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Le Premier ministre dans la Capitale de la Saoura samedi : Les jeunes de Béchar reprennent espoir

La visite du Premier ministre dans la wilaya de Béchar, prévue ce samedi, revêt un cachet particulier et suscite l’espoir d’une population qui aspire légitiment, du reste, au développement.

PUBLIE LE : 13-03-2013 | 23:00
Photo : Tahar Rouabah

De nos envoyés spéciaux :
Sid-Ahmed Merabet Photo : Tahar Rouabah

La visite du Premier ministre dans la wilaya de Béchar, prévue ce samedi, revêt un cachet particulier et suscite l’espoir d’une population qui aspire légitiment, du reste, au développement.
Et même si Abdelmalek Sellal n’est pas dans un terrain inconnu du fait qu’il a occupé au début des années 90, la fonction du super wali de toute la Saoura, sans oublier sa longue et riche expérience acquise dans de nombreuses wilayas du Sud dans différentes fonctions wali, chef daïra, etc., il n’en demeure pas moins que la donne a considérablement changé depuis.
Les citoyens de Bechar ne perdent pas espoir d’entrevoir enfin la lumière. «On souhaite que cette fois-ci, ce sera la bonne», espèrent les Bécharis, allusion faite aux dernières mesures prises par le gouvernement en direction des wilayas du Sud, à l’instar notamment de l’obligation faite désormais aux entreprises publiques de ne recruter que les gens du Sud sauf en cas de besoin et des batteries d’encouragement décidées au profit des créateurs des petites et moyennes entreprises, quoique, comme ils l’ont si bien souligné, la situation à Béchar diffère des autres régions.
«Nous n’avons pas le pétrole et le gaz», fait remarquer un taxieur qui assure que l’ancien ministre des Ressources en eau jouit d’un grand capital confiance. «C’est un bosseur qui aime son pays», résume Slimane, un jeune restaurateur.
La majorité des Bécharis que nous avons interrogés insistent sur la nécessité de prendre en charge leurs préoccupations.                                                                                 
D’où justement cette visite du Premier ministre qui traduit la «volonté» des pouvoirs publics de «prendre le taureau par les cornes» et de garantir par la même le développement et le progrès en faveur des populations du Sud du pays. «Nous ne demandons pas la lune. Nous réclamons juste d’être traités sur le même pied d’égalité avec les citoyens du Nord. Nous n’aspirons pas à la division et à semer le trouble car nous sommes aussi des patriotes et des nationalistes qui ne veulent pas du mal, mais tout le bien à leur pays», assurent un groupe de jeunes chômeurs attablés autour d’une tasse de thé. Et quand on dit développement et progrès, on pense forcement à certains secteurs vitaux dont la santé qui bénéficiera d’une grande part d’attention de cette visite de Abdelmalek Sellal à travers des haltes programmées dans la clinique Algéro-cubaine d’ophtalmologie et au chantier de réalisation d’un centre anti-cancer.
Le logement, l’enseignement supérieur, l’emploi, le transport ou encore les infrastructures routières bénéficieront d’un intérêt particulier du Premier ministre qui aura à cette occasion à s’attarder sur de nombreux chantiers.
Est-ce suffisant pour redonner un brin d’espoir aux Bécharis ? Possible si l’on se fie à l’espoir suscité auprès des jeunes, notamment après que le bouche à oreille et les journaux aient relaté  les mesures d’exception prises au profit des citoyens du Sud.
«Nous souhaitons que ces décisions soient concrétisées réellement sur le terrain. Mais nous sommes certains que si les engagements pris par l’Etat seront respectés, cela donnera sans doute, une nouvelle dynamique à toutes les régions du Sud », affirment les jeunes de Béchar qui fondent désormais tout leur espoir sur Abdelmalek Sellal…    
SAM 


Le développement local du sud  
Une réponse concrète aux attentes

De ses sorties de travail et d’inspection dans une série de wilayas, notamment des Hauts plateaux et du grand Sud, M. Sellal apporte les aménagements nécessaires pour répondre aux aspirations et aux attentes des habitants et en particulier aux problèmes que rencontrent les jeunes en termes d’emplois et de perspectives d’avenir. D’abord ce sont des décisions radicales en matière de respect des lois et des droits des citoyens au travail et à la dignité. Leur contribution au développement de leur région dans le cadre de leur insertion dans le marché du travail s’appuie sur le respect des lois en vigueur en termes de travail, de possibilités d’octroi des facilitations d’investissements productifs que devront effectuer les services financiers permettant aux jeunes de se lancer dans l’entreprenariat et la création de la PME. Un mouvement de wali et des instructions aux autorités locales et aux chefs d’entreprises ont été données.    
Le Sud algérien qui a bénéficié de ses quotas de programmes sur les trois plans quinquennaux avec des projets structurants et de grandes réalisations d’infrastructures vient de bénéficier de nouvelles mesures, que des observateurs qualifient de «plan Marshall», énoncées par le premier ministre pour relancer les projets inscrits dans le plan d’action de 2013.
C’est désormais une nouvelle réalité qui se présente aux régions du Sud avec les nouvelles mesures  de développement destinées à la promotion du potentiel économique et social pour la réhabilitation des espaces naturels et la relance économique des zones du sud, faisant des oasis, la base du développement de la diversité des activités dans la mesure où elles présentent un grand potentiel de développement par le fait de la présence des mines, des hydrocarbures, de l’agriculture, du tourisme, des énergies naturelles ou des échanges transfrontaliers.
 Ce sont aussi les fondements qui assurent aux populations présentes et futures une qualité de vie et des conditions de travail prospères tout en assurant la protection des éléments fondamentaux du patrimoine naturel irremplaçables.
Et le Premier ministre, conscient de ces exigences, a pris la décision en consacrant un conseil interministériel au dossier afin de répondre aux aspirations des habitants et notamment aux doléances des jeunes du sud qui doivent en toute légitimité apporter leur contribution au développement de leurs régions et bénéficier des bienfaits de leur labeur.
L’instruction porte sur une série de mesures relatives à la gestion de l’emploi, de la relance des activités économiques et de services dans les wilayas du sud du pays, décidées à l’issue d’un conseil interministériel tenu hier et auquel ont participé les ministres de la Formation et de l’Enseignement professionnels, du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, de l’Energie et des Mines, du Commerce, de l’Agriculture et du Développement rural, ainsi que le PDG de Sonatrach et le directeur de l’Agence nationale de l’emploi. L’Etat qui vient de procéder à un mouvement de walis dans ces régions, complète par cette série de mesures, celles déjà en exécution dans le plan d’action du gouvernement, donnant une plus grande dynamique à la revitalisation des espaces du sud et des zones frontalières. En clair il s’agit de la réalisation de nouveaux centres de vie sur le tracé du transfert In-Salah-Tamanrasset, la délocalisation des activités au profit de ces wilayas et une lutte contre la désertification avec la protection des oasis, l’extension de la mise en valeur et la création d’emplois et d’octroi de facilitation de toutes formes par une plus grande moralisation  des processus de décision.

Le droit des citoyens au travail et à la dignité

Autrement dit, il est question de se rapprochant davantage de la gouvernance locale avec les attentes des citoyens en responsabilisant les communes et les wilayas dans le développement et l’initiative locale capable d’innovation et de perspectives d’avenir, à travers plus de déploiement de l’action publique en termes de développement et de création d’emploi pour les jeunes et la main d’œuvre locale.
Une alternance face à la faiblesse de l’offre de l’emploi dans le secteur des hydrocarbures quand bien même les  grandes entreprises publiques ont été sommées de créer des filiales dédiées exclusivement au Sud,  et donc un redéploiement des activités vers d’autres créneaux porteurs d’emplois et de richesses.
Et l’éventualité de création des agglomérations dans le Sud du  pays pour réduire les distances, dont quatre agglomérations nouvelles situées entre  In Salah et Tamanrasset, deux entre Reggane et Adrar, une importante agglomération entre Bechar et Tindouf et le développement de l’agglomération Bordj El Houas entre Illizi et Djanet, est d’abord une matérialisation de la politique contenue dans les différents plans quinquennaux.   
Ces mesures qui constituent autant de programmes de développement destinés à la promotion du potentiel économique et social des régions concernés du grand sud du pays ont été établis pour trouver leur réalisation  et réhabiliter des espaces naturels par la relance économique des zones du sud, faisant des oasis, la base du développement de la diversité des activités dans la mesure où elles présentent un grand potentiel de développement par le fait de la présence des mines, des hydrocarbures, de l’agriculture, du tourisme, des énergies naturelles ou des échanges transfrontaliers. `
Ce sont les fondements assurant aux populations présentes et futures une qualité de vie et des conditions de travail florissantes tout en assurant la protection des éléments fondamentaux du patrimoine naturel irremplaçables, dans une logique de réduire les écarts et les disparités.
Houria A.


Emploi au Sud
Des sanctions contre les sociétés contrevenantes

Le directeur général de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM), M. Mohamed Tahar Chaâlal a affirmé hier, que des sanctions administratives et judiciaires seront prises à l’encontre des sociétés contrevenantes à l’instruction du Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal relative à la gestion de l’emploi dans les wilayas du Sud.  
Invité de l’émission Liqaa El Yaoum de la Chaîne I de la Radio nationale, M. Chaâlal a souligné que «des sanctions administratives et judiciaires seront  prises à l’encontre des opérateurs des secteurs public et privé et les  sociétés ne respectant pas l’instruction du Premier ministre sur la gestion de l’emploi dans les wilayas du sud», n’écartant pas dans ce cas la possibilité de la suspension du registre de commerce pour les sociétés et la résiliation de contrats». Dans ce sens, M. Chaâlal a rappelé la commission intersectorielle qui  a pour mission le suivi de l’application de l’instruction du Premier ministre sur la gestion de l’emploi dans les wilayas du sud prévoyant une série de mesures susceptibles d’assurer une gestion transparente et rigoureuse du marché de l’emploi dans ces wilayas. L’instruction du Premier ministre se veut «un plan pour résoudre le problème des méthodes de recrutement dans les wilayas du sud», a-t-il  indiqué, ajoutant qu’elle «traite les causes de cette situation et œuvre à réguler le marché de l’emploi dans la région». Cette instruction est susceptible, a-t-il dit, de donner «un nouvel élan à l’entrepreneuriat au sud de manière à multiplier la demande au niveau des annexes de wilayas de l’agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ) et de la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC), et à favoriser la création de petites entreprises et de nouveaux postes d’emploi». Dans une déclaration à l’APS, M. Chaâlal a affirmé que l’application  de cette instruction sur le terrain se fera, à travers l’introduction de nouvelles  clauses dans les contrats d’association conclus entre les grandes entreprises et les sociétés sous-traitantes, précisant que le problème dans le sud réside dans les méthodes de recrutement adoptées par les entreprises de sous-traitance présentes dans la région.
APS

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