mardi 22 septembre 2020 21:34:22

Pour sauver le plan Annan : La Russie propose la tenue d’une conférence internationale

Le plan de sortie de crise de l'émissaire international Kofi Annan est resté lettre morte, et les grandes puissances restent divisées sur les moyens de régler la crise, l'Occident réclamant des sanctions et un départ de M. Assad, alors que Russes et Chinois rejettent toute ingérence dans le pays

PUBLIE LE : 11-06-2012 | 23:00
D.R

L'armée bombardait hier à l'artillerie lourde plusieurs localités en Syrie défendues farouchement par les rebelles, à deux jours d'une rencontre des alliés russe et iranien du régime syrien de Bachar al-Assad. Au lendemain d'une journée de violences durant laquelle 63 personnes ont péri, la répression de la révolte qui entre cette semaine dans son 16e mois et les combats entre soldats et insurgés ont encore fait hier 26 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
L'armée a bombardé à l'aide d'hélicoptères la ville de Rastane dans la province de Homs (centre), dont elle tente de reprendre le contrôle depuis des mois, a précisé l'ONG basée en Grande-Bretagne.
Dans la même province, des rebelles ont attaqué un barrage de l'armée faisant "des morts et des blessés".
Dans la province de Deir Ezzor (est), la localité d'Al-Achara des combats y ont en éclaté entre combattants rebelles et soldats dont six ont été tués, a poursuivi l'OSDH.
Dans la province d'Idleb (nord-ouest), sept civils ont été tués, dont quatre par la chute d'un obus sur leur champ, et quatre membres des forces de sécurité ont péri dans une attaque à l'explosif contre leur patrouille, a ajouté l'ONG.
Dans la province de Hama (centre), trois civils ont trouvé la mort dans des opérations menées par les forces de sécurité pour étouffer la contestation, et un franc-tireur a été tué, selon la même source.
Les combats se sont intensifiés ces derniers jours dans plusieurs villes du pays. Plus de 14.100 personnes ont péri depuis le début de la révolte déclenchée le 15 mars 2011 par des manifestations pacifiques mais qui s'est militarisée selon l'OSDH.
Le plan de sortie de crise de l'émissaire international Kofi Annan est resté lettre morte et les grandes puissances restent divisées sur les moyens de régler la crise, l'Occident réclamant des sanctions et un départ de M. Assad alors que Russes et Chinois rejettent toute ingérence dans le pays.
Dans ce contexte, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov se rend demain en Iran pour discuter notamment du dossier syrien. Téhéran est le principal allié de Damas dans la région et a été accusé de lui fournir armes et expertise.
La Russie a proposé la tenue d'une conférence internationale sur la Syrie pour tenter de sauver le plan Annan et insisté sur la présence de l'Iran à cette conférence, en dépit des fortes réserves des Etats-Unis. De l'autre côté de l'échiquier, Washington, Paris et Londres préparent un projet de résolution au Conseil de sécurité incluant une menace de sanctions, ont indiqué des diplomates à New York le 8 juin, en précisant qu'il serait prêt dans les prochains jours.
Mais cette résolution risque fortement d'être bloquée comme dans le passé par Pékin et Moscou.
Les Etats-Unis et l'Union européenne imposent déjà des sanctions unilatérales à Damas. Dimanche, Abdel Basset Sayda, le nouveau chef du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a dit qu'il oeuvrerait pour que le plan Annan "soit inclus sous le chapitre VII" de l'ONU, ce qui permettrait des sanctions économiques, voire un usage de la force.

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