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13e édition SIPSA-Agrofood : Une opportunité pour les professionnels

18.000 vaches laitières importées annuellement.

PUBLIE LE : 16-05-2012 | 23:00
D.R

L’édition 2012 du Salon, qui se tient sous le slogan « De l’étable à la table, la valorisation de produits agricoles et d’élevage, un défi au bénéfice du consommateur », se distingue également, selon M. Ben Semmane, par la tenue, parallèlement à cette manifestation, de plusieurs rencontres- débats, tables rondes et conférences portant sur différents thèmes des filières agricoles.  L’évènement, qui se tient du 19 au 22 du mois en cours, a été qualifié « d’importante opportunité » offerte aux professionnels du secteur agricole afin de prospecter les moyens susceptibles de les aider à élever leur production et à assurer la sécurité alimentaire du pays.  Intervenant lors d’une conférence de presse tenue, hier, au niveau de la salle de conférences de la direction générale de la SAFEX, M. Ben Semmane a déclaré que cette manifestation, qu’abritera le Palais des expositions des Pins maritimes, est un rendez-vous « de grande importance » qui offre une opportunité exceptionnelle de rencontres et d’échange entre les différents acteurs du secteur agricole, et « permet la mise à jour des informations et des connaissances grâce à l’échange et aux débats sur des sujets ayant trait à la promotion du secteur agricole national ».  Cette rencontre est devenue « une tradition et un évènement attendu par de nombreux professionnels du secteur agricole dans ses différentes filières à l’échelle nationale et internationale », a affirmé le président du salon. Dans ce contexte,  M. Ben Semmane a souligné que le Salon est un moyen efficace d’accompagnement et de réorganisation des différentes filières agricoles et de mise en œuvre de la politique de renouveau agricole et rural, dont « l’objectif premier est de répondre aux besoins sans cesse croissants de la population en matière de production agricole et animalière, outre la réalisation de l’autosuffisance ».  Selon lui, la fidélité et l’intérêt portés à l’évènement par de nombreuses sociétés internationales qui participent régulièrement aux différentes éditions du Salon « témoignent, on ne peut mieux, du prestige de cette manifestation sur les plans national et international ».  Par ailleurs, pas moins de 320 exposants, dont 215 internationaux, entre experts, représentants de sociétés spécialisées, professionnels du secteur agricole issus de 20 pays, sont attendus à l’édition 2012 du SIPSA-AGROFOOD d’Alger dans les filières de l’élevage, l’aviculture, la production laitière, l’aquaculture, la production des viandes, en plus des producteurs des matériels agricoles.
Parmi les rencontres prévues,  figure un  symposium international sur la filière lait et dérivés, qui traitera de la problématique du lait en Algérie et des moyens à mettre en œuvre en vue de l’augmentation de la production. Notons qu’un forum sur l’aquaculture est  prévu en marge de ce Salon, avec la participation de producteurs et de chercheurs appelés à débattre des problèmes que rencontre ce secteur, notamment en matière de pêche maritime.  Enfin, un forum interprofessionnel de la filière avicole est également prévu le 21 mai en marge de cette manifestation organisée par une société spécialisée dans les produits agricoles, en collaboration avec la Société algérienne des foires et expositions.
Sihem Oubraham

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L’Algérien consomme 126 litres de lait par an
Sur 50% de la production nationale, « nous avons 700 millions qui sont collectées localement », a déclaré  le chef de la division appui au développement de la production laitière auprès de l’Office national interprofessionnel du lait et des produits laitiers (ONIL), M. Meslem Messaoud Abdelhamid, à El Moudjahid, en marge de la conférence de presse du salon international « SIPSA-AGROFOOD ».  Selon les calculs établis sur une moyenne de 40 litres par habitant « on compte 1,6 milliard de litres », a-t-il dit. Et de préciser : « Actuellement, l’Algérien consomme en moyenne 126 litres de lait  par an ».  Répondant à une question sur la production nationale de lait, M. Meslem l’a estimée « pour l’année 2011 à 2,7 milliard de litres ». « Pour le lait de vache, elle est de 1,78 milliard et la quantité collectée est de l’ordre de 700 millions de litres », a-t-il ajouté.  Se référant au bilan primé en 2011, M. Meslem a souligné que le classement des wilayas par rapport aux collectes de lait « dépend du terrain qu’occupe l’industriel au niveau du territoire national ». Néanmoins,  avec 71 millions de litres de lait collectés « la wilaya de Béjaïa est placée en première position, la wilaya de Sétif vient en deuxième position avec 58 millions de litres. Avec 54 millions de litres, la wilaya de Tizi-Ouzou vient en 3ème position, suivie de Sidi Bel-Abbès avec 37 millions.

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18.000 vaches laitières importées annuellement par l’Algérie
La problématique du lait est difficile à résoudre, selon le président du comité interprofessionnel du lait, M. Mohamed Benchekor. « Nous pouvons la résoudre en maîtrisant un facteur principal, celui de l’alimentation », a-t-il affirmé à
El Moudjahid, en marge  du salon international « SIPSA-AGROFOOD ». Pour une meilleure production laitière « il faut assurer une bonne alimentation à notre cheptel », déclare-t-il. « Nous ne pouvons plus continuer à importer la poudre de lait et importer l’alimentation de notre cheptel «...» donc il faudra compter sur nous-mêmes et produire nos aliments nous-mêmes », a souligné le président du comité interprofessionnel du lait qui a expliqué par ailleurs qu’il faut choisir des fourrages à haut rendement et trouver des surfaces de terre irrigables, « parce que sans irrigation on ne peut pas produire beaucoup de fourrage », précise M. Benchakor.  Le premier responsable du comité développe qu’« il nous faut à peu près 200 000 hectares irrigables pour produire du maïs, produire de la luzerne pour atteindre les objectifs comme nous les souhaitons, c'est-à-dire la couverture du besoin national ». Selon lui « l’Algérie importe annuellement entre 15 000 et 18 000 vaches laitières ».  « Si on arrive à mieux alimenter nos vaches, elles vont nous donner des génisses que nous pourrons élever localement, elles seront plus résistantes aux maladies et plus adaptées au climat du pays et nous pourrons produire plus et diminuer aussi la facture des importations des animaux », a-t-il conclu.               
 S. O.
 

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