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Blanchiment d’argent : La lutte tributaire de la régularisation du chèque

La lutte contre le blanchiment d’argent ne peut être menée de manière efficace qu’une fois l’utilisation du chèque «régularisée» et imposée à «tout le monde»

PUBLIE LE : 26-05-2012 | 23:00

La lutte contre le blanchiment d’argent ne peut être menée de manière efficace qu’une fois l’utilisation du chèque «régularisée» et imposée à «tout le monde», a affirmé hier à Alger le président de la Chambre nationale des commissaires aux comptes, M. Cherif Bourenane. Interrogé par des journalistes sur le rôle des commissaires aux comptes dans la lutte contre le blanchiment d’argent, en marge des premières assisses sur cette profession, M. Bourenane a répondu : «En l’absence d’une utilisation généralisée du chèque — pourtant prévue par la loi —, nous n’ avons pas tous les moyens nécessaires pour lutter contre ce phénomène, même si nous pouvons, à travers nos vérifications, détecter ce fléau», a-t-il déploré. L’argent qui passe par le réseau informel est en fait «incontrôlable», a-t-il dit, estimant que «maintenant que l’Algérie a retrouvé sa stabilité sécuritaire, il faudrait que l’ économie nationale soit conforme aux normes, dont la généralisation de l’utilisation du chèque». «Nous sommes en train de lutter pour que l’économie algérienne soit conforme aux normes internationales, et cela ne peut se faire qu’ à travers la mise en place de moyens modernes de paiement, comme la carte de crédit et le chèque, car c’est le moyen le plus simple pour pouvoir définir la traçabilité de toutes les transactions commerciales», a soutenu le président de la chambre qui compte 1.200 commissaires aux comptes adhérents. Ce commissaire aux comptes a, dans ce cadre, appelé l’État à «jouer pleinement son rôle» pour mettre en application les moyens modernes de paiement et lutter efficacement contre le blanchiment d’argent. Les obligations du commissaire aux comptes relatives à la lutte contre le blanchiment des capitaux ont été fixées par la loi 05-01 du 6 février 2005 relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d’ argent et le financement du terrorisme, ainsi que par l’ ordonnance 12-02 du 13 février 2012 modifiant et complétant la loi 05-01 du 6 février 2005. M. Bourenane, ainsi que les autres intervenants, se sont refusés de rendre publics des bilans chiffrés sur leurs missions, usant de leur droit de réserve. Il a par ailleurs fait savoir qu’une commission au sein du Conseil national de la comptabilité œuvrait pour la mise en place de nouvelles normes en matière d’audit financier afin de pouvoir contrôler l’application du nouveau système comptable financier (SCF), qui date de janvier 2010.
 

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