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Le Pèlerinage : un acte d’adoration (IV et fin)

Par Cheikh Mahmoud Chaltout

PUBLIE LE : 20-07-2013 | 23:00
D.R

Les secrets inhérents  aux rites du pèlerinage
Chacun des rites du pèlerinage contient un secret et une symbolique que le musulman, qui les pratique, doit connaître. En effet, l'Ihrâm (l'état de sacralisation) qui est le premier rite n'est, en réalité, qu'une manière de se dépouiller des mauvais penchants de l'âme et de ses passions pour ne laisser la place qu'à la pensée de Dieu et de Sa Majesté. La “Talbiyya” (la réponse à l'appel de Dieu) n'est, elle, qu'un témoignage sur le dépouillement de l'âme et sur son engagement dans l'obéissance et la soumission à Dieu. De son côté, la circumambulation qu'accomplit le pèlerin, après s'être dépouillé de ses mauvais penchants, n'est qu'une rotation du cœur autour de la sainteté de Dieu ; autrement dit, c'est la quête d'un amoureux passionné de l'Etre aimé bienfaiteur, dont on voit les Grâces sans en voir l'Essence. Le va-et-vient entre la station de Safa et celle de Marwa n'est rien d'autre qu'une recherche insistante de la miséricorde de Dieu et de Sa satisfaction. Le regroupement à Arafat, lui, est le moment où la ferveur des âmes et l'aspiration des cœurs atteignent leur point culminant en des invocations sincères et confiantes en la miséricorde divine. Quant à la lapidation qui intervient après l'illumination des cœurs à Arafat, elle symbolise l'aversion et le rejet des penchants maléfiques de l'âme et de ses passions et exprime la détermination et la sincérité du pèlerin à se débarrasser, à travers le geste de la lapidation, des scories qui entachent la pureté de son âme. Enfin, le rite du sacrifice qui constitue l'apothéose dans le cheminement du pèlerin sur la voie de la pureté et de la félicité n'est rien d'autre qu'une manière symbolique de répandre le sang de l'abjection par la même main désireuse de contribuer au triomphe de la vertu. C'est aussi un symbole de sacrifice et de rédemption en présence des serviteurs purs et vertueux du Seigneur. C'est là le véritable sens du pèlerinage ainsi que ses desseins voulus par Dieu. Cet acte cultuel,  à l'instar de tous les autres actes d'adoration, ne vise en vérité qu'à rendre concret le sens de la soumission totale à Dieu et de la fidélité à Ses enseignements en réalisant Sa volonté par une confiance sincère et inébranlable en Ses desseins et en Son assistance. En outre, le pèlerinage, de par ses lieux sacrés illuminés par la lumière divine et imprégnés de Sa douce présence, donne aux croyants l'occasion de dépasser toutes les contingences terrestres pour revenir à leur nature innée, telle que Dieu l'avait conçue, à savoir une humanité dévouée au culte de l'unicité de Dieu, reconnaissant Sa seigneurie et se consacrant à les concrétiser dans la réalité de sa vie quotidienne. C'est pourquoi la devise du pèlerin tout au long des étapes du pèlerinage est ce chant divin envoûtant qui arrache l'âme du royaume de ce bas monde pour l'entraîner vers le royaume du ciel où les croyants attestent sur eux-mêmes de leur retour à Dieu et de leur réponse spontanée à leur Seigneur. Ils attestent également de Son unicité tant dans Son essence que dans Sa royauté, tant dans Ses bienfaits que dans Ses mérites, et tant dans Sa direction des affaires du monde que dans leur gestion.
«Je suis à Toi ô Seigneur ! Me voici répondant à Ton appel !  
Je suis debout devant Ta porte, attendant Tes ordres, pressé de les exécuter, sans aucune hésitation ni faiblesse. C'est Toi, l'Un, l'Unique, dont on ne peut ignorer l'appel et vers qui les âmes accourent. Tu es l'Un, l'Unique, le Seigneur des grâces innombrables que personne ne peut nier ; le Seigneur de la gloire qui ne peut être ternie ; le Seigneur de la puissance qui ne connaît pas de faiblesse ; le Seigneur du pouvoir réel dans le ciel et sur terre. Que Tu sois exalté ! Me voici à Toi Seigneur ! Me voici à Toi, ô Toi qui n'a pas d'associés. C'est Toi qui est digne de louange et c'est à Toi qu'appartient la grâce de même que le royaume ô Toi qui n'a pas d'associés !.» «Dis : En vérité, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Dieu, Seigneur de l’Univers.» (Cor., s.6, v.161).

Le pèlerinage en tant que congrès divin sublime
De par la place éminente qu'il occupe dans l'islam et ses buts fraternels aussi bien pour les individus que pour la communauté, le pèlerinage est le cadre unitaire le plus indiqué pour réunir et rapprocher les élites du monde musulman, que ce soit les hommes de science et de réflexion, les hommes d'éducation et de culture, les hommes de pouvoir et d'administration, ceux des finances et du commerce, ceux de la législation et de la religion ainsi que ceux de la guerre et de la stratégie militaire.
En effet, il est de la plus grande importance que toutes ces catégories de gens à la clairvoyance et à la résolution avérées, à la foi sincère et aux buts nobles, qui ont entre les mains les affaires des musulmans, se rencontrent autour de la Maison de Dieu, unis par la Parole de Dieu, en se concertant et en s'entraidant, afin de revenir vers leurs pays respectifs comme une seule communauté, unie par le cœur, les sentiments et le destin commun.

Les cœurs dans  la prière d'Abraham
A la lumière de ce qui précède, nous pouvons peut-être comprendre le sens de la prière adressée par Abraham (sur lui le salut) à Dieu lorsqu'il acheva la construction de la Ka'ba et y installa tout autour sa famille. «Fais donc que se penchent vers eux les cœurs d'une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants ?» (Cor., s.14, v.137).
Le mot “cœurs” utilisé par le Coran ne veut pas dire des ombres allant et venant, accomplissant d'une façon mécanique les rites du pèlerinage, sans en connaître le sens. Non, le mot “cœurs” veut dire les âmes et les esprits de ceux qui sont conscients de ce que ce rassemblement massif — sur les lieux des premiers souvenirs de la foi et à l'ombre de l'adoration de Dieu — a comme nobles objectifs et perspectives à même d'unifier les cœurs des monothéistes sur la voie de la dignité et de la gloire, comme il a réuni leurs corps par l'adoration et les rappels du passé.

Les avantages du pèlerinage
Ces nobles avantages ont été mis en exergue par le verset coranique qui a appelé les gens au pèlerinage :
«Et fais aux gens une annonce pour le pèlerinage. Ils viendront vers toi, à pied, et aussi sur toute monture, venant de tout chemin éloigné, pour participer aux avantages qui leur ont été accordés et pour invoquer le nom de Dieu aux jours fixés, sur la bête de cheptel qu'Il leur a attribuée. Mangez-en vous-mêmes et faites-en manger le besogneux misérable. Puisqu'ils mettent fin à leurs interdits (qu'ils nettoient leurs corps), qu'ils remplissent leurs vœux, et qu'ils fassent les circuits autour de l'Antique Maison.» (Cor., s.22, v.27 à 28).
Ces bienfaits inhérents au pèlerinage dont jouissent les pèlerins ne sont pas particuliers à tel ou tel rite ou à tel ou tel lieu saint ; non, ils englobent, de par leur caractère global et absolu, tout ce qui va dans l'intérêt de l'individu et de la collectivité et est susceptible de leur apporter des avantages sur le plan moral et spirituel. En effet, la purification de l'âme et l'effort pour se rapprocher de Dieu sont des avantages ; la concertation en vue de tracer des plans et d'établir des programmes scientifiques et culturels, le travail en commun pour soutenir la “Da'oua” (l'appel à l'islam) et les efforts tendant à montrer les valeurs de tolérance et de bon sens de l'islam sont des avantages ; les dispositions prises pour préserver la personnalité musulmane et lui donner une forme harmonieuse est un avantage et quel avantage ! Et c'est ainsi que les avantages se multiplient et se diversifient en fonction des nécessités induites par les contraintes temporelles et relationnelles.

Un amalgame qu'il  faudrait clarifier
De nombreuses doctrines et croyances ont vu le jour, depuis le début au siècle, et ont envahi la religion, la sociologie, l'économie et la politique. Ces doctrines extrémistes constituent une véritable menace pour l'humanité d'autant plus qu'elles sont apparues avec la découverte de nouvelles armes destructives destinées à jeter l'épouvante parmi l'humanité. Ces armes ont, bien entendu, suscité la cupidité et l'hégémonisme de ceux qui les possèdent et ont montré leur véritable nature cupide et violente. C'est pourquoi il est du devoir des musulmans — s'ils veulent défendre la cause de la vérité, de la paix et de la bonté divine — de réfléchir aux moyens d'affronter ces menaces, en se réunissant ensemble en des regroupements universels où ils pourront définir leur position à cet égard et prendre les décisions qui s'impsent en vue de préserver l'humanité des dangers qui mettent en péril la paix et la sécurité du monde et déforment les vraies valeurs de la religion. De ce point de vue, les avantages induits par le pèlerinage, dépassent les aspects spirituels évidents dans les esprits des musulmans, pour englober une préoccupation essentielle que l'occasion du pèlerinage permet d'aborder. Il s'agit de la question d'unifier la parole et les sentiments des musulmans dans ce qu'ils doivent prendre — en fonction de leur religion et de leur foi — comme base fondamentale de leur vie, à savoir : se cramponner à l'anse de Dieu et s'y maintenir solidement comme le leur recommande le Coran : «Et cramponnez-vous tous ensemble au "Habl" (anse) de Dieu et ne soyez pas divisés.» (Cor., s.3, v.103).

Les exigences de l'attachement à l'anse de Dieu
Se cramponner et s'attacher à l'anse de Dieu exige, en premier lieu de se débarrasser de toutes les passions et autres penchants et tendances qui peuvent susciter entre les musulmans, les fanatismes claniques, nationalistes ou sectaires, et les mener, par voie de conséquence, aux divisions, aux dissensions et à l'éloignement des préceptes de Dieu, ce qui ne peut être profitable qu'à leurs ennemis. Se cramponner et s'attacher à l'anse de Dieu exige en second lieu, de revoir les préceptes de notre religion et notre comportement afin d'en extraire tout ce qui a pu les entacher comme relents d'associationnisme et d'innovations, lesquels donnent aux adversaires de l'islam l'occasion de calomnier celui-ci et de prétendre qu'il existe autant d'islams que de contrées et de doctrines. Pour ces gens-là donc, il y a un islam turc, un islam irakien, un islam iranien, un islam pakistanais, un islam égyptien, un islam maghrébin, un islam du Hijaz et j'en passe. Et où peut-on trouver, en suivant le raisonnement de ces gens-là, l'islam véritable, celui de Mohammed et du Coran ? Tout ce qu'ils disent n'est que mensonge et calomnie. L'islam est un dans ses dogmes comme dans sa pratique. Chacun peut le constater à travers ses préceptes contenus dans son Livre sacré qui est clair et explicite à ce sujet. Les divergences qu'on observe au sein des tendances islamiques ne sont, en fait, que les conséquences des déviations humaines dans leur interprétation chauviniste des textes. Dès lors, il nous importe de nous débarrasser de cette maladie, afin de revenir à notre pureté originelle, pour que ce jour-là, nous soyons dignes et à la hauteur de la sainteté de l'islam et de sa validité comme cela est évident dans son Livre sacré : “Ce Coran guide vers ce qui est droit”. Se cramponner et s'attacher à l'anse de Dieu exige, en troisième lieu, d'agir le plus rapidement possible en vue de faire ressortir les desseins et les buts du Coran par une interprétation claire et accessible à tout le monde et qui soit purifiée de tous les récits légendaires attribués aux enfants d'Israël de même que des divergences théologiques qui y ont été introduites et qui ont distrait les gens sur les véritables desseins et buts du Coran. Cette interprétation du Coran ainsi faite doit être éditée en plusieurs langues et distribuée dans toutes les contrées du monde afin que les gens puissent connaître l'islam sous son véritable visage et afin qu'ils puissent connaître ses véritables buts. Une fois ce travail accompli, toutes les campagnes de diffamation, dont l'islam ne cesse de faire l'objet de la part de certaines plumes revanchardes, révèleront leur mauvaise foi et seront vouées à l'échec. Se cramponner et s'attacher à l'anse de Dieu implique, en quatrième lieu, la mise en place d'un plan bien étudié pour assurer la propagation de l'islam dans toutes les contrées de la terre. A la base de ce plan, il y a la formation et la préparation de groupes de prêcheurs et de missionnaires imprégnés des vrais préceptes de l'islam, connaissant les langues étrangères et conscients de leur rôle ainsi que des méthodes adéquates à même de montrer aux gens les mérites de l'islam. Ceci, en plus de leurs connaissances des pays qu'ils visiteront, de la psychologie de leurs habitants, de leurs croyances, de leurs us et coutumes et de leur vision des choses en général afin de pouvoir vivre avec eux en bonne intelligence et les appeler à l'islam conformément à la sagesse que nous recommande Dieu dans Son Livre saint. Se cramponner et s'attacher à l'anse de Dieu implique, en cinquième lieu, la mise en œuvre rapide d'une politique de coordination en matière économique entre les Etats musulmans, et ce, par la création d'une organisation islamique  économique dont le rôle sera de réguler les échanges économiques et de pourvoir aux besoins des Etats islamiques. De cette façon-là, on ne laissera plus aux colonialistes et aux exploiteurs d'utiliser cette brèche pour saigner à blanc les richesses du monde musulman et s'ingérer dans ses affaires en l'empêchant de concrétiser ce à quoi il aspire. Se cramponner et s'attacher à l'anse de Dieu implique, en sixième lieu, et en vue de préserver les principes ci-dessous énumérés, la constitution d'une force militaire puissante et homogène dotée d'une seule stratégie et d'un seul commandement à l'image de ce que savent faire les hommes de guerre modernes. Il va de soi que cette force ne sera nullement constituée avec pour but de commettre des destructions et des dévastations ou de dominer et d'asservir les peuples en leur usurpant leurs terres et les biens, loin s'en faut. Elle sera constituée plutôt dans un but défensif de façon à éloigner les visées des agresseurs potentiels et à venir en aide à ceux qui sont persécutés et opprimés par les tyrans et les injustes. Ainsi donc, la constitution d'une telle force, soutenue par tous les croyants, sera, à coup sûr, l'un des moyens les plus adéquats pour établir la paix dans une position de puissance et de dignité comme nous l'a recommandé Dieu dans Son Livre saint : «Et préparez contre eux tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin d'effrayer l'ennemi de Dieu et votre ennemi.» (Cor., s.8, v.60).
 Ce sont-là les principaux axes autour desquels s'articulent les avantages qui doivent gérer notre vie et à travers lesquels on peut expliquer la Parole du Très-Haut au sujet des desseins du pèlerinage : “Pour participer aux avantages qui leur ont été accordés.”
Un fois ces axes cernés, il est nécessaire de tenir une réunion universelle à l'ombre de la pure spiritualité de l'islam, afin d'étudier dans le détail ces avantages, d'en tracer les grandes lignes et de motiver les gens dans leur application. Et qui peut nous permettre cela si ce n'est le rassemblement du pèlerinage et son congrès divin sublime ?

Où est notre congrès annuel
Nous n'avons aucune réunion annuelle à laquelle nous nous hâtons, venant de toutes les parties du monde — motivés par notre seule foi et non pas par la recherche de gains ou pour répondre à l'invitation de quelconque d'entre les êtres humains — excepté le rassemblement du pèlerinage. Aussi, est-il plus préférable pour nous ainsi que pour l'humanité entière que nos hommes de pensée et de décision prennent part à ce rassemblement en vue de trouver des solutions à nos problèmes au lieu de se hâter vers des congrès dont le moins qu'on puisse dire est qu'ils ne servent à rien d'autre sinon à manger, boire, échanger des salutations, prononcer l'allocution de bienvenue et de la fin des travaux, puis se disperser. Entre-temps, les injustices et la tyrannie auront continué de plus belle. C'est pourquoi il est plus utile pour nous de nous concerter sur les moyens à mettre en œuvre pour concrétiser les avantages qu'implique l'attachement à l'anse de Dieu, que de dépenser notre énergie et nos efforts à connaître les lois de l'Occident, sa philosophie, son éthique et ses traditions, ce qui, au demeurant, ne peut que nous faire perdre notre personnalité et notre confiance en nous-mêmes.

Conduite et rapprochement
Il est insensé — et c'est à Dieu qu'appartiennent les desseins majeurs — de penser que les buts du pèlerinage ne seraient que de tourner autour de la Maison sacrée ou de se regrouper à la station de Arafat ! Dieu peut être adoré n'importe où et peut exaucer ceux qui l'invoquent n'importe où. «A Dieu appartiennent l'est et l'ouest. Où que vous vous tourniez, la Face de Dieu est donc là, car Dieu a la grâce immense. Il est Omniscient.» (Cor., s.2, v.115).
Les véritables buts du pèlerinage, comme l'a exprimé la sourate du pèlerinage, est que les monothéistes se rassemblent en même temps et dans un même lieu afin qu'ils soient témoins des avantages du pèlerinage et qu'ils se débarrassent de leurs souillures. Quant aux avantages, nous les avons énumérés plus haut. Se débarrasser des souillures ne consiste pas, par ailleurs, à se purifier seulement des saletés accumulées pendant le voyage. Non, cela est plus profond encore. Il s'agit de purifier le cœur, la raison et la communauté dans son ensemble. Purifier le cœur, c'est le débarrasser des influences néfastes des passions charnelles et des mauvais penchants. Purifier la raison, c'est la débarrasser des doutes et autres conjectures. Purifier enfin la communauté, c'est la débarrasser de la domination de l'ignorance, de la pauvreté et du pouvoir de tous les usurpateurs. A la lumière de ce qui précède, nous pouvons dire que le pèlerinage consiste, d'une façon générale, à se débarrasser des souillures d'une part, et à profiter des avantages qu'il implique d'autre part. C'est dans ce sens-là que Dieu l'a institué et c'est ainsi qu'il était compris au temps du Messager de Dieu (QSSSL).
La première fois c'était lorsque les musulmans sortirent en l'an IX de l'Hégire sous la direction d'Abû Bakr (que Dieu l'agrée). Ce jour-là, Ali Ibn Abi Taleb (que Dieu l'agrée) récita, de la part du Messager de Dieu, les débuts de la sourate du “Repentir” qui parlait de la purification de la Maison sacrée des relents du polythéisme. La seconde fois, c'était lorsque le Messager de Dieu (QSSSL) vint l'année suivante, après que la Révélation fut parachevée, et qu'il fit devant les pèlerins le discours suivant :
«Ô gens ! les croyants ne sont que frères. Il n'est pas permis à quiconque de prendre les biens de son frère, sauf si celui-ci le lui permet ; et ne soyez pas infidèles, après moi, menant les uns contre les autres des guerres fratricides. Je vous ai laissé ce dont vous ne vous égarerez jamais, après moi, tant que vous y resterez attachés : il s'agit du Livre de Dieu.»

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Hadith
Selon Aboû Horeyra, l'envoyé de Dieu (QSSSL) a dit :
«Certes Allah est Pureté. Il n'accepte que ce qui est pur. Il ordonne aux croyants ce qu'il a ordonné à Ses Envoyés.»
Or, Il a dit :
«Ô Messagers ! Mangez de ce qui est permis et agréable et faites du bien.»
Sourate 23 : Al-Mu'minun (Les croyants) Verset 51
Et d'autre part, Il a dit :
«Ô les croyants ! Mangez des nourritures licites que Nous vous avons attribuées.»
Sourate 2 : Al-Baqara (La vache) Verset  172
Là-dessus, le Prophète fit allusion à l'homme qui prolonge ses voyages (pieux), qui a des cheveux longs et poudreux et tend les mains vers le ciel, disant : «Ô Seigneur, Ô Seigneur !», et cependant, il se nourrit de choses défendues, boit des liquides défendus, se revêt d'habits défendus, et il a été nourri (dans son enfance) de choses défendues. Comment donc pourrait-il être exaucé ?».
[ Rapporté par Mouslim ]

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