ELECTIONS LOCALES : Effervescence pré-électorale

Les Algériennes et Algériens ont à nouveau rendez-vous avec les urnes, le 29 novembre prochain, pour élire les nouveaux représentants au sein des 1.541 APC et des 48 APW et ce, six mois après le scrutin du 10 mai dernier.
PUBLIE LE : 02-09-2012 | 23:00

Les Algériennes et Algériens ont à nouveau rendez-vous avec les urnes, le 29 novembre prochain, pour élire les nouveaux représentants au sein des 1.541 APC et des 48 APW et ce, six mois après le scrutin du 10 mai dernier.

Le scrutin pour les élections locales dont le mandat des élus expire dans ses délais réglementaires, se déroulera comme aux législatives par le vote partiel sur les listes des candidats avec les mêmes modalités administratives et règlementaires de constitution des listes à la participation électorale.
Ce processus électoral qui intervient dans un cadre juridique et législatif introduit à la faveur du programme des réformes politiques décidées en avril 2011 par le chef de l’Etat dans l’esprit de l’approfondissement et du parachèvement du processus démocratique et l’exercice de pluralité politique se poursuit donc avec de nouveaux acteurs et une nouvelle configuration du paysage politique avec l’émergence d’une vingtaine de partis politiques qui veulent apporter leur contribution politique sur une scène nationale en effervescence et une société qui veut croire à une véritable mutation démocratique en vue de canaliser les énergies de ses forces sociales pour agir dans le sens des transformations politiques décidées à la faveur de la douzaine de textes de lois adoptés lors de la précédente session  du Parlement.
Aussi, la rencontre électorale de novembre s’inscrit dans une dimension exceptionnelle dans la mesure où elle devra mettre à l’épreuve la valeur et l’importance des textes de lois relatifs notamment aux partis politiques, au régime électoral, à la représentation des femmes, des textes en relation avec les codes de la commune et de la wilaya approuvés par le Parlement. Tous ces nouveaux développements sont inscrits dans des conditions qui impriment à la scène nationale de nouvelles donnes avec l’émergence de nouveaux partis politiques. Dans ce cadre précis, les partis nouvellement agréés avaient un délai de trois mois pour organiser leurs congrès constitutifs et se mettre en règle avec la loi au moment où d’autres partis ont parachevé l’installation de leurs structures régionales tout en s’organisant aux échéances du 29 novembre avec la sélection et le choix des candidats devant concourir aux consultations populaires pour les locales.
Ces nouvelles données intervenues dans le paysage politique  attestent de la nécessité de reformuler les stratégies devant porter les programmes électoraux de leurs représentants en vue d’être en phase avec le changement souhaité que l’administration nationale et les formations politiques renouent avec la dynamique qui caractérise la vie du pays en précampagne pour le grand rendez-vous des locales.
Et à la lumière des résultats des législatives du 10 mai dernier qui ont amené certains partis à revoir leur stratégie et à réviser leurs ambitions politiques au moment où de nouvelles formations politiques entrent en scène avec de nouvelles ambitions et des réservoirs électoraux à promouvoir, le Président de la République procède à la signature du décret présidentiel en convoquant le corps électoral pour la tenue des élections locales, le 29 novembre prochain. Une formalité pour l’échiquier politique national de se mettre en phase avec l’échéance et de se préparer à cet important événement électoral.
 L’Algérie qui se dirige vers d'importantes échéances politiques, ouvrant des horizons nouveaux à la démocratie, à l’élargissement de la participation des citoyens à la vie politique, met en place les éléments nécessaires à la consolidation de la légitimité populaire par les urnes qui peuvent affermir la confiance entre le peuple et ses institutions et réunir toutes les conditions garantissant la continuité des efforts du pays vers le parachèvement  de ses réformes sur des bases solides répondant aux critères indispensables à l'édification d'un Etat de droit basé sur la démocratie et les règles de la pluralité politique.   
L’exercice de ces principes cardinaux qui oblige impérativement la révision de la nature des rapports entre les administrations  de l'Etat et les partis politiques dans un cadre équilibré et harmonieux fondé sur le respect de la loi, repose sur la problématique de la nature des objectifs tracés aux collectivités locales dans un cadre légal, juridique et législatif bien établi et lisiblement défini.
Cela implique en d’autres termes, la définition des programmes, le balisage des  objectifs, l’élaboration d’une stratégie nationale et un cadre légal de création, d’exercice et de fonctionnement des activités des partis politiques avec plus de démocratie, de liberté, de partis politiques.  
Cela implique aussi l’obligation faite aux partis politiques de promouvoir les droits politiques de la femme et des droits de l'Homme conformément aux statuts sur les partis politiques, la représentation des femmes au sein des assemblées élues dans le cadre des élections locales conformément aux statuts de la commune et de la wilaya comme cela s’est fait lors des dernières législatives pour les circonscriptions électorales.   
Houria Akram


EL MOUDJAHID - QUOTIDIEN NATIONAL D'INFORMATION Edité par l'EPE - EURL El MOUDJAHID - 20, Rue de la Liberté - Alger - Algérie
Tél. : +213(0)21737081 - Fax : +213(0)21739043
Mail : [email protected]