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Tendances monétaire et financière pour les 9 premiers mois de 2011 : Plus de 176 milliards de dollars de réserves de change

Le niveau des créances non performantes déclarées par les banques affiche une tendance baissière

PUBLIE LE : 04-01-2012 | 23:00
D.R

Les banques en activité dans notre pays ont consolidé leurs  indicateurs de solidité financière au cours des neuf premiers mois de 2011 avec poursuite des efforts en matière de provisionnement. C’est ce qu’a affirmé, mardi, le gouverneur de la Banque d’Algérie, M. Mohammed Laksaci, relayé par l’APS, à l’occasion de la présentation des principales tendances monétaires et financière pour la période indiquée. Et de préciser, que le ratio de solvabilité des banques reste appréciable soit près de 20%, à  septembre 2011, pendant que les deux ratios de liquidité sont demeurés élevés, un constat également relevé à fin 2010. Dans son exposé, M. Laksaci indiquera que le niveau des créances non performantes  déclarées par les banques affiche une tendance baissière passant de 19,05% du total des crédits distribués à fin 2010 à 16,08% à fin septembre 2011. "Cette amélioration est due à l’effet conjugué de la baisse du niveau  des créances non performantes et de la hausse de l’encours des crédits distribués", a-t-il expliqué. Une performance induite par le cadre opérationnel de prévision et de suivi de la liquidité bancaire par la Banque d’Algérie, consolidé au premier  semestre 2011 et qui contribuera, ainsi, à l’efficacité de la conduite de la politique  monétaire. Le règlement en question institue, a-t-il noté, un coefficient de liquidité minimum à respecter par les  banques et les établissements financiers, en toutes circonstances. Aussi,  la Banque d’Algérie  fait état de la conformité des banques à cette exigence. D’autre part, M. Mohammed Laksaci a indiqué que le niveau des réserves officielles de change de l'Algérie a  atteint plus de 176 milliards de dollars à fin septembre 2011 et que l'encours des réserves de change, or non compris, a totalisé 176, 02  milliards de dollars à la même période. Le gouverneur de la Banque d'Algérie ajoutera que le solde global de la balance  des paiements pour les neuf premiers mois de 2011 a atteint 14,70 milliards de dollars contre 9,69 milliards de dollars pour la même période de l'année précédente.  "La position financière extérieure nette de l'Algérie est ainsi consolidée avec recul de la dette extérieure qui s’est stabilisée à 4,423 milliards de  dollars à fin septembre 2011, contre 5,681 milliards de dollars à fin décembre  2010".  Aussi, la gestion flexible du taux de change  par la Banque d'Algérie contribue  à la stabilité financière externe de l’Algérie, relèvera le gouverneur de la Banque d’Algérie. Dans le même ordre d’idées, il affirmera que l’excès de liquidités des banques est avéré structurel et en  hausse pour  la période indiquée, soit  plus de 247,4 milliards de dinars et que la banque d'Algérie a continué à résorber l'excès de liquidités par des opérations de reprise à sept jours et trois mois pour un total de 1.100  milliards de dinars. "Les banques ont régulièrement placé les montants en sus de l'objectif de constitution des réserves obligatoires en facilité de dépôts rémunérés à  24 heures", a-t-il souligné à ce propos. Le montant des réserves libres s'est, par conséquent,  contracté au premier semestre 2011, tout comme au troisième trimestre 2011,  traduisant le caractère effectif de la démarche de la Banque d'Algérie. L’autre indicateur est que l'Algérie a enregistré à la période donnée, une forte croissance des crédits à l'économie, précisant que « les crédits à l'économie y compris les rachats de crédits non performants  par le Trésor, progressent à un rythme de 16, 52%, contribuant significativement à la création monétaire ». Cette dynamique inclus, aussi bien, les banques  publiques (15, 84%) que les banques privées (21%) relevant, toutefois que, l'évolution des crédits directs distribués par les banques  reste contrastée. "Une forte hausse des crédits au secteur public (27,27%) s'est accompagnée d'une hausse modérée des crédits aux ménages (5,63%) et des crédits aux entreprises privées (10,78%) a-t-il indiqué. M. Laksaci a précisé, à ce titre que, les crédits immobiliers aux ménages se sont accrus  de 16,38% et ont atteint 74% du total des crédits aux ménages. Au même chapitre, il soulignera le fait que, la part des crédits, à court terme, a enregistré une baisse au profit  des crédits à moyen et long termes, soit 61,1% à fin septembre 2011 contre 59,89%  à fin décembre 2010. Le dynamisme du financement, à moyen et long termes, de projets d'investissement  est appuyé au second semestre 2011, relèvera M. Laksaci, par un rallongement des maturités de financements bancaires, à la faveur du soutien financier de l'Etat.  Le gouverneur de la Banque d’Algérie rappellera, à ce propos que, le Conseil de la monnaie et du crédit a émis, en juin dernier,  un règlement relatif au traitement des intérêts non recouvrés comptabilisés au titre des créances bancaires éligibles au rééchelonnement au profit des petites et moyennes entreprises en difficulté conformément aux recommandations des dernières tripartites notamment celle tenue en mai.
D. Akila
 

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