vendredi 25 septembre 2020 07:05:56

Reprise des plénières à l’APN : 10 questions à 6 ministres

L’Assemblée populaire nationale a repris jeudi dernier ses travaux en séances plénières, présidés par M. Mohamed Larbi Ould Khelifa, consacrées aux réponses à dix questions orales adressées à six membres du gouvernement.

PUBLIE LE : 29-03-2013 | 23:00
Photos : Nacéra I.

L’Assemblée populaire nationale a repris jeudi dernier ses travaux en séances plénières, présidés par M. Mohamed Larbi Ould Khelifa, consacrées aux réponses à dix questions orales adressées à six membres du gouvernement. Le ministre des Relations avec le Parlement a, au nom du Premier ministre, répondu à une question relative aux conditions de recrutement sur appel d’offres dans la fonction publique, alors que le ministre des Ressources en eau a apporté les éléments de réponses à deux députés. Le ministre de l’Aménagement du territoire a été sollicité sur l’état d’avancement de la nouvelle ville de Boughzoul et de la gestion des déchets au moment où le ministre de la Formation professionnelle devait répondre à une question sur les nouvelles spécialités pour la main-d’œuvre qualifiée. Les ministres des secteurs du travail et l’emploi ainsi celui de  la communication ont été interpellés sur des sujets relevant de leurs priorités stratégiques. Les travaux se sont déroulés en présence des ministres des secteurs concernés ainsi que du ministre des Relations avec le Parlement.

Fonction publique
Les dossiers de candidature pour le recrutement par voie de concours simplifiés

Le ministre des Relations avec le Parlement, M. Mahmoud Khedri, qui répondait au député de la wilaya de Ouargla affilié au parti Al Karama, Mohamed Daoui, concernant la simplification des dossiers de concours pour le recrutement des diplômés dans la fonction publique au niveau des établissements et administrations, a affirmé que le dossier de candidature pour les concours de recrutement a été réduit au maximum aux pièces nécessaires, conformément aux dernières dispositions de la loi à ce sujet. Le représentant du gouvernement qui répondait à une question adressée au Premier ministre, a précisé que le dossier comprend un extrait de naissance d’origine, le certificat vis-à-vis du service national et le casier judiciaire pour la partie administrative. Pour la partie professionnelle, le dossier comprend, le certificat de travail, les diplômes et cursus universitaire, nécessaires à l’évaluation des compétences du candidat. Une fois le dossier retenu, le candidat pourra compléter son dossier administratif dans des conditions de concours et de recrutement qui se feront dans la transparence et le respect des règles en vigueur.

Aménagement du territoire
La nouvelle ville de Boughzoul coûtera 45 milliards de dinars

Le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et de la Ville, M. Amara Benyounès, en réponse au député du RA, M. Tahar Missoum, sur l’état d’avancement de la nouvelle ville de Boughzoul, a précisé que le schéma du SNAT a institué la politique des nouvelles villes en pôles d’attraction de développement du territoire national des activités économiques pour renforcer l’équilibre de nos régions, notamment au niveau des hauts plateaux et du grand Sud algérien.
Au sujet des travaux d’aménagement de la ville de Boughzoul, le ministre a indiqué que le projet a été confié à la société coréenne Daewoo en septembre 2008 pour un montant avoisinant les 45 milliards de dinars, toutes taxes comprises. Le projet comprend comme réalisation, l’aménagement de 4.000 hectares d’infrastructures de base complètes et intensifiées dont les travaux avancent à raison de 95%. Le règlement du cadre bâti avec la reconstruction de 7.000 logements en concertation avec la commune de Boughzoul et le relogement de leurs occupants, le raccordement de la voie reliant Blida à Boughzoul et la finalisation des études de la voie ferrée qui relie Djelfa à Blida. Le lancement des travaux routiers avance dans le bon sens reliant Djelfa à Ksar Al Boukhari alors que le transfert des ressources en eau se poursuit entre le nord et l’est pour relier le barrage Asserdoun à Boughzoul. Tous les projets sont en réalisation à la suite des cahiers des charges de l’appel d’offres  international en respect des critères des contrats de marché. Et le ministre a insisté sur la priorité de sa politique des nouvelles villes qui est en relation directe avec la création de l’emploi et de l’investissement, d’où l’importance qu’il accorde aux projets structurant en cours, même si le ministre reconnaît des retards pour une ville qui sera appelée à abriter plus de 400.000 habitants.

Des incinérateurs pour les 48 wilayas

A une autre question posée par la députée, Nora Kharbouche, au sujet des décharges publiques et du bilan des résultats sur le terrain en termes de construction de centres d’enfouissement techniques, de tri des déchets et de préservation de l’environnement, le ministre de l’Aménagement du territoire a expliqué que les procédures de la gestion des déchets ont été prises en charge de façon à répondre aux préoccupations écologiques et environnementales tout en prenant en compte les aspects économiques du pays.
Des priorités ont été accordées aux régions sensibles en renforçant les capacités locales en vue de prendre en charge les problèmes qui se posent, a indiqué le ministre, ajoutant que des instructions ont été données aux 48 wilayas pour asseoir les organigrammes nécessaires à la gestion et l’utilisation des 48 incinérateurs programmés pour chacune des wilayas.

Ressources en eau
Les études pour le barrage de Medjedel seront achevées dans deux mois

A une question de la députée Souad Bouchenak, au sujet du retard enregistré dans la réalisation du barrage de Medjedel dans la wilaya de Msila, le ministre des Ressources en eau, M. Hocine Necib, a répondu que faisant suite aux préoccupations pressantes en AEP des habitants de la commune d’Amedjedel de Ouled Atya, l’Etat a consacré des efforts pour faire que le projet structurant qui complète les autres actions pour 2025, n’a pas pris de retard, puisque les études vont s’achever dans deux mois. Aussi, le projet qui servira à l’alimentation en eau potable et pour l’irrigation devra s’achever lors du prochain programme de 2015 dans le cadre du programme du secteur des ressources en eau. Le ministre avance d’autres projets en aménagement ou en travaux pour renforcer les capacités en eau des communes de la wilaya de M’sila.

Formation professionnelle
7 nouveaux instituts pour les métiers verts

Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, M. Mohamed Mebarki, a apporté des réponses au député Filali Ghouini de l’AAV, concernant l’intégration des métiers agricoles dans les instituts de M’sila et Boussaâda qui manquent de main-d’œuvre qualifiée. Le ministre a mis en évidence le programme du secteur pour accompagner le développement national et la formation de la main-d’œuvre aux petits métiers ainsi que leur réhabilitation dans les différentes spécialités, notamment dans le développement agricole et l’agroalimentaire, citant les techniciens et techniciens supérieurs innovés dans les wilayas en question, ainsi que la formation de 129 nouveaux métiers en plus d’autres spécialités dans le cadre du renouveau du monde rural.
Evoquant la nomenclature  des filières professionnelles du secteur, le ministre parle de 52 spécialités liées aux secteurs de l'agriculture et de l'agroalimentaire en indiquant que le nombre des spécialités a été revue à la hausse dans les programmes de formation, passant de 19 spécialités en 2007 à 52 en 2013.
Des contrats ont été signés avec le ministère de l’Agriculture pour former les agriculteurs et des éleveurs dans diverses activités en rapport avec le secteur en plus des sept instituts de formation qui sont programmés pour la wilaya ainsi que dans d’autres wilayas du pays dans le domaine des métiers verts.  Dans ce contexte, le ministre a passé en revue les mesures prises pour  la promotion de la formation dans diverses spécialités, notamment le secteur  de l'agriculture, rappelant donc les conventions signées avec certains secteurs dont  celui du développement rural.         

Travail et emploi
Plus de 86% des emplois de la fonction publique jusqu'en 2012 sont permanents

Au député, Mustapha Hamia du PNSD, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh, a apporté des éléments de réponses sur les procédures d’octroi des postes de travail permanents aux jeunes, notamment aux diplômés des instituts et des écoles universitaires et de la promotion des cadres locaux dans les fonctions publiques locales pour les wilayas du Sud du pays.
M. Tayeb Louh a affirmé que 1.913.254 travailleurs étaient recensés dans les  secteurs de la fonction publique au niveau national en 2012, dont plus de 86  % occupaient des postes permanents, précisant que le nombre des effectifs de la fonction publique a augmenté de plus de 47% en 2012 par rapport à 2005, a ajouté le ministre.         
Le ministre a par ailleurs précisé que la création d'emplois permanents dans les différentes entreprises  administratives est régie par des règles et des textes réglementaires portant sur le principe d'égalité, consacré par l'article 51 de la Constitution  et dans les dispositions de l'article 74 de l'ordonnance du 15 juillet 2006 portant statut général de la fonction publique.          
Sur cette base, le ministre a affirmé que la lutte contre le chômage repose également sur l’encouragement de l'investissement créateur de richesses et, partant, d'emplois. Et dans ce cadre, le gouvernement a adopté plusieurs mesures et politiques  pour la promotion de l'emploi et la lutte contre le chômage sur la base d'une économie productive par des mécanismes publics et des dispositifs d'emploi de nature à accompagner les jeunes.          
Le ministre a cité certains grands investissements ayant favorisé la création d'emplois dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics, de l'agriculture et de l'industrie, parlant de déficit dans la main-d'œuvre qualifiée, souvent à l'origine de l'arrêt de certains projets.          
Le ministre a rappelé l'importance de l'instruction du Premier ministre concernant la gestion de l'emploi dans les wilayas du Sud qui vise à garantir un accès équitable à l'emploi notamment  en faveur des jeunes.

Communication et information
“L'avant-projet de loi sur l'audiovisuel sera soumis mercredi au gouvernement”

Le ministre de la Communication, M. Mohamed Saïd, a annoncé, jeudi  dernier que l'avant-projet de loi sur l'audiovisuel ferait l'objet d'examen par le gouvernement lors de sa réunion mercredi prochain.
Dans une déclaration à la presse, en marge d'une séance de l'Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales, le ministre a indiqué que "l'avant-projet de loi sur l'audiovisuel sera examiné par le gouvernement lors de sa réunion de mercredi. Une fois examiné, il sera soumis au Conseil des ministres, au Conseil de l'Etat puis au Parlement". Le texte de loi "sera débattu par l'APN dans sa session",  a souligné M. Mohamed Saïd exprimant le souhait que la loi soit adoptée lors de la même session. Le gouvernement "ne ménagera aucun effort" pour la promulgation des  décrets exécutifs relatifs à ladite loi, une fois cette dernière adoptée, a poursuivi le ministre précisant qu'il s'agissait des mécanismes et des cahiers des charges.
Le gouvernement œuvrera à la consécration de la loi avant la fin 2013, a-t-il ajouté.
Concernant l'instance de régulation de la presse écrite, le premier responsable du secteur a affirmé que "tout est fin prêt et aux représentants de la presse d'élire 7 journalistes de manière démocratique" pour la mise en  œuvre de cette instance. Le ministre a appelé, par la même, les journalistes à "s'organiser" et à élire leurs représentants au Conseil de déontologie.
A une question que la disponibilité d'imprimeries au niveau de certaines wilayas du Sud du pays, M. Mohamed Saïd a indiqué que ces imprimeries "seront  opérationnelles en octobre 2013" soulignant que l'imprimerie de Ouargla était "prête".
Concernant la carte professionnelle des journalistes, le ministre a indiqué qu'une commission au niveau du ministère était chargée de ce dossier  et devrait finir ses travaux dans un mois au plus tard avant la définition d'une liste de journalistes professionnels auxquels cette carte serait remise.

Une conférence nationale à Alger pour rassembler les journalistes et correspondants à l’étranger

Par ailleurs et dans sa réponse à une question du député FLN, Nourredine Belmedah, au sujet de la transmission des matchs sur l’ENTV confiée à des agences étrangères ainsi que d’autres couvertures dans le même cadre, le ministre a indiqué que la télévision algérienne, qui ne possède pas de réseaux de corresponds à l’étranger, agit selon les possibilités disponibles suivant des contrats établis. A ce titre, le ministre a expliqué que l’ENTV a fait appel à plusieurs autres Télévisions pour la couverture d'évènements mondiaux et choisi celles qui ont présenté le meilleur rapport qualité-prix. M. Mohamed Saïd a ajouté qu’aucun accord ne lie l'ENTV à l'agence de presse turque, précisant que la Télévision nationale a fait appel à l'agence turque en cas de besoin, sur la base d'un bon  de commande, dans le cas de la couverture des rencontres de la coupe du monde de football en Afrique du Sud, des dernières élections législatives ou de la visite en Grande-Bretagne du secrétaire d'Etat chargé de la Communauté nationale établie à l'étranger.
Et pour faire face à d’éventuels cas, le ministre a précisé que des réflexions sont en cours en vue de l’élaboration d’un plan de travail pour renforcer les compétences de l’ENTV et l’APS, en recourant aux cadres nationaux qui sont à l’étranger ayant quitté le pays durant les années 1990, notamment les journalistes.

Organiser la communication  institutionnelle

Depuis l'attaque terroriste contre le site gazier de Tiguentourine à In Amenas, en janvier dernier, le ministre de la Communication qui a réaffirmé la réussite de la gestion des événements de l’attentat et le consensus fait autour de la souveraineté de la décision nationale pour déjouer le complot, a indiqué qu’une série de mesures relatives notamment à l'organisation de la Communication institutionnelle est en cours, indiquant que le ministère prépare un séminaire national avec l’objectif de dégager une feuille de route pour pallier le déficit accusé en matière de communication institutionnelle. Le ministre a rappelé que l’Algérie, et devant la priorité des règles de l’information sécuritaire, n’a pas failli dans sa communication durant l'attaque de Tiguentourine en déjouant l’effet surprise de la propagande terroriste qui visait à être la principale source d'information de plusieurs médias. Le ministre a expliqué que la nature de l'attaque terroriste perpétrée dans un lieu et contexte ouverts à toutes les éventualités nous a imposé, dès les premières heures, la prudence qui était de rigueur dans la diffusion des informations dans le but de préserver  la vie des otages.  Il fallait garantir la confidentialité de la tactique et assurer la bonne mise en œuvre du plan militaire arrêté, à l’instar de tous les pays du monde où les médias officiels, notamment la télévision, sont différents des médias privés qui courent derrière le scoop pour gagner  un audimat plus large même au détriment de la véracité de l'information. Aussi, les médias officiels en tant que service public devaient tenir compte, en pareil cas, des plans sécuritaires et politiques et d'autres considérations diplomatiques en travaillant en coordination avec les départements concernés pour s'assurer de la véracité des informations avant leur diffusion, ce qui explique le retard, de quelques heures dans l'annonce d’évènements tragiques.          
Concernant la question de la politique adoptée vis-à-vis des événements aux frontières sud, et particulièrement au Mali, le ministre a répondu que le traitement de ce dossier procède de la position de l'Algérie qui repose sur trois principes, à savoir, la non-ingérence dans les affaires intérieures du Mali, le respect de son intégrité territoriale  et la recherche d'une solution pacifique entre les parties en conflit. Des conditions qui entrent en la garantie de la stabilité dans les pays voisins en vue de se mobiliser dans la vraie bataille de construction et d'édification.   
      
L’attentat de Tiguentourine est un complot politique et économique

La dernière question en rapport avec les éléments de complot évoqué par le Premier  ministre au sujet de l'attentat de Tiguentourine, posée par le député de l’AAV, Abdelkader Belarbi, M. Mohamed Saïd a affirmé  que l'attaque criminelle contre le complexe gazier  porte tous les éléments définissant un complot, au sens étymologique et politique du terme, en attendant les résultats de l’enquête en cours qui démontre que l'attaque  terroriste de Tiguentourine était préméditée et planifiée depuis plusieurs semaines et a ciblé un secteur économique stratégique dans le but de  déstabiliser le pays en sapant ses capacités économiques, et partant, pour priver le peuple d'une ressource vitale.        
Le ministre a rappelé que sur le plan politique, le complot était prémédité dans la mesure où 32 terroristes, dont 29 étaient de différentes nationalités, sont venus de l'étranger,  plus particulièrement du Nord du Mali, vers l'Algérie, en passant par le Niger. Secundo, l’attaque terroriste avait coïncidé avec l'intervention militaire directe au Mali et l'annonce par l'Algérie qu'elle allait empêcher cette guerre de s'étendre à ses territoires par la fermeture de ses frontières terrestres et par la mobilisation de ses forces armées pour les défendre. Enfin, l’attaque terroriste, vue sous un angle géostratégique, avait pour objectif d'entraîner l'Algérie dans cette guerre parce qu'elle avait décidé qu’aucun soldat algérien ne combattra hors de ses frontières et, aussi partant de l’expérience, que la solution du conflit au Mali était politique et non militaire.
Houria Akram
 

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