’urbanisme et des équipements de proximité», précise M. Tebboune.
Il explique que «le projet des villes nouvelles s’inscrit dans le cadre d’une politique urbaine et d’aménagement du territoire qui a pour objectif de limiter l’hyperconcentration humaine dans la capitale, génératrice de difficultés de gestion urbaine (réseaux, équipement, circulation), et de mettre un terme à l’extension permanente de la ville, souvent au détriment des meilleures terres agricoles de la région».
Il s’agit d’un pôle urbain complet, capable de participer au fonctionnement économique du potentiel métropolitain et de prendre en charge toutes les dimensions (économiques, sociales et résidentielles) complémentaires à celles d’Alger.
Pour mener à bien le développement de la ville nouvelle, les pouvoirs publics ont créé, en 1997, l’Établissement public d’aménagement de l’agglomération nouvelle de Sidi-Abdallah (EPA-Ansa), chargé, par délégation, d’aménager ce site et d’encadrer la réalisation des programmes publics et privés, à savoir 30.000 logements, 4 zones d’activité et équipement d’accompagnement, et un parc urbain de 150 ha. Cette démarche est également celle qui devrait s’appliquer au projet de villes nouvelles de Bouinan, de Boughzoul et d’El-Ménéa.
Sihem Oubraham

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Trois questions à Christophe Nuttall, directeur exécutif du R20 :
« Ces projets qui portent sur les 30 prochaines années sont un rêve qui deviendra réalité »

M. Nuttall, pouvez-vous nous parler de la raison de votre participation à cette rencontre, et qu’est-ce que le R20 ?
Nous sommes une organisation internationale non gouvernementale, basée à Genève, mise en place par le gouverneur Arnold Schwarzenegger. Nous sommes venus avec une vingtaine d’experts d’Europe et du Moyen-Orient dans le but d’accompagner cette formidable ambition politique.

Justement, à votre avis, quel est l’avenir de ces projets ?
Ce sont des projets ambitieux qui me semblent réalistes, compte tenu que l’Algérie est un pays riche de ses hommes, riche de ses ressources naturelles et riche de ses moyens financiers.
Maintenant, ce qu’il faut, c’est de mettre en place une politique qui permet de créer un environnement favorable à l’investissement de ces ressources humaines, de ces ressources politiques et de ses ressources financières.

Quels sont les objectifs tracés par le R20 ?
Nos objectifs, c’est d’accompagner et de connecter ces différents univers qui est l’autorité politique, publique, nationale, régionale et le secteur privé, le monde de la recherche, le monde des associations et aussi important, que nous oublions très souvent, est celui des investisseurs.
Propos recueillis par
Sihem O.

 

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