lundi 28 septembre 2020 00:32:29

Ateliers industriels du centre de la capitale : Producteurs de nuisances sonores…

Pour celles et ceux qui sont nés et ont grandi à Alger avant l’indépendance du pays, en l’occurrence dans le centre de la capitale, les deux épicentres que sont la place Émir-Abdelkader et la place Maurice-Audin sont notoirement connus pour être des quartiers à usage d’habitation et d’affaires, pour ne pas dire des quartiers résidentiels…

PUBLIE LE : 14-09-2020 | 0:00
D.R

Pour celles et ceux qui sont nés et ont grandi à Alger avant l’indépendance du pays, en l’occurrence dans le centre de la capitale, les deux épicentres que sont la place Émir-Abdelkader et la place Maurice-Audin sont notoirement connus pour être des quartiers à usage d’habitation et d’affaires, pour ne pas dire des quartiers résidentiels…

Or, ne voilà-t-il pas que depuis quelques années, les deux quartiers en question se trouvent investis, pour ne pas dire envahis, par d’indus occupants, en l’occurrence des ateliers industriels, tout particulièrement aux alentours de la place Maurice Audin, où les nuisances de toutes natures, principalement sonores, produites par ces ateliers, commencent très tôt dans la matinée pour ne cesser pratiquement qu’en début de soirée… Il semble même, selon des témoignages recueillis auprès de quelques voisins de quartier, que l’un de ces ateliers a déjà été l’objet de plaintes émanant de riverains et qu’il a été fermé par les pouvoirs publics pour cause de nuisances sonores. Mais entre temps, son gérant, très pistonné à l’époque, a pu le faire rouvrir…
Cela commence donc aux aurores, avec force décibels déversés sans façon par les haut-parleurs des mosquées au cours des premiers appels à la prière.
A croire que chaque mosquée veut placer la barre plus haut que celle des autres...S’ensuivent aussitôt les éclats de voix incongrus de quelques habitants du quartier en mal de jactance, lesquels, à force d'élever le ton, vous obligent, pratiquement, dès les premiers rayons de soleil, à vous mettre au balcon pour leur demander de ne pas hurler dans leur discussion, histoire de respecter le voisinage.
Ce à quoi ils vous répondent, sans scrupule et avec une arrogance baveuse, qu'ils sont sur la voie publique et que, de ce fait, ils n'ont aucun compte à vous rendre en tant que particulier…
Quoi qu’il en soit,  l'enfer, celui émanant des pollueurs, commence véritablement avec le démarrage, souvent avant l’horaire conventionnel prévu pour les travaux de petite voierie, d’un appareil de ponçage de plancher dans un immeuble mitoyen : une véritable torture, pour ne pas dire un calvaire pour les riverains et autres voisins immédiats qui ont veillé tard dans la nuit, souvent face à leurs écrans (micro et télévision) et qui, en ce début de matinée, croyaient mériter quelques minutes supplémentaires de répit, pour ne pas dire d’un sommeil réparateur…
C'est à se croire dans une zone industrielle tant ces nuisances sonores sont multiformes, quotidiennes. Bref, pour finir de dresser ce tableau déjà peu reluisant en matière de nuisances sonores, voilà aussitôt le son aigu, strident, insupportable, du sinistre instrument qu’est la tronçonneuse métallique, laquelle, tôt le matin aussi, commence immanquablement à découper sans arrêt la taule dans l'atelier mitoyen de barreaudage : celui-là même qui a déjà été fermé en raison de plaintes émanant des riverains. Imaginez alors la cacophonie induite simultanément par ces divers producteurs de nuisances, sonores bien évidemment.
Ah, on a failli oublier le bruit malvenu du marteau que manipule aussi avec sadisme et à longueur de temps un employé du hammam voisin, lequel, avec cet outil peu recommandé en début de matinée, se fait un malin «devoir» de réparer des meubles trop usagés ; des meubles, entre nous soit dit, qui sont plutôt destinés à être jetés à la poubelle…
Là aussi, c'est à se croire dans une zone industrielle tant ces nuisances sonores sont fortes, multiformes, quotidiennes - y compris le vendredi - et ce, durant toute l'année, bien entendu sans une seule interruption. Alors ne vous étonnez pas si, en définitive, l'un des voisins de quartier, rencontré par hasard juste à ce moment-là, vous apprend, au cours de la discussion d'usage, que son médecin traitant vient de lui diagnostiquer une hypertension artérielle chronique. Et surtout n’allez pas chercher ailleurs la cause directe de ce déplorable état de fait (Lire encadré).
Kamel Bouslama

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions