dimanche 27 septembre 2020 23:28:32

Journée internationale de la protection de la couche d’ozone : Une amélioration est attendue vers 2030

Réchauffement Climatique : Les années 2030 seront pires que les années 2020

PUBLIE LE : 16-09-2020 | 0:00
D.R

En 1994, l'Assemblée générale de l'ONU a proclamé le 16 septembre, date anniversaire de la signature, en 1987, du Protocole de Montréal relatif aux substances qui appauvrissent la couche d'ozone, Journée internationale de la protection de la couche d'ozone.

La couche d'ozone, fragile écran de gaz, protège la Terre des rayons dangereux du soleil, préservant ainsi la vie sur notre planète... La couche d'ozone se trouve dans la haute atmosphère terrestre et nous protège contre les rayonnements ultraviolets du soleil, nocifs pour les êtres vivants. Les substances à l’origine de la perdition d’ozone sont des composés halogènes qui ne sont pas produits par la nature. Ces molécules en se décomposant sous l’action de la lumière libèrent le chlore qui casse les molécules d’ozone. L’atome de chlore a une durée de vie pouvant atteindre une centaine d’années, il détruira plusieurs milliers de molécules d’ozone avant de disparaître. Les substances appauvrissant la couche d’ozone sont utilisées dans les réfrigérateurs, les congélateurs, les climatiseurs, les extincteurs d’incendies de même qu’elles servent à certains appareils médicaux. Il est vrai que c’est un besoin nécessaire mais malheureusement nocif pour l’environnement. L’abandon progressif des utilisations réglementées de substances qui appauvrissent la couche d’ozone et les diminutions connexes de ces substances peuvent non seulement aider à protéger la couche d’ozone pour les générations actuelles et futures mais également contribuer de manière non négligeable aux efforts déployés par la communauté internationale pour faire face aux changements climatiques. De plus, l’élimination de ces substances a protégé la santé humaine et les écosystèmes en limitant le rayonnement ultraviolet nocif qui atteint la Terre. L’ozone se génère et se dégrade naturellement dans l’atmosphère sous l’action du soleil. Normalement, la génération et la destruction d’ozone s’équivalent. Mais le rejet dans l’atmosphère de certains produits industriels, notamment les CFC (chlorofluorocarbures), a brisé cet équilibre naturel en dégradant rapidement la couche. Cette dernière s’amincit dangereusement, particulièrement au-dessus des deux pôles, et plus spécifiquement au printemps. Cet amincissement saisonnier est appelé le «trou». Les substances nocives déjà présentes dans l’atmosphère restent actives plusieurs décennies. De façon générale, il est estimé que la couche d’ozone ne retrouvera pas sa densité normale avant 2030-2040, et pas avant 2045-2060 pour ce qui est des pôles, notamment au-dessus de l’Antarctique. La dernière évaluation scientifique de l'appauvrissement de la couche d'ozone, réalisée en 2018, démontre que certaines parties de la couche d'ozone se sont rétablies à un rythme de 1 à 3% par décennie depuis 2000. Aux taux prévus, l'ozone de l'hémisphère Nord et des latitudes moyennes guérira complètement d'ici les années 2030. L'hémisphère Sud suivra dans les années 2050 et les régions polaires d'ici 2060.

 L’Algérie, engagée à éliminer graduellement les SACO

L’Algérie s’est engagée, à l’image de tous les pays signataires du Protocole de Montréal (1987), à éliminer graduellement ces substances chimiques en éliminant jusqu’à l’instant 1.850 tonnes de SACO.  Ce chiffre représente 85% de la quantité globale à éliminer. Notons que l’Algérie était le premier pays ayant appelé, en mars 1989, à la création d’un fonds en faveur des pays en voie de développement consacré au soutien technique et financier, lequel a été créé, effectivement, une année plus tard. L’Algérie ne produit pas ces substances mais elle les utilise et les importe.
Ces dernières sont réglementées et un quota annuel d’importation est accordé aux entreprises concernées du fait de la limitation des quantités autorisées à l’utilisation. Ces entreprises déposent leurs demandes auprès du ministère chargé de l’Environnement pour permettre au «Comité substances réglementées», institué par décret, composé des représentants des ministères en rapport avec les secteurs utilisateurs, d’établir la répartition des quotas de méthyle chloroforme, bromure de méthyle et hydrofluorocarbones. L’opération d’importation des SAO est strictement réglementée. Elle est soumise au visa d’acquisition sur le marché extérieur des matières et produits chimiques dangereux, donné par les services du ministère de l’Energie. Pour éviter des sanctions liées à l’implication dans les trafics internationaux de SAO, l’importation n’est autorisée qu’à partir d’Etats ayant ratifié la Convention de Vienne pour la protection de la couche d’ozone et le Protocole de Montréal relatif aux SAO ainsi que tous ses amendements. Ce sont les engagements internationaux pris par l’Algérie qui imposent un contrôle strict sur les mouvements et l’utilisation des SAO. Dans le même esprit, l’importateur doit fournir un certificat délivré par le fournisseur attestant que les SAO livrées sont neuves. La réglementation algérienne exige également des entreprises qu’elles déclarent les quantités déjà importées, en précisant le point d’entrée et le lieu de dédouanement. Notre pays est surtout concerné par la consommation du bromure de méthyle (pesticide utilisé pour la fumigation des sols et des denrées, pour traiter les produits agricoles et empêcher ainsi la propagation accidentelle des parasites et des maladies). Il est resté toléré en raison de difficultés dans l’identification des alternatives techniquement et économiquement réalisables. L’Algérie importe près de 1.000 tonnes de ces substances. Ayant ratifié le protocole de Montréal, elle s’est engagée au même titre que les pays signataires à éliminer progressivement l’utilisation de ces substances. En effet, le protocole de Montréal oblige les parties signataires à éliminer progressivement les substances qui appauvrissent la couche d'ozone, selon un calendrier préétabli. D’autre part et en signant le Protocole de Montréal en 1992, a bénéficié de plusieurs avantages, entre autres le maintien de l’importation des substances réglementées pour les installations déjà existantes, l’assistance financière... Aucun pays du Moyen-Orient ou du Maghreb n’a bénéficié d’une telle aide. Les Douanes algériennes ainsi que la DGSN ont bénéficié de matériels et d’équipements leur permettant le contrôle et la surveillance des substances nuisibles à la couche d’ozone de même que 32 entreprises nationales qui avaient également bénéficié de l’aide financière du fonds multilatéral qui est évaluée à 15 millions de dollars». La DGSN a bénéficié d’appareils de récupération et de recyclage des CFC, les Douanes d’appareils d’analyse et de détection des substances appauvrissant la couche d’ozone et l’ENIEM d’appareils de récupération et de recyclage des CFC. En réponse à ces avantages, l’Algérie s’est montrée un bon élève en la matière et ce en éliminant plus de 85% des CFC - utilisés comme gaz réfrigérant, agent gonflant dans la fabrication des mousses plastiques, gaz propulsé dans la fabrication des aérosols et comme solvant dans diverses applications industrielles.
Farida Larbi

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Réchauffement Climatique
Les années 2030 seront pires que les années 2020

Les années 2030 seront nettement pires que les années 2020 en matière de réchauffement climatique, selon des scientifiques qui prévoient davantage de catastrophes.» Les années 2030 seront nettement pires que les années 2020 », assure Kim Cobb climatologue à Georgia Tech, dans un communiqué repris par la revue FuturaScience. «Et d'ici 30 ans, nous devrions avoir à subir des catastrophes climatiques deux fois plus nombreuses et plus intenses que celles que nous vivons aujourd’hui», selon la même source. La revue rappelle que cette année 2020 a commencé avec des incendies en Australie. « Nous avons eu des records de températures, 38 C en Sibérie. L'Amazonie a elle aussi connu des incendies d'une ampleur qui n'avait pas été vue depuis une quinzaine d'années», ajoute la revue. Dans l'Atlantique, ce ne sont pas moins de 17 tempêtes tropicales qui ont déjà été nommées depuis le début de cette saison des ouragans. Certains annoncent même que, dans les jours qui viennent, quatre de ces tempêtes pourraient sévir en même temps.  Au Japon et en Corée du Sud, c'est le typhon Haishen qui a fait de sévères dégâts ces derniers jours, alors que la Californie et tout l'ouest des Etats-Unis sont toujours en proie aux flammes. Le Colorado a connu une chute de température de 30 C en seulement 24 heures. La plupart de ces catastrophes naturelles sont imputables, au moins en partie, au réchauffement climatique. «Les choses vont encore empirer... dramatiquement», prévient Kim Cobb». «Il me semble que ce qui arrive aujourd'hui correspond bien à ce que nous avions annoncé il y a dix ans», rappelle de son côté Kathie Dello, climatologue de l'Etat de Caroline du Nord.  A l'époque, difficile de s'imaginer une telle réalité. Tout comme il est difficile d'envisager aujourd'hui, malgré les prévisions des scientifiques, que les choses vont encore empirer. Nous avons injecté plus d'énergie dans le système qu'il ne pouvait en absorber», ajoute Petteri Taalas, le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

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