lundi 21 septembre 2020 03:18:11

Environnement et développement durable : L’indispensable implication du citoyen

Le projet de loi sur la protection des ressources biologiques sera présenté ce jeudi en Conseil du gouvernement.

PUBLIE LE : 02-06-2013 | 23:00

Le projet de  loi sur la protection des ressources biologiques sera présenté ce jeudi en Conseil du gouvernement. C’est ce qu’a annoncé hier la secrétaire d’État auprès du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et de la Ville, chargée de l’Environnement, Dalila Boudjemaâ, à l’occasion de la tenue à l’hôtel Hilton de la première édition des Journées de l’environnement et du développement durable organisées par Mozaika’Events et placées sous le thème «Éco-citoyenneté, outils et impact social».
 Dans son allocution, Mme Boudjemaâ a rappelé la politique gouvernementale en matière de protection de l’environnement, en soulignant que «depuis 2000, il y a une véritable prise de conscience quant à l’importance de la portée environnementale».  «Il y avait urgence d’agir et de réagir pour l’intérêt du pays», a-t-elle indiqué. Elle en voudra pour preuve, la création à cette date d’un ministère de l’Environnement. Cette première étape  sera suivie par d’autres actions en vue d’intégrer la question de l’environnement et du développement durable comme une priorité majeure des pouvoirs publics.  Ainsi, elle indique que «2002 a enregistré le lancement du premier chantier de l’environnement. En 2003 sera signé un protocole d’accord avec le ministère de l’Éducation nationale pour inclure la dimension  environnementale dans les programmes scolaires». «C’est ainsi, indique la secrétaire d’État, que dans une première phase, 272 établissements scolaires ont servi d’écoles-pilotes.» Cette initiative sera élargie, dans une deuxième phase, à 550 établissements scolaires, avant sa généralisation en 2011 aux 24.000 établissements répartis sur le territoire national.
Dalila Boudjemaâ, qui avance le nombre de 9.000 clubs verts dans le secteur de l’Éducation nationale, indique en outre que l’introduction de ce concept dans les universités est en préparation. La secrétaire d’État, qui estime ainsi que beaucoup de choses ont été faites dans ce domaine— 12 lois ont été entres autres adoptées — reconnaît cependant qu’«il reste encore à faire». Elle dit que «toute politique a des limites techniques, et aucun programme ne sera éfficace sans l’implication du citoyen». «Il ne peut y avoir un changement durable sans un changement en profondeur des mentalités, d’où la nécessité de la sensibilisation sur l’importance de l’éco-citoyenneté. L’environnement est un patrimoine collectif qu’il faut préserver», a-t-elle encore indiqué.
  Toutefois, à ceux qui dressent un bilan sombre de la situation de l’environnement en Algérie, elle rétorque qu’elle (la situation) « n’est pas aussi catastrophique qu’on veuille la dépeindre». Les travaux de cette première édition, organisée sous forme d’atelier, quatre en tout qui englobent la problématique de l’éco-citoyenneté, ont donné lieu à l’élaboration de la charte éco-citoyenne qui définit un certain nombre de règles à respecter dans la vie  au quotidien et qui sera proposée à tous les partenaires comme base de référence environnementale. Ce qui est sûr, l’enjeu est de taille.
Nadia Kerraz  

 

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