dimanche 27 septembre 2020 23:32:15

L’Algérie face à l’adversité sous toutes ses formes : Au-delà du quotidien, le combat continue

Parce que notre pays n’a pas souvent été ménagé outre-frontières par des esprits envieux et revanchards, on est toujours heureux d'entendre dire, malgré tout, que l'Algérie est un pays de très longue histoire humaine.

PUBLIE LE : 15-09-2020 | 0:00
D.R

Parce que notre pays n’a pas souvent été ménagé outre-frontières par des esprits envieux et revanchards, on est toujours heureux d'entendre dire, malgré tout, que l'Algérie est un pays de très longue histoire humaine.

Preuve en est, le fait que des scientifiques de plusieurs nationalités aient récemment mis au jour le site archéologique de Aïn Boucherit (wilaya de Sétif) vieux de deux millions quatre cents mille ans, ce qui en fait le deuxième berceau de l’humanité après le site éthiopien qui, lui, en est le premier car il date de deux millions six cents mille ans.
Quoi qu’il en soit, il n'y a là que justice rendue au parcours multimillénaire enfin reconnu, et par incidence réhabilité - de la façon la plus objective qui soit - de notre pays. Mais en même temps, nous sommes las d'entendre dire aussi que notre pays est certes tout autant historique, mais en référence à un passé seulement, pour ne pas dire exclusivement médiéval, entendre par là depuis l’arrivée de l’islam. Car si magnifiées que soient les valeurs arabo-islamiques qui font certes partie des soubassements actuels de la personnalité algérienne, nous ne voulons pas, ne voulons plus, que l'Histoire multimillénaire de notre pays soit réduite à cette seule période là. Et puis, qu’on le veuille ou non, l'Algérie n'appartient pas qu'au passé. Sa place n'est pas seulement au musée, même si, sous d’autres angles d’approche, on devrait avoir beaucoup de respect pour cette institution culturelle. En clair, l'Algérie doit être parmi les nations émergentes, les nations en mouvement. Mouvement scientifique, technique et technologique, mouvement culturel s’entend. Et, par incidence, mouvement sociétal. Et dire, sous cet angle-là, qu'il est des lieux tout proches où les mutations ne cessent de s'opérer, souvent de façon fulgurante ! Où des dogmes et tabous partent en lambeaux, comme de vieilles écorces. Où des idées neuves trouvent leur point d'application. Et servent de leviers pour progresser. Hé oui force est d'admettre que nous ne sommes pas assez attentifs à cette montée des peuples les uns par rapport aux autres. L'évidente insuffisance, sinon l'inexistence pure et simple de la veille scientifique, technique et technologique et le matraquage idéologique ayant produit les déviances absolutistes les plus effarantes, nous nous comportons comme si cette compétition planétaire ne nous concerne pas, ne nous concerne plus.
Tout change à l’échelle de la planète… Plus vite nous y serons, mieux cela vaudra.
Pourtant, on ne peut continuer d’ignorer mille et une réalités qui ont surgi entre temps à travers la planète : que les Etats-Unis par exemple, dont on admet volontiers qu'ils sont aujourd'hui les plus puissants au monde, n'existaient guère il y a un peu plus de deux siècles. Et la Russie, il y a un peu moins d'un siècle, était peuplée en grande partie de moujiks. Quant à la Chine qui entre temps est devenue l’atelier du monde, elle vivait encore, il n’y a pas si longtemps, sous le règne de l’opium. A bien y regarder, il n'y a pas de situation acquise, il n'y a que les situations qu'on se fait. Et qui permettent, il va sans dire, de mieux s'insérer dans la mondialité, dans l'universalité.
Et oui, tout change à l’échelle de la planète. Donc plus vite nous y serons, mieux cela vaudra. Jusqu'à quand, en effet, va-t-on continuer de ne pas comprendre, de nier cette évidence que l'avenir est aux ouvertures scientifiques, techniques, technologiques, culturelles, sociétales et autres ? Que l'avenir est à l'intelligence moderne, non à l’intelligence archaïque ? Que de nos jours rien de ce qui est cloisonné, verrouillé, ne peut résister indéfiniment ? Alors plus vite nous y serons, mieux cela vaudra. Car jusqu'à quand va-t-on continuer de ne parler savoir et connaissance qu’en de rares occurrences, et de surcroît à l'ombre d'un obscurantisme lesté d’intolérance qui, lui, ne cesse malheureusement de progresser durant toute l’année, autrement dit chaque jour que Dieu fait ? Alors, au-delà du quotidien, le combat contre l’adversité sous toutes ses formes -y compris médiatiques- ne devrait-il pas continuer, afin que l’Algérie retrouve la meilleure place qui soit au palmarès des nations ?
Kamel Bouslama

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