mercredi 23 septembre 2020 13:03:18

Le SG de l’UGTA à la Foire de la production nationale : Des perspectives prometteuses

«Le développement de la production nationale ne relève pas des prérogatives des autorités publiques, mais incombe aux organisations patronales et de l’UGTA», a estimé, hier, M. Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA, soulignant que «tous les efforts doivent être consentis pour atteindre les objectifs fixés dans ce sens».

PUBLIE LE : 21-12-2013 | 23:00
D.R

«Le développement de la production nationale ne relève pas des prérogatives des autorités publiques, mais incombe aux organisations patronales et de l’UGTA», a estimé, hier, M. Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA, soulignant que «tous les efforts doivent être consentis pour atteindre les objectifs fixés dans ce sens».

Le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) Abdelmadjid Sidi Said, a affirmé qu’«une forte volonté animait les autorités publiques pour développer et protéger la production nationale». Le SG de l’UGTA qui était accompagné d’une délégation représentant le patronat, a effectué, hier, une visite dans les différents stands de la 22e édition de la foire de la production nationale. Cette visite est une occasion pour le SG de l’UGTA pour écouter les producteurs nationaux, publics et privés, et construire, par la suite, un dossier de faisabilité pratique d’accompagnement que l’UGTA et le patronat soumettront au gouvernement. Baptisée «l’industrie algérienne : les défis de la relance», ce rendez-vous représente un rendez-vous propice d’exprimer l’impératif d’une relance économique réelle basée sur des investissements productifs et créateurs d’emplois et de richesses.
Plus de 200 dont 65 entreprises publiques et 140 entreprises privées, activant dans les industries mécaniques, électriques et électroniques, chimiques et agroalimentaires ont participé à cette 22e édition de la Foire de la production algérienne qui a été inaugurée le 18 décembre dernier au Palais des Expositions, Pins Maritimes. Selon le premier responsable de l’UGTA, «les autorités publiques sont animées d’une très forte volonté de développer la production nationale, aussi bien publique que privée, et ce, en application des orientations du Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika». Rappelant que «l’UGTA se félicite de cette volonté qui a été une revendication maintes fois exprimée par le passé par les partenaires du Gouvernement à leur tête l’UGTA pour la sauvegarde des intérêts de la Nation et ceux du travailleur algérien de manière générale», M. Sidi Said a indiqué que «le développement de la production nationale ne relève pas des prérogatives des autorités publiques mais incombe aux organisations patronales et de l’UGTA», soulignant que «tous les efforts doivent être consentis pour atteindre les objectifs fixés dans ce sens». «La dernière tripartite a été consacrée à la production nationale, la visite d’aujourd’hui est consacrée à la production et à l’industrie nationale, qui est une bataille citoyenne. Elle concerne l’ensemble de la société», a-t-il souligné.
M. Sidi Said a estimé que «la relance de la production nationale est tributaire de la promotion de la consommation des produits fabriqués localement». Dans ce contexte, il a réitéré son appel à «éveiller les gens sur la nécessité de consommer national, il faut qu’il y ait une volonté. Je lance un appel aux algériens de consommer algérien». «Nous ne pouvons limiter l’importation qu’on consommant la production nationale. On ne pose pas pour l’instant le problème de la qualité car cette dernière vient quant il y a une production et la production vient quant il y a consommation, qui draine l’emploi et l’amélioration du pouvoir d’achat», a-t-il expliqué. «Nous devons tous, sociétés, syndicats et organisations patronales réfléchir sur les manières les plus efficaces pour promouvoir le produit national et inciter les consommateurs à le prendre», dit-il, «c’est une bataille qu’il faut gagner car c’est comme ça qu’on va rentrer dans le panel des pays émergents nous avons la compétence, l’intelligence, la relation humaine, et la relation national donc il y a un ensemble de facteurs positif qui concoure et il faut être jaloux de son produit», a-t-il ajouté.
«Il y a un consensus national pour encourager la production nationale, réhabiliter sa place avec force pour occuper une bonne place afin de créer des postes d’emploi et rehausser le pouvoir d’achat du citoyen et réduire l’importation», a-t-il indiqué. Dans cette optique, il a convié le citoyen à «consommer le produit local, le crédit à la consommation est un facteur qui apporte une prévalue mais le plus important c’est le consommateur qui doit aller consommer national, il faut qu’il y ait un déclic». Selon le premier responsable de l’UGTA «la prochaine tripartite sera dédiée aux questions sociales et elle aura lieu en début de l’année prochaine.
Pas de date fixe mais elle se tiendra dès que les cinq groupes installés à l’issue de la tripartite achèveront les travaux et communiqueront leur conclusions». «Le groupe de travail chargé d’examiner la réhabilitation du crédit documentaire est va rendre ces conclusions la semaine prochaine. On compte beaucoup sur la reprise du crédit à la consommation pour la promotion de la production nationale et sa commercialisation surtout que nous avons des capacités importantes que ce soit dans le secteur privé pu public capable de réhabiliter l’industrie nationale», a-t-il affirmé. «Nous ne voulons pas être une nation de consommation, nous ne voulons pas être le marché des pays mais être le marché de nous même». Soulignant que «des rencontres avec les entreprises nationales sont tenues pour lancer un processus de coopération public-privé , M. Sidi Said a précisé que «tous les secteurs sont prioritaires».
Au cours de sa tournée à travers les différents stands où sont exposés les produits des secteurs publics et privés, le SG de l’UGTA a souligné la nécessité de «développer la production nationale de manière à la rendre compétitive par rapport aux marchés étrangers». «Il faut encourager la production nationale», a-t-il dit et faire attention aux risques imposés par la domination économique, «nous risquons d’être, à moyen terme, un pays consommateur de produits importés», a-t-il précisé». Les producteurs algériens, secteurs public et privé, disposent de tous les moyens humains et matériels pour réussir ce pari», a estimé le patron de la Centrale syndicale. Selon ce dernier, il faudrait identifier les contraintes et les dysfonctionnements qui entravent le processus de développement.
«L’heure est à l’identification des difficultés auxquelles sont confrontées les entreprises algériennes. Il ne suffit pas de prôner la valorisation et la promotion de la production nationale, mais par contre juguler les lacunes et régler les problèmes de fond», a-t-il lancé. Au terme des premiers contacts qu’il a eu avec les producteurs nationaux,  tous segments confondus, Sidi Saïd, estime que «les entreprises nationales spécialisées dans les articles électroniques et électroménagers sont en mesure de prendre en charge tous les besoins nationaux».  Par ailleurs, il y a lieu de noter qu’un engouement particulier a été porté par les entreprises nationales pour cet événement, traduit par une augmentation d’environ 50 % d’exposants comparativement à l’édition 2012.
Sihem Oubraham

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Des produits innovants
La Foire de la production nationale, demeure une des plus importantes manifestations commerciales de l'industrie algérienne, toutes activités confondues. Elle réuni les opérateurs algériens de divers secteurs. Cette rencontre donne aux entrepreneurs un meilleur accès au marché et leur permet de faire valoir le potentiel industriel existant. La rencontre se déroule avec des participants de tout le pays qui viennent pour exposer une large gamme de leurs produits, faire connaitre leur savoir-faire et techniques ainsi que les nouvelles collections. Au cours de cette  22e édition, à Alger, 260 entreprises venues des quatre coins du pays y participent et ambitionnent à découvrir les nouvelles idées qui permettent de dynamiser l’activité commerciale dans le pays.
Les entrepreneurs qui exposent leurs produits dans le cadre de cette foire, échangent aussi leurs opinions sur les priorités pour l'industrie nationale, sur l'amélioration de la production et des capacités commerciales et sur le savoir-faire, soit autant de facteurs qui contribuent à augmenter la compétitivité des entreprises algériennes.
L'un des objectifs de la rencontre est la promotion de la production nationale surtout au niveau des PME, parmi lesquelles on compte celles qui sont parvenues à offrir des produits de haute qualité, allant des matières premières aux produits finis, susceptibles de mettre en valeur l'image de la production algérienne, comme c’est le cas dans l’électroménager. La manifestation a attiré également les institutions d'appui commercial, les banques et les associations professionnelles. Les professionnels rapportent leurs activités et discutent de leur situation par rapport aux préoccupations de l’heure ; la formation et le développement de leur secteur au niveau national. A noter également que c’est une occasion pour engager des débats de fond, d’autant plus que la rencontre attire de plus en plus un grand nombre de participants ; exposants et professionnels (fabricants, fournisseurs, distributeurs, grossistes et détaillants…) Cette édition représente aussi pour certains participants une meilleure opportunité pour optimiser le nombre des visiteurs et faire bénéficier le citoyen algérien des meilleurs prix et facilités, tout en développant les ventes. De nombreux secteurs disposent d’entreprises exportatrices et les opportunités de certaines filières sont en pleine expansion, alors que la quasi-totalité de la production de plusieurs autres entreprises, est orientée vers le marché intérieur. Les opportunités d’investissements sont également de taille, des professionnels viennent aussi détecter des opportunités avec de potentiels partenaires dans les secteurs les concernant. Placée cette année sous le thème de la «Réhabilitation des capacités productives nationales et encouragement de l’investissement, cette rencontre va mettre en évidence les progrès réalisés par les entreprises nationales. Rappelons que le ministre du Développement industriel et de la promotion de l’investissement, M. Amara Benyounès, tout en saluant des signes de reprises palpables, a clairement exprimé, à maintes occasions, la volonté de reprise économique par la relance de l’Industrie pour face aux nouveaux enjeux. En fait, les leviers de croissance sont très importants depuis l’annonce des mesures concernant la relance de l’industrie et les facteurs de croissance existent. Aujourd'hui, les normes et les besoins du évoluent et les entreprises sont appelées à anticiper en mettant à la disposition du consommateur algérien de nouveaux produits qui correspondent parfaitement aux besoins.  C’est là où se situent en effet, les échelons majeurs du développement dans une économie.
Farid B.

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