mardi 22 septembre 2020 10:01:52

Essais nucléaires français en Algérie , Le ministre des Moudjahidine : « Le débat restera ouvert jusqu’au rétablissement des droits »

Le ministre des Moudjahidine, Mohamed Cherif Abbas, a affirmé, hier à Alger, que le règlement du dossier des essais nucléaires effectués par la France dans le sud de l'Algérie, lors de la guerre de Libération, et les effets qui en ont découlé resteront "thème à débat jusqu'à obtention par l'Algérie de tous ses droits".

PUBLIE LE : 16-02-2014 | 23:00
D.R

"Qu'il s'agisse du dossier des essais nucléaires, de la récupération auprès de la France des archives de la guerre de Libération ou de toute autre question y afférente, le dialogue restera ouvert entre les deux parties jusqu'à obtention  par l'Algérie de tous ses droits", a déclaré M. Cherif Abbas, en marge d'une  réunion qu'il présidait sur la présentation du bilan des activités de son secteur pour l'année 2013. "Il est juste question de temps, et nous persévèrerons jusqu'à rétablissement dans nos droits comme le veulent les Algériens", a-t-il tenu à dire.          
Concernant une éventuelle coopération avec les pays voisins touchés  par les essais nucléaires français, M. Cherif Abbas a souligné la possibilité  de "coordonner avec les pays concernés".         
 Le quotidien français le Parisien avait révélé, vendredi dernier, une carte de  l'armée française sur les essais nucléaires dans le Sahara algérien qui faisait ressortir l'étendue des effets radioactifs. La carte montrait que les effets de la radioactivité des essais n'étaient pas confinés dans le Sahara algérien, mais s'étaient étendus dans tout le nord de l'Afrique et même l'Afrique sub-saharienne. 13 jours après l'explosion de la première bombe connue sous le nom de "Gerboise bleue", les effets radioactifs avaient touché les côtes espagnoles et la moitié de la Sicile.          
Par ailleurs, le ministre des Moudjahidine a indiqué que les accusations  que certains moudjahidine se portent étaient "un cas rare ne pouvant servir de référence". Il a ajouté que la meilleure chose à faire pour les moudjahidine était de rédiger leurs Mémoires "dans un climat de calme et loin de toute perturbation passagère".           
Ces derniers serviront de matière première pour les historiens qui y puiseront les informations en adéquation avec le contexte général de l'histoire  de la Révolution qui, a-t-il indiqué, "ne saura être entamée par les accusations  lancées de part et d'autre".

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