Mme Laura Baeza : “L’Algérie et l’Union européenne sont passées de la simple relation à un véritable partenariat”

La sécurité et le développement au Sahel sont une priorité et un enjeu d’intérêt commun.
PUBLIE LE : 20-01-2012 | 23:00

“La sécurité et le développement au Sahel sont une priorité et un enjeu d’intérêt commun pour les pays de la région et pour l’Union européenne. » C’est ce qu’a indiqué Mme Laura Baeza, ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne à Alger.
S’exprimant, jeudi, lors d’une conférence de presse organisée à l’Ecole supérieure de journalisme à Alger, Mme Baeza a souligné que l’UE s’est dotée d’une stratégie  holistique et régionale pour aider les pays  du Sahel à faire face à l’insécurité et aux défis du développement. Elle dira dans ce sillage que l’UE a préconisé une approche intégrée, selon laquelle la sécurité et le développement sont inséparables. Et d’ajouter que « l’Algérie et les pays du champ ont adhéré totalement à cette importante stratégie. »   
Aussi, selon la diplomate,   « les propositions formulées par l'Algérie ont été prises en compte dans la  stratégie élaborée par l'UE pour le développement de la région. »
Mettant l’accent sur les relations entre l’Algérie et Union européenne, elle indiqué que les deux entités « sont passées du stade de simples accords commerciaux à un véritable partenariat économique, politique et culturel qui couvre toute une série de domaines. »
 Dans ce contexte, elle rappellera le fait que « les premières relations officielles entre UE et l’Algérie  remontent  à la période post-indépendance. « Il s’agissait à l’époque de maintenir le statu quo sur le plan des échanges avec l’Europe, en gardant les facilitations commerciales permettant à l’Algérie  d’écouler ses produits agricoles sur le marché européen, et, notamment le vin ». Aussi, selon elle,  « Il  a fallu attendre avril 1976 pour voir  la signature d’un accord de coopération. »
S’agissant de l’accord d’association,  elle indiqué que celui-ci  a pour principal objectif d’appuyer le processus de réformes de l’économie mis en place par les autorités algériennes. « La coopération s’est développée notamment, par la mise en œuvre de programmes d’appui à plusieurs secteurs stratégiques du pays », a-t-elle dit avant de signaler que la mise en œuvre de l’accord d’association et les rencontres à niveau de hauts fonctionnaires  et experts se poursuivent,  et plusieurs sous-comités se réunissent, dont la première session  du sous comité, « Dialogue politique, sécurité et droits de l’homme ». Selon elle, la feuille de route d’accompagnement  de l’Accord d’association adoptée  en 2008 lors du premier Comité d’association a donné une nouvelle  impulsion et une dynamique en vue  d’un renforcement des relations  bilatérales.
Allant plus loin dans ses déclarations, l’ambassadeur a estimé « que  l’UE est le plus grand  bailleur de fonds en termes de coopération au développement en Algérie. » Elle a rappelé dans ce contexte que « durant la période 2000/2006, couverte par les programmes financiers MEDA1 et MEDA II, l’Algérie a bénéficié  d’un total de 339 millions d’euros engagés pour la réalisation de programmes de coopération aussi variés que ceux de la réforme administrative de l’Etat, l’appui aux populations touchées par le terrorisme dans le nord-est du pays, l’éducation, la justice ou encore le soutien au processus de réforme   de l’économie. »  Pour Mme Baeza, « l’UE prévoit, dans son document de stratégie pour la période 2007/2013, une enveloppe de 392 millions d’euros.
Les programmes de 2007/2011 ont déjà tous  été lancés et ceux  prévus pour  2012 concernent l’appui à la pêche et l’aquaculture et l’appui  à la politique  d’environnement  avec une enveloppe financière de 64 millions d’euros,  sont en cours d’identification, ainsi que  les programme de 2013. »
Concernant la coopération universitaire, Mme Baeza a fait savoir que  la bonne nouvelle est que la nouvelle politique de voisinage a prévu une série d’actions dans ce secteur, et qui visent à développer la participation des pays du voisinage aux programme européens de partenariat et de mobilité universitaires et de renforcer la coopération. Des fonds supplémentaires ont été  alloués aux programme « Erasmus Mundus et Tempus » afin de soutenir la modernisation et l’internationalisation de l’enseignement  supérieur des pays du voisinage.  Pour Erasmus Mundus il ya un budget additionnel de 20 millions d’euros qui a permis de financer environ 750 bourses suplimentaires  de mobilité entre le sud de la Méditerranée et UE des cette rentrée universitaire. 58 étudiants et universitaires algériens en bénéficient.
S’agissant du programme TEMPUS, la diplomate a souligné « qu’un budget supplémentaire  de 12,5 millions d’euros par an a été alloué pour les deux années à venir 2012/2013 en plus de cela 24 millions déjà alloués. Ce programme, selon elle, vise à soutenir la modernisation du système d’enseignement supérieur et la coopération avec les universitaires européennes. « L’Algérie  est, actuellement, impliquée dans 18 projets Tempus soit 24% de tous  les projets de ce programme dans la zone méditerranéenne. » a-t-elle enfin conclu
Makhlouf Aït Ziane


EL MOUDJAHID - QUOTIDIEN NATIONAL D'INFORMATION Edité par l'EPE - EURL El MOUDJAHID - 20, Rue de la Liberté - Alger - Algérie
Tél. : +213(0)21737081 - Fax : +213(0)21739043
Mail : [email protected]