lundi 28 septembre 2020 18:35:15

substitution aux importations : Un impératif économique

La Chambre algérienne de commerce et d’industrie a organisé hier à l’Ecole supérieure algérienne des affaires (ESAA) de Pins-Maritimes un séminaire d’information sur l’accès des produits algériens sur le marché européen.

PUBLIE LE : 19-06-2013 | 23:00
D.R

La Chambre  algérienne de commerce  et d’industrie a organisé hier à l’Ecole supérieure algérienne des affaires (ESAA) de Pins-Maritimes un séminaire d’information sur l’accès des produits algériens sur le marché européen.
Cette séance de formation a été animée par l’expert et consultant international M. Ali Bey Nasri.
A cette occasion, l’expert a mis l’accent sur l’historique de l’accord d'association Algérie-UE, en rappelant que l'Algérie a engagé des négociations en vue de la conclusion d'un accord d'association avec I'UE en remplacement de I’ accord de coopération du 26 avril 1976 régissant ses relations avec la CEE et la CECA.
S’exprimant en marge de cette séance d’information,  l’expert a déclaré que « l'accord d'association avec l'Union européenne a fait perdre à l'Algérie entre 2 à 3 milliards de dollars en taxes douanières annuellement ». Il faut absolument, a-t-il souligné, que «l’Algérie réduise ses factures d’importation ». C’est-à-dire, a-t-il dit,  que « la politique de substitution aux importations est impérative. Parce que la valeur des importations vis-à-vis de l’Union européenne est toujours plus importante». Actuellement, a-t-il précisé,  « nous importons pour 24 milliards de dollars  au niveau de l’UE ».
S’agissant du principe de réciprocité, il a indiqué : «Celui-ci n’est pas fiable pour l’Algérie.» Tout en expliquant  qu’« il n’y a pas d’équilibre entre les deux partenaires en  ce qui concerne les droits des douanes en citant, à titre d’exemple, le sucre européen qui rentre en Algérie avec 30% et celui de l’Algérie à 100% ».
Et de poursuivre : «L’article premier de l’accord d’association stipule que l’économique et le commercial doivent être  équilibrés, mais notre constat  sur le terrain affirme le contraire». Selon lui, « les membres de l’EU se protègent par plusieurs systèmes ».
Allant plus loin dans ses explications, le consultant a souligné qu’« il est nécessaire que l’Algérie gèle cet accord ». Il dira dans ce sens qu’« avec  l’augmentation des  membres de l’UE,  les exportations vers l’Algérie vont augmenter ».  Pour appuyer ses dires, il a cité à titre d’exemple l’adhésion de la Roumanie, en indiquant qu’« avant  l’adhésion de celle-ci à cette organisation, ses exportations vers l’Algérie ne dépassaient pas les 50 millions d’euros, et après son adhésion, les exportations ont atteint en 2012 150 millions de dollars».
Makhlouf Ait Ziane

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  • ESAA
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