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3e Conférence ministérielle de l’UPM sur les droits de la femme dans la société

Me Bendjaballah : « Une approche commune de la Méditerranée des projets »

PUBLIE LE : 13-09-2013 | 23:00
D.R

La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Souad Bendjaballah, a pris part, jeudi à Paris, à la 3e conférence ministérielle de l’Union pour la Méditerranée (UpM) sur le renforcement du rôle des femmes dans la société, sanctionnée notamment par l’initiation de 12 projets devant promouvoir les droits des femmes dans la région. Les travaux, qui se sont tenus à huis clos, ont été co-présidés, aux côtés de la ministre française des Droits de la femme, Najat Vallaud-Belkacem, par la Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, et la ministre jordanienne du Développement social, Reem Abu Hassan, dont le pays assure avec la France la coprésidence de l’Union. En marge des travaux, Mme Bendjaballah a affirmé, dans une déclaration à l’APS et à Canal Algérie, que la «nouveauté» de cette 3e conférence ministérielle consiste en l’idée de la Méditerranée des projets.
«La Méditerranée n’est pas une, elle est très plurielle et, donc, l’Algérie adhère à cette idée de fédérer des projets en fonction des spécificités de chaque projet et de chaque pays», a-t-elle indiqué, souhaitant que la Conférence aboutisse à la mise sur pied d’un mécanisme de suivi des projets. Lors de son intervention devant les représentants des 43 pays membres de l’UpM, la ministre a dit avoir insisté sur les projets déjà engagés, pas uniquement dans le cadre de l’Union, mais aussi dans celui de l’Organisation de la femme arabe (OFA), rappelant, à cet effet, qu’Alger avait abrité, en 2012, une rencontre sur les femmes entrepreneures. «Nous souhaiterions que les expériences, engagées aussi bien dans le cadre de l’OFA, que dans le cadre maghrébin ou autre, soient versées à cette approche commune de la Méditerranée des projets», a-t-elle ajouté. Mme  Bendjaballah s’est félicitée, à cette occasion, des «bonnes avancées» réalisées en Algérie où la femme, a-t-elle dit, est présente dans «toutes les sphères, y compris celle de décision», suite à la décision du Président Bouteflika d’adopter la loi sur les quotas permettant de «consolider, au niveau de l’Assemblée populaire nationale, le processus engagé des droits sociaux, culturels et économiques, par une présence importante des femmes au Parlement».
Au terme des travaux de la rencontre ministérielle, les participants ont adopté une Déclaration réitérant des engagements précis pour accroître le rôle des femmes dans l’espace public, reconstruire une économie qui donne aux femmes des opportunités équivalentes à celles des hommes et pour lutter contre les violences faites aux femmes et changer leur image dans la société, à travers l’éducation. Les participants ont affirmé que, pour la première fois au sein de l’UpM, ces engagements feront l’objet d’un suivi «régulier» auquel les acteurs de la société civile seront associés. Par ailleurs, 12 projets portant, notamment, sur la lutte contre le harcèlement de rue, la création du réseau des jeunes femmes d’avenir de la Méditerranée et le développement de l’autonomie des femmes, ont été initiés et seront amplifiés à l’occasion d’une «conférence des projets» qui se tiendra en mars prochain à Barcelone.
La rencontre de Paris succède à celles d’Istanbul en 2006 et de Marrakech en 2009. Elle a surtout pour ambition, selon ses initiateurs, d’engager les États dans une vision commune des droits des femmes, qui recouvre autant les droits civiques que les droits sexuels et reproductifs, les droits à l’égalité professionnelle que la lutte contre les violences faites aux femmes.

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