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AÏN-TÉMOUCHENT : L’île de Rachgoune, un site paradisiaque qui suscite l’intérêt des scientifiques

L’île de Rachgoune, distante d’une trentaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya d’Aïn-Témouchent, est un site naturel qui suscite la curiosité aussi bien pour sa beauté particulière que pour sa biodiversité et son intérêt scientifique

PUBLIE LE : 17-01-2012 | 23:00
D.R

L’île de Rachgoune, distante d’une trentaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya d’Aïn-Témouchent, est un site naturel  qui suscite la curiosité aussi bien pour sa beauté particulière que pour sa  biodiversité et son intérêt scientifique.  Ce site constitue une escale pour de nombreuses espèces de  l’avifaune  migratrice. Sa fragilité et les risques que représente sa dégradation pour ces espèces appellent à la prise de mesures pour le préserver.  Dans ce sens, la direction locale de l’environnement lui accorde une  attention particulière, en initiant plusieurs démarches dans ce sens. La première action a été la proposition de classement de l’île en tant que zone humide. Cette proposition a été faite dans le cadre de la mise en œuvre du projet portant sur la protection et l’aménagement des zones naturelles de  Chenoua/Anses de Kouali (Tipasa), des îles Habibas (Oran) et de l’île de Rachgoune  (Aïn-Témouchent). Ce projet a été initié par le ministère de l’Aménagement du  territoire, de l’Environnement et du Tourisme. Un bureau d’études français a élaboré une étude d’aménagement de l’île,  également proposée pour un classement par le ministère de la Culture, en tant  que site historique.  L’étude d’aménagement a relevé que l’île n’a pas subi de dégradation.  Elle préconise, toutefois, certains travaux dits "légers" avant son ouverture au public, aux chercheurs et aux étudiants. Entre autres propositions d’aménagement contenues dans l’étude, il est préconisé l’agrandissement de l’embarcadère qui passera de deux à cinq places, la réalisation d’une petite piste en léger et la réhabilitation du poste de  vigile. Le directeur de wilaya, chargé de l’environnement, relève,  comme projets, la réalisation en léger de ruelles pour accueillir les visiteurs, l’équipement du phare en moyens plus importants de récupération d’eaux pluviales et la réalisation d’un petit abri de pêche qui servira en cas de mauvais temps.  L’étude prévoit la pose de panneaux photovoltaïques pour alimenter l’île en énergie solaire et la pose de panneaux d’indication, d’information  et de sensibilisation du public sur l’importance du site, sur sa fragilité et l’intérêt de le protéger. Pour sa part, la Conservation des forêts met l’accent sur l’importance du classement de cette île. Partie prenante du domaine du littoral, le site, d'une superficie de 12 ha, a été fréquenté par l'homme depuis la préhistoire.  Pour cet organisme, l’aménagement doit obéir à la loi 02-02 portant  protection du littoral, notamment dans le volet interdisant toute construction en dur sur le territoire du littoral et donc de l’île. L’île de Rachgoune a, également, suscité la curiosité et l’intérêt des scientifiques étrangers. Un documentaire scientifique a été consacré à ce site et aux îles Habibas. Ce film, réalisé par une équipe d'experts italiens, a été projeté à la "Biennale des arts", qui s’est déroulée, en septembre  dernier, à Istanbul (Turquie). La coordinatrice du projet, l’Italienne Giulia Di Lenarda a indiqué que ce film a servi à la sensibilisation des gens au respect de la nature.
Il a, également, montré "par le son et par l’image", l'intérêt écologique de ces  réserves naturelles qui sont des aires protégées. Une étude pour l’élaboration d’un plan de protection et de mise en valeur des sites archéologiques de la wilaya d’Aïn-Témouchent a été lancée, par ailleurs, par la direction de la culture.  Elle concerne, aussi bien l’île de Rachgoune que les sites romains de Siga et Syphax, et la zaouia de Sidi Yakoub. L'île renferme des sentiers empruntés par des milliers de visiteurs chaque année. Ceux-là, curieux de découvrir leur beau pays, viennent par leurs propres moyens (location d'embarcations). Les spécialistes estiment que l’île de Rachgoune est un site de repos et de nidification de quelques espèces de l’avifaune migratrice entre l’Eurasie  et l’Afrique, comme le goéland d’Audouin, le faucon d’Eléonore.  Elle est l’un des derniers témoins du phoque moine de Méditerranée.  Pour ces spécialistes, le site de l’île de Rachgoune est exceptionnel,  non seulement, en Algérie, mais aussi en Méditerranée, au vu de sa  biodiversité, d’où la nécessité de le protéger et de préserver les espèces animales qui s’y installent le temps d’une saison ou lors d’une migration.  

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