mardi 29 septembre 2020 11:40:43

Développement industriel : Concertation tripartite à Ghardaïa pour enrichir la feuille de route

M. Rahmani : “Nos PME doivent être compétitives”

PUBLIE LE : 05-02-2013 | 23:00
D.R

Les représentants de la tripartite (gouvernement, patronat, syndicat) sont réunis à Ghardaïa pour se concerter et enrichir la nouvelle stratégie de l’industrie algérienne, a indiqué, hier, le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, M. Cherif Rahmani. S’exprimant à l’ouverture de la troisième rencontre régionale sur la production industrielle nationale, le ministre a affirmé que cette rencontre de haut niveau reflète “l’importance de la concertation et la participation des différents acteurs et partenaires du secteur de l’industrie pour la mise en place d’une stratégie nationale de redressement de ce secteur vital de notre économie”. Le développement de l’industrie doit être considéré comme une “cause nationale”, à laquelle l’ensemble des partenaires doivent participer pour “relever le défi de l’augmentation de la contribution du secteur industriel dans le PNB, la réduction des importations, la préservation de l’outil productif et l’exploitation intelligente de nos richesses”, a soutenu le ministre. “Il faut mobiliser l’ensemble des énergies à travers la concertation et le dialogue pour booster notre industrie sur des bases scientifiques et modernes”, a-t-il souligné.
De son côté, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), M. Abdelmadjid Sidi Said, a estimé que cette rencontre concertée, portant sur le “noyau dur” de notre économie, l’industrie, permet de mettre en place des traditions de l’approche participative afin que “notre économie avance sur des bases saines pour édifier une industrie forte”.
“Notre économie et notre industrie doivent avancer sur des bases de transparence et des actions collectives concertées, afin de créer la richesse et préserver notre souveraineté économique”, a indiqué le SG de l’UGTA. “Il faut faire de l’Algérie une puissance industrielle en mettant en synergie nos compétences et nos moyens, et relever le défi à moyen terme, au risque de se retrouver dans une situation dramatique”, a averti M. Sidi Said. Le SG de l’UGTA a appelé les partenaires industriels à militer pour “la préservation de l’outil de production et sa modernisation”, ajoutant qu’il est “vital” d’inculquer aux Algériens la culture de l’achat du produit local, afin de contribuer au développement de l’économie et d’absorber le chômage.
Le président du Forum des chefs d’entreprises, M. Réda Hamiani, a estimé, pour sa part, que ces rencontres permettent de diagnostiquer la véritable situation de notre industrie afin de trouver en concertation avec l’ensemble des parties concernées les moyens de relever le défi de la construction d’une industrie et d’une économie fortes.
Les travaux de cette rencontre régionale, à laquelle prennent part des industriels, des chercheurs universitaires, les représentants d’associations professionnelles et d’organisations patronales, des institutions financières et de l’administration locale de huit wilayas du Sud (Ghardaïa, Ouargla, Laghouat, El-Oued, Biskra, Naâma, El-Bayadh et Djelfa) se poursuivent sous forme de débats. Les participants auront à établir un diagnostic de la situation de la production industrielle dans ces wilayas, afin d’arrêter une stratégie visant la promotion et la relance de la production industrielle nationale, a-t-on indiqué.

M. Rahmani : “Nos PME doivent être compétitives”
Le ministre de l’Industrie, de la Petite et Moyenne entreprise et de la Promotion de l’investissement, M. Cherif Rahmani, a estimé, hier, à Ghardaia, que l’ensemble des PME dans les wilayas du Sud doivent bénéficier d’une mise à niveau, d’une modernisation de leurs outils et des différents avantages préconisés pour encourager l’investissement. Intervenant lors des travaux de la 3e rencontre régionale sur la production industrielle, le ministre a insisté sur la nécessité de faire du Sud "une région attractive pour les investisseurs et industriels". Les pouvoirs publics ont consenti plus de 360 milliards de dinars pour la mise à niveau des PME, a souligné M. Rahmani, estimant le temps venu de rendre compte par la compétitivité, la productivité et la modernisation, des dépenses et permettre aux entreprise de jouer leur rôle dans le développement économique nationale. "Notre nouvelle vision et approche est de permettre une participation de l’ensemble des partenaires et acteurs du tissu industriel à l’élaboration d’une stratégie pour améliorer la quote-part de l’industrie dans le PNB en la faisant passer de 5% à 10% à court terme", a précisé le ministre. "Nos PME doivent être compétitives et contribuer de façon sensible à l’économie nationale, en créant de la richesse et des emplois et en réduisant les importations", a-t- il souligné. L'Etat a mobilisé l’ensemble des moyens pour dynamiser et booster l’industrie nationale, a rappelé M. Rahmani, affirmant que les pouvoirs publics ont décidé "qu’aucune usine ou entreprise publique activant dans le Sud ne peut être fermée pour une quelconque raison".

Sidi Saïd : “Construire une industrie forte”
De son côté, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), M. Abdelmadjid Sidi Saïd, a mis en relief l’importance de l’action participative pour mettre en place une stratégie de l’industrie nationale et créer de la richesse et de l’emploi, "afin d’absorber le chômage et de construire une industrie forte, véritable moteur de l’économie nationale". "Celui qui crée de la richesse, contribue à la réduction du chômage et participe au développement économique. Il doit être écouté, accompagné et encouragé", a soutenu le responsable de la centrale syndicale. Parlant de la contribution de l’industrie à l’économie nationale, le SG de l’UGTA a appelé les différents acteurs concernés à "s'écouter les uns les autres et à conjuguer leurs efforts en vue de permettre à ce secteur de jouer pleinement son rôle et de préserver sa cohésion". Evoquant la nouvelle vision de la stratégie industrielle, M. Sidi Saïd a souligné "qu’une industrie performante est le moteur réel de l’économie", ajoutant à ce propos qu’"il faut construire afin de créer des richesses hors hydrocarbures". "Nous n’avons pas le droit d’hypothéquer nos richesses pétrolières en important uniquement des biens alimentaires", a-t-il dit, tout en appelant à relever le défi à court terme afin de "réduire nos importations et construire une industrie et une économie fortes".

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