lundi 21 septembre 2020 04:05:15

25 morts et 241 blessés dans des heurts à Kiev (Ukraine) : L’enlisement

La révolution orange qui a marqué «l’indépendance» de l’Ukraine de l’ex-bloc soviétique, vire au rouge. Le pays des «confins» comme on le surnomme, s’enlise de jour en jour dans la violence.

PUBLIE LE : 19-02-2014 | 23:00
D.R

La révolution orange qui a marqué «l’indépendance» de l’Ukraine de l’ex-bloc soviétique, vire au rouge. Le pays des «confins» comme on le surnomme, s’enlise de jour en jour dans la violence.

Mardi, la capitale Kiev a sombré dans un bain de sang avec pas moins de 25 morts et plus de 241 blessés. Le spectre d’une guerre civile est sur toutes les lèvres. Divisé entre russophone et nationaliste, le pays amorce depuis quelque temps un virage incontrôlé et dont les événements de mardi n’en sont que les prémices. On évoquait déjà, il a quelques jours, dans ces même colonnes la «libanisation» du pays ou, Russes et Occidentaux semblent glisser vers une impasse. Pour le président Ianoukovitch «l’opposition a tenté de lancer une insurrection » ce qui a nécessité l’intervention des forces spéciales. Des manifestants se sont emparés de bâtiments publics et de dépôts d’armes à Lviv (ouest). Américains et Européens ont sommé le président ukrainien de reprendre le dialogue avec l’opposition, Moscou accusant à l’inverse les Occidentaux. Dans son message adressé à la nation en pleine nuit, après une rencontre sans résultat avec les chefs de l’opposition, le président Ianoukovitch les a accusés d’avoir «franchi les limites» en appelant selon lui à une «lutte armée» pour prendre le pouvoir. «Ces soi-disant hommes politiques ont tenté de prendre le pouvoir en violant la Constitution par la violence et les meurtres», a-t-il lancé. Il a assuré que les coupables «comparaîtraient devant la justice». Parallèlement, des milliers de contestataires sont restés à Maïdan, ce haut lieu de la contestation née de la volte-face en novembre du pouvoir ukrainien qui a renoncé subitement à un rapprochement avec l’Union européenne pour se tourner vers Moscou. «Le président nous a proposé de nous rendre. Nous resterons ici avec les manifestants», a déclaré l’un des leaders de l’opposition, Arseni Iatseniouk. «Le pouvoir a déclenché une guerre contre son propre peuple», a déclaré un autre leader, l’ancien champion de boxe Vitali Klitschko. Les violences menaçaient de s’étendre au reste de l’Ukraine. A Lviv, un bastion de la contestation dans l’Ouest, les manifestants ont pris d’assaut les sièges de l’administration régionale et de la police, ainsi que de bâtiments militaires. A l’issue d’affrontements, quelque 5.000 manifestants ont pris le contrôle des dépôts d’armes. Avec ce nouvel épisode, le bras de fer entre opposition, armée cette fois ci, et le pouvoir risque de menacer toute la région.
M. T.
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions