mardi 22 septembre 2020 20:42:33

Clôture du festival international de Timgad : Une star nommée Kader «Japonais»

Kader «Japonais», le chanteur raï le plus en vogue actuellement, a remporté d’emblée les suffrages du jeune public qui n’a pas arrêté de scander son nom, et qui le réclamait avec beaucoup d’insistance.

PUBLIE LE : 15-07-2012 | 23:00
D.R

Kader «Japonais», le chanteur raï le plus en vogue actuellement, a remporté d’emblée les suffrages du jeune public qui n’a pas arrêté de scander son nom, et qui le réclamait avec beaucoup d’insistance.

De notre envoyée spéciale à Timgad : Kafia Aït Allouache

La 34e  édition du Festival international de Timgad a pris fin samedi dernier. La dernière soirée a été réservée à une belle  variété de styles de musique.
Ce fut  le chanteur koweïtien Abdullah Rouayched qui a inauguré la soirée, tandis que la seconde partie du spectacle a mis en valeur la région des Chaouïa, les chansons kabyle et sétifienne et  l’incontournable musique raï.  Kader «Japonais», le chanteur raï le plus en vogue actuellement, a remporté d’emblée les suffrages du jeune public qui n’a pas arrêté de scander son nom et qui le réclamait avec beaucoup d’insistance. D’ailleurs,  même durant la production du Koweïtien Abdullah Rouayched, ce public appelait sans cesse Kader «Japonais» en criant  : «Chaâb yourid Kader Japonais» (le peuple veut Kader Japonais). C’est dire l’effervescence du public. Pourtant, le chanteur koweïtien n’a pas mal débuté. Mais la fébrilité du public a eu raison de lui. Ce qui ne l’a pas exonéré d’un tour de chant «khalji» de bonne facture. Il leur a offert des moments de pure délectation  musicale au point de lui demander de rechanter son  mawel  Ya asmar aloun.  Le nouveau théâtre de verdure de l’antique Thamugadi a pu tout juste contenir la véritable marée humaine qui a déferlé des Aurès, mais aussi de plusieurs  wilayas du pays pour applaudir le grand chanteur arabe qui s’est dit «heureux»  de se retrouver parmi le peuple libre d’Algérie pour lequel il est porteur d’un message d’amour, de paix et de fraternité. «Je suis très heureux de me retrouver ici pour partager cette date importante avec vous, qui est la célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance, d’avoir l’occasion de participer au bonheur de ce peuple respectueux et chaleureux», déclare-t-il. Les amoureux de la musique khalji, les fans et les curieux aussi étaient venus nombreux pour savourer les mélodies particulièrement romantiques teintées d’une légère mélancolie servies par la voix langoureuse  et une interprétation pertinente de la star koweïtienne qui  a interprété ses meilleures chansons, offrant ainsi une palette de nuances musicales et d'émotions. Visiblement très satisfait, Rouayched a su subjuguer l'auditoire par la douceur et la pureté de sa voix, mais sans  trouver  une bonne  complicité avec le public qui  était dans sa majorité jeune et dont le style ne semble pas le satisfaire. Les titres Ramadi, Atbaa galbi, Mafi ahad mertah, Illi nissak inssah et Majnonaha rasmi étaient pourtant  un vrai enchantement. La soirée se poursuit avec la panoplie d’artistes  algériens  dans divers styles avec Hakim El Batni qui a essayé de créer une ambiance chaouie pour faire plaisir aux  jeunes, mais aussi pour les apaiser. Il était suivi du chanteur sétifien Cheb Arès qui a égayé l’assistance par le chant sétifien. La musique kabyle était aussi présente  à travers le chanteur  Rabah Asma qui les a gratifiés  de quelque-unes de ses chansons phare. Par la suite, c’était au tour de la star de la soirée Kader Japonais de monter sur scène.  Il s’est fait un nom sur la planète raï avec des titres comme Ana ouana, Mazal gloubna,  Gaa walaw, Jami ana beghit, Habibi, Ye douni, Nesamik omri, Haba haba, Bla bik…
Abdelkader Haibaoui est né à Alger le 11 mars 1978 dans le quartier populaire de Bab El-Oued. Dès sa plus tendre enfance, Kader Japonais se passionne pour la musique raï à travers divers artistes tels que cheb Hasni, cheikha Remitti dont il connaît les chansons par cœur. C’est en reprenant les plus grands succès de la musique raï qu’il acquiert une notoriété grandissante dans sa ville natale. Très vite, on le surnomme Kader «Japonais» à cause de son air faussement asiatique, surnom qu’il décide de garder comme nom de scène. Il a créé une ambiance d’enfer au sein du grand public venu spécialement l’applaudir. Pour cette fois-ci, les gradins ont vibré. Kader Japonais a compris qu’il fallait se surpasser. Ce qu’il fit avec une certaine verve. La soirée s’est clôturée dans l’enthousiasme juvénile. En dépit de l’absence de Zahouania, qui a fait faux bond il y a quelques jours,  le public semble être accro au raï. Ce n’est pas Kader Japonais qui nous contredira.    
K. A. A.
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions