dimanche 27 septembre 2020 23:14:00

Énergie et environnement : Sécuriser le réseau de transport des hydrocarbures

Le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, et la ministre de l’Environnement, Nassira Benharrats, ont annoncé, hier au siège du ministère de l’Energie à Alger, la création d’un groupe de travail composé d’experts dans différentes spécialités chargé d’étudier et d’appréhender tous les risques et les impacts environnementaux.

PUBLIE LE : 16-09-2020 | 0:00
Ph. : Louiza

Le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, et la ministre de l’Environnement, Nassira Benharrats, ont annoncé, hier au siège du ministère de l’Energie à Alger, la création d’un groupe de travail composé d’experts dans différentes spécialités chargé d’étudier et d’appréhender tous les risques et les impacts environnementaux. Le ministre de l’Energie a annoncé l’élaboration d’un plan d’action interministériel relatif à la sécurisation du réseau de transport des hydrocarbures et des installations liées à cette activité afin de prévenir les accidents. Il considère qu’il s’agit d’un véritable plan ORSEC anti-ruptures de pipelines. Il a fait savoir que le réseau de transport par canalisation dépasse 21.000 km. Sont concernés le transport de gaz, de pétrole brut, de GPL, de gasoil et d’autres produits inflammables.
Ce réseau traverse des champs agricoles et des oueds ce qui peut engendrer des accidents comme celui de la fuite de pétrole de l'oléoduc OK1 à El-Oued.
Abdelmadjid Attar a précisé qu’un groupe de travail est sur le terrain et il est chargé de rassembler les données nécessaires et les compétences qui permettront de proposer un plan d’action et d’analyser les risques potentiels qui peuvent survenir dans le secteur de l’énergie et qui ont impact sur l’environnement.
 S’agissant de la fuite de l'oléoduc OK1 à El-Oued, le ministre a assuré qu’«aucun impact n'a été enregistré sur l’environnement, le sol, l’air et l’eau.
Il indique que «l’opération de maintenance a été suivie de façon régulière» afin de s'assurer la qualité des eaux et offrir le traitement nécessaire en cas d'impact.
Attar a déclaré qu’aussi bien Sonatrach que Sonelgaz, qui sont considérées comme les deux principales structures et acteurs industriels du secteur de l’énergie, font de leur mieux pour qu’il y ait un impact zéro sur l’environnement de façon générale sur la vie humaine, animale ou végétale, le sol l’eau, l’air. «Mais il arrive, hélas, qu’un accident survient», regrette-t-il.
Le ministre a rappelé que le président de la République avait ordonné à plusieurs ministres de se rendre sur les lieux de l’accident.
Après avoir félicité les équipes qui ont travaillé sur place sans interruption, Abdelmadjid Attar a déclaré : «Nous avons pu constater les dégâts sur site et nous avons dépêché plusieurs groupes d’experts de tous les secteurs concernés pour établir un état précis sur les causes de l’accident mais aussi sur les impacts environnementaux et les actions à entreprendre, dont beaucoup sont déjà en cours.»
La ministre de l’Environnement, Nassira Benharrats, a souligné l’importance de coordonner les actions avec les autres ministères et les administrations pour «éviter les risques environnementaux». «L'accident d'El Oued nous interpelle pour coordonner nos actions et éviter que ce genre de catastrophes ne se reproduise», a-t-elle souligné, en mettant en avant la mobilisation immédiate de Sonatrach avec les secteurs concernés qui a permis d'analyser les causes de l'accident et d'en minimiser l'impact sur les populations d'El Oued et les terres agricoles limitrophes.
«Nous devons procéder à l'analyse des risques environnementaux mais aussi économiques et ceux relatifs à la santé des riverains au niveau de tous les sites comportant des installations pétrolières et gazières», a recommandé la ministre. Elle a relevé le fait que les activités pétrolières et gazières comportent des risques environnementaux spécifiques qui ont souvent un impact fort et durable tant sur l'environnement que sur la santé publique.
Elle a également souligné le fait qu'aucun pays n'est à l'abri d'accidents de pollution qu'ils soient d'origine humaine ou climatique, en considérant que la prévention contre ces imprévus passe par l'évaluation détaillée des risques de pollution accidentelle propres à chacun des sites cartographiés.
Mme Benharrats a assuré que son département, qui est directement concerné par la préservation de l'environnement, accompagne ces opérations pour détecter d'éventuels dysfonctionnements afin de mettre en place des plans de sécurité et de remédiation en termes de biodiversité et de préservation de la santé des citoyens.
Après avoir mis l’accent sur la biodiversité qui est au cœur des préoccupations du ministère de l’Environnement, Mme Benharrats a rappelé que «l’Algérie a pris des engagements internationaux pour la protection de l’environnement et la diminution de la pollution».
    Hichem Hamza

 

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