Qahwa fi goubli : Et la sagesse ?

C’est un vénérable collègue qui me permettra d’ouvrir cette modeste chronique.
PUBLIE LE : 22-07-2013 | 23:00

C’est un vénérable collègue qui me permettra d’ouvrir cette modeste chronique. Parce qu’il est des fois et pas spécialement lors des jours de jeûne, ce serait trop facile de tout justifier par ce bouc émissaire, où l’on croit rêver. Ainsi, la scène vécue hier en direct au niveau de l’apc de Kouba se passe de tout commentaire de par toute l’insoutenable légèreté des êtres.
Y compris les plus âgés parmi eux. Évidemment, on peut toujours évoquer l’excuse de l’âge aussi pour justifier pourtant l’injustifiable. Mais bon, allons droit au but : de quoi s’agit-il au fait ? La scène s’est donc déroulée hier matin au siège de l’APC de Kouba : un vieil homme sortit des rangs et traite la préposée au guichet de tous les noms d’oiseau. Mais des mots d’une grossièreté et d’une vulgarité incroyables. Pourquoi ? Comment ? Quel que soit le pourquoi du comment, on n’a pas droit d’en arriver là, et le vieux monsieur qui s’en est pris sans mobile apparent à la bonne femme qui s’est retenue dignement qui plus est devrai faire son mea- culpa, sinon lui présenter ses excuses. Mais dans une société de plus en plus machiste, la femme devient de plus en plus pour certains énergumènes dont ce septuagénaire en question franchement irresponsable. Car si l’insulte en général ne doit pas relever du répertoire quotidien de tout être normalement constitué, celle proférée par un «honorable» vieillard est indigne de cette tranche d’âge pourtant respectée au mieux par toute la sagesse dont elle est porteuse dans les sociétés musulmanes en particulier. Alors quelle mouche a pu donc piquer ce «vénérable» monsieur pour arroser d’injures abjects une femme fort élégante dans son port et sa réserve. Car malgré l’humeur acariâtre du vieux monsieur, l’honorable fonctionnaire n’a ni bronché ni pipé mot. Sans doute aussi, cette fameuse obligation de réserve dont ne se départissent point les fonctionnaires et autres agents de l’État dans l’exercice de leurs fonctions. En tout cas, bravo Madame de n’avoir point cédé à la tentation du pire. Car, ce vieux monsieur méritait au moins une bonne correction. Mais bon, souhaitons qu’il aura tirer la leçon de votre leçon…
A. Zentar


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