jeudi 24 septembre 2020 01:08:48

Développement durable : Lamamra appelle à prendre en charge les spécificités de l’Afrique

Changements climatiques : Le MAE définit les priorités africaines pour COP19 de Varsovie

PUBLIE LE : 25-09-2013 | 23:00
D.R

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a plaidé, hier, à New York, pour la prise en considération des spécificités ainsi que des vulnérabilités de l’Afrique dans le cadre du processus de l’instauration du développement durable dans le monde.

M. Lamamra a lancé cet appel lors de son intervention à la première  réunion du Forum politique de haut niveau pour le développement durable, tenue  dans le cadre de la 68e Assemblée générale de L’ONU. Ce Forum politique, rappelle-t-on, est l’instance qui remplace, désormais,  la Commission du développement durable de l’ONU qui a été mise en place en 1992 à l’issue du sommet de la Terre tenu à Rio de Janeiro (Brésil). Dans son discours, au cours duquel il a cerné les paramètres qui conditionnent la réussite d’un développement durable dans les pays en développement dont africains spécifiquement, M. Lamamra a souligné que l’Algérie attachait un « intérêt particulier » à la nécessité de mettre à profit l’expérience de l’ex-Commission de développement durable et de veiller à une bonne transition entre  celle-ci et le nouveau Forum. Dans ce sens, le chef de la diplomatie algérienne a soutenu que la réussite de cette transition passerait « inéluctablement » par la prise en charge des spécificités du continent africain et de la complexité de ses vulnérabilités économique, sociale et environnementale.         

Partenariat entre le Forum et l’UA
 En conséquence, la mise en place de la composante ‘’Afrique’’ du Forum  en partenariat notamment avec la Commission de l’Union africaine (UA), ‘’constituera un pas considérable pour répondre aux défis de développement du continent’’, a-t-il précisé. Pour le ministre, la communauté internationale, notamment les pays les plus riches, doit consentir davantage d’efforts en fournissant aux pays les plus démunis l’aide nécessaire pour leur permettre de mettre en œuvre leur politique de développement durable. En effet, a poursuivi M. Lamamra, en misant sur leurs propres ressources et sur leurs propres capacités nationales, les pays en développement misent également sur les engagements pris par leurs partenaires à travers ‘’les soutiens financiers et un véritable transfert de technologie ainsi que le renforcement  de leurs aptitudes à se développer.’’   En somme, a résumé le ministre, le bien-être des générations présentes  et futures ‘’ne peut se faire sans le développement de l’économie et l’éradication de la pauvreté tout en préservant l’environnement’’. Il est à souligner que le Forum politique de développement durable a  été mis en place en application du Document final de Rio+20 (juin 2012) dans  lequel les pays membres ont appelé à l’établissement d’un Forum pour assurer  que la question du développement durable demeure une priorité des gouvernements. Cette nouvelle instance onusienne se réunira, tous les quatre ans, sous les auspices de l’Assemblée générale de L’ONU, et tous les ans sous celles du  Conseil économique et social de L’ONU (ECOSOC).

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Changements climatiques
Le MAE définit les priorités africaines pour COP19 de Varsovie
Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane  Lamamra, a proposé, hier, lors d’une réunion à New York avec des dirigeants africains sur les changements climatiques, les éléments-clés à défendre par  les pays africains lors des négociations de la Conférence mondiale de Varsovie  (COP19) de novembre prochain. Au cours de la réunion du Comité africain de chefs d’Etat et de gouvernement  sur les changements climatiques (CAHOSCC), tenue à New York en marge de l’Assemblée  générale de l’ONU, il s’agissait pour les dirigeants africains de se concerter sur une position africaine commune en prévision de la 19e Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations unies sur le Changement Climatique (CCNUCC),  ou « COP19 », qui se tiendra du 11 au 22 novembre prochain dans la capitale polonaise  avec la participation de 195 pays.
A ce propos, le chef de la diplomatie algérienne a insisté sur l’intégration impérative des préoccupations légitimes de l’Afrique en matière, notamment de  l’octroi de financements nouveaux et additionnels ‘’à un niveau suffisant’’ pour permettre aux pays du continent de lutter contre les conséquences du changement  climatique. Pour M. Lamamra, cela implique des engagements individualisés des pays  développés ainsi qu’une représentation équitable des pays en développement dans le système de gouvernance internationale devant gérer ces fonds.  
L’autre impératif prôné par le ministre est la fourniture par la communauté internationale des technologies propres aux pays en développement afin de leur permettre d’assumer leur développement sans émissions de carbone.         

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