vendredi 25 septembre 2020 07:50:24

L’ambassadeur de France à propos de l’indemnisation des victimes des essais nucléaires : Des mécanismes d’information seront mis en place

Visas pour la France : Une entreprise privée pour réceptionner les dossiers à Oran

PUBLIE LE : 17-02-2014 | 23:00
D.R

Une loi française datant de 2010 définit les mécanismes d’indemnisation des personnes victimes potentielles ou avérées des essais nucléaires français, notamment en Algérie. Cette loi, peut-être méconnue des Algériens, définit également des critères et dresse une liste des maladies radio-induites, a indiqué, hier à Oran, l’ambassadeur de France en Algérie, André Parant.

Seuls une quarantaine d’Algériens ont, à ce jour, déposé, conformément à cette loi, un dossier d’indemnisation, a précisé l’ambassadeur au cours d’une conférence de presse qu’il a animée au siège de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Oranie. «Nous sommes en train d’examiner, avec les autorités algériennes, les modalités pratiques pour améliorer l’information et faciliter l’accès du mécanisme d’indemnisation aux Algériens», a-t-il par ailleurs précisé. L’ambassadeur, qui a entamé un large périple à travers le territoire national en effectuant des visites à Tlemcen, Constantine, Béjaïa, Annaba, Adrar et, hier, à Oran,  inscrit ses  déplacements dans le cadre d’un dialogue avec les acteurs locaux impliqués dans le développement des relations économiques, sociales et culturelles entre les deux pays.
Il a été, en quelque sorte, rattrapé par l’actualité et invité par les journalistes à apporter plus d’éclairages sur les conséquences apportées par la publication, par des médias français, d’une carte militaire de 1960 qui montre que les retombées radioactives ont été plus graves et plus étendues sur l’espace que ce qu’avait affirmé, à l’époque, l’État français. Cette carte, a-t-il dit, fait partie d’un lot de 150 documents qui ont été déclassifiés (à la suite d' une cinquantaine d’autres) par le ministère français de la Défense. Une démarche qui illustre cette volonté de transparence de la part de la France, a ajouté ce diplomate, en prenant soin, au passage, de glisser que cette carte publiée n’apporte pas d’éléments nouveaux au débat.
L’ambassadeur qui a effectué hier sa troisième visite à Oran a été reçu par le wali avec qui il a eu des entretiens sur les projets, «en cours ou en préparation, susceptibles d'intéresser les entreprises françaises ». Le volet économique  et industriel a constitué l’essentiel de la discussion, d’autant plus que la France s’enorgueillit d’avoir une présence importante en Oranie. «Oran représente, pour nous, une plate-forme du développement des relations algéro-françaises», nous a dit en aparté un diplomate. Le tramway d’Oran est géré, dans le cadre d’une joint venture, par  la « Société d'exploitation des tramways (Setram), le groupe français  RATP ayant  obtenu l'exploitation et la maintenance de tous les projets de tramway algériens, y compris celui d'Oran. Alstom, partenaire dans la réalisation du tramway, entend décrocher le prochain contrat d’extension de ce mode de transport comme d’ailleurs du métro pour cette ville dont les études ont bien avancé, indiqué André Parant. Cela dit, Oran, qui a ouvert un vaste chantier de réhabilitation de ses immeubles, ne semble pas intéresser les entreprises françaises qui opèrent dans ce secteur, à la différence des espagnoles et des portugaises qui ont décroché de nombreux marchés. L’ambassadeur a expliqué qu’il va essayer d’intéresser les entreprises de son pays à cette opportunité.
En réalité, en plus du tramway, celui-là opérationnel, l’une des activités phares de l’industrie française  reste, cependant, la future usine Renault, implantée sur le territoire de cette wilaya. Au vu de son appréciation du rythme de réalisation de cette usine d’assemblage, l’ambassadeur a affirmé que «l’agenda sera respecté quant à la sortie de la première voiture des chaînes de montage», et qu’il n’y a pas lieu de procéder par comparaison par rapport aux quantités annuelles  produites et aux marchés cibles d’une usine d’assemblage dans un pays voisin. Ce pays abrite une usine  délocalisée, en revanche, la future usine d’Oued Tlélat représente un premier jalon pour l’érection d’une filière automobile en Algérie qui ne peut pas se contenter d’importer indéfiniment ses véhicules.
L’ambassadeur, dont la présence Oran a coïncidé avec l’inauguration, par le ministre des Transports, Amar Ghoul, du  Salon international des transports, de la logistique et de la mobilité, a visité, en compagnie de ce membre du gouvernement, cette vitrine dédiée au transport, marquée par la participation d’une trentaine d’entreprises françaises. Auparavant, il avait visité Alver, l’une des principales sociétés algériennes de production et de commercialisation d'emballage en verre, rachetée, il y a deux ans, par le groupe français St Gobain. Avant de quitter Oran, l’ambassadeur a visité l’exposition «Art de la table», au Royal Hôtel, un fleuron de l’hôtellerie oranaise. Cette exposition est organisée par l’Institut français, en partenariat avec le Royal Hôtel. Elle met en valeur des tableaux-tables réalisés par  des  designers qui ont été approchés par les marques françaises de vaissellerie, de coutellerie ou de cristallerie, afin d’imaginer et de renouveler les objets de cuisine et de décoration. 10 tables représentant chacune un moment culinaire de la journée, du brunch au petit-déjeuner, en passant par un déjeuner d’affaires, dans un cadre qui les fait sortir de l’ordinaire.      
M. Koursi

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Visas pour la France
Une entreprise privée pour réceptionner les dossiers à Oran
Le consul général de France à Oran a indiqué, en marge des déclarations de l’ambassadeur de France, que dans les prochains jours, il sera procédé à l’externalisation du dépôt de dossier pour l'obtention du visa. Auparavant, le demandeur, après les démarches classiques et l’obtention d’un rendez-vous, adressait, au siège même du consulat, son dossier. Désormais, un prestataire privé extérieur, TLS Contact, prendra en charge ces démarches. Selon le consul, cette externalisation permettra un accueil personnalisé, une assistance, un délai d’instruction et surtout un suivi de l’état d’avancement du  dossier via internet et, enfin, une information «en temps réel, par e-mail ou par SMS, de retour du  passeport chez TLS Contact». Cette externalisation ne va, malheureusement, pas faire baisser les tarifs de traitement de dossier que le demandeur verse au consulat.
M. K.

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