mardi 22 septembre 2020 20:24:30

Obésité : L’OMS met en garde contre la commercialisation d'aliments malsains

La commercialisation d'aliments malsains auprès de la jeunesse encourage l'obésité, notamment par le biais de publicités sur les réseaux sociaux vantant des produits gras et bourrés de sel ou de sucre, met en garde mardi dernier l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

PUBLIE LE : 19-06-2013 | 23:00
D.R

La commercialisation d'aliments malsains auprès de la jeunesse encourage l'obésité, notamment par le biais de publicités sur les réseaux sociaux vantant des produits gras et bourrés de sel ou de sucre, met en garde mardi dernier l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
L’obésité des enfants constitue, actuellement, l’un des plus grands défis pour la santé publique. Il s’agit d’un problème mondial qui affecte de nombreux pays à revenu faible et intermédiaire, en particulier en milieu urbain.
La prévalence s’est accrue à un rythme alarmant. On estime qu’en 2010 le monde comptait plus de 42 millions d’enfants en surpoids. Près de 35 millions de ces enfants vivent dans des pays en développement. En Algérie, un enfant sur six souffre d’obésité d’après une étude effectuée en 2008 par l’établissement public de santé de proximité de Bouzaréah.
 Les enfants en surpoids et obèses risquent de rester obèses une fois adultes et sont plus susceptibles de contracter des maladies non transmissibles telles que diabète et maladies cardiovasculaires à un âge plus précoce.
Le surpoids et l’obésité, ainsi que les maladies qui leur sont liées, sont en grande partie évitables. La prévention de l’obésité de l’enfant doit donc se voir accorder un haut degré de priorité. Dans un rapport sur la commercialisation des aliments, l’OMS souligne que l'industrie agro-alimentaire fait de plus en plus appel à de nouveaux canaux publicitaires bon marché comme les réseaux sociaux et les applications pour Smartphones pour "cibler" les enfants. La télévision demeure toutefois le principal vecteur de publicité et une bonne partie des enfants et des adolescents passent plus de deux heures par jour en moyenne devant un téléviseur. Il est admis que la prévention constitue le meilleur moyen d’enrayer l’épidémie d’obésité de l’enfant, car les traitements courants visent essentiellement à mettre le problème sous contrôle plutôt qu’a assurer une guérison.
Selon l’OMS, pour lutter contre l’obésité de l’enfant, une approche multisectorielle s’impose pour réaliser des progrès durables : elle mobilise l’énergie, les ressources et les compétences de tous les intervenants mondiaux impliqués. De ce fait, l’OMS suggère la promotion d’une alimentation saine et de la pratique régulière d’une activité physique appropriée qui représente un facteur important dans la lutte contre l’épidémie d’obésité de l’enfant.
Les parents peuvent influer sur le comportement de leurs enfants en mettant à leur disposition des aliments et des boissons sains, ainsi qu’en leur donnant des occasions d’avoir une activité physique et en les encourageant à le faire. Il est également conseillé aux parents d’adopter et de promouvoir des modes de vie sains, car le comportement des enfants est souvent façonné par l’observation et l’adaptation.
Kamélia H.

Pour lutter contre l’obésité il faut :

• consommer davantage de fruits et de légumes, ainsi que de légumineuses, de céréales complètes et de fruits secs ;
• limiter l’apport énergétique provenant de la consommation de graisses et réduire la consommation des graisses saturées au profit de graisses non-saturées;
• limiter la consommation de sucres ; et
• avoir une activité physique modérée à intense, au moins 60 minutes par jour, qui soit appropriée au point de vue du développement et qui implique diverses activités. Davantage d’activité peut être nécessaire pour contrôler son poids.

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