lundi 28 septembre 2020 19:43:02

Tizi Ouzou : Tizi N’Kouilel, un carrefour de haute altitude à valoriser

A 1.560 mètres d’altitude, l’ANP veille sur tout.

PUBLIE LE : 10-08-2020 | 0:00
D.R

Le plastique et le verre rappellent l’insouciance.

Le Djurdjura est incontestablement un mont qui regorge de sites aussi éblouissants les uns que les autres. Montagne riche en flore, en faune, en ressources hydriques et en endroits finement sculptés et façonnés par Dame nature. Le col de Tizi N’Kouilel est parmi ces lieux féeriques. A 1.560 mètres d’altitude, Tizi N’Kouilel est un col situé situé à cheval entre les wilayas de Tizi-Ouzou et Bouira et constitue un carrefour incontournable pour le trafic routier entre les communes situées aux limites de ces deux wilayas.
Le col était et est toujours un trait d’union entre les deux versants de la majestueuse montagne Djurdjura. Sublime lieu aux potentialités touristiques indéniables, mais non encore exploitées et valorisées, le col de Tizi N’Kouilel doit susciter l’intérêt des autorités en charge de la promotion du tourisme et des autorités locales afin d’encourager les opérateurs du tourisme à investir pour la réalisation de structures touristiques appropriées à la spécificité environnementale et écologique du col. Ce dernier, ensoleillé en été, verdoyant au printemps et fortement enneigé en hiver et parfois même en automne, constitue en période estivale, marquée cette année par la propagation de la pandémie de Covid-19, une des destinations fortement prisées par les citoyens des localités des deux versants du Djurdjura. En ces journées de fortes chaleurs, ce site de villégiature sublimissime constitue un palliatif à la décision de fermeture des plages et autres lieux de loisirs comme mesure préventive contre la propagation de la pandémie de coronavirus.
A défaut des plages et autres lieux de détente, beaucoup de citoyens, hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, se sont rabattus sur ce site de très haute altitude pour passer quelques moments de détente et d’évasion à l’ombre des arbres et loin du vacarme et de la chaleur caniculaire sévissant en ville. Lors de notre ascension vers ce col à partir de la localité d’Iboudraren, nous avons été surpris par le nombre important de véhicules qui empruntaient la RN 30 qui n’est toujours pas bitumée mais plus ou moins carrossable. Plusieurs de ces véhicules marquaient des haltes au niveau des accotements de cette piste et les personnes à bord s’engouffraient dans la forêt se trouvant à une enjambée de la piste pour pique-niquer, décompresser et passer quelques moments sous les chênes lièges et autres qui bordent les deux côtés de ce chemin qui monte vers le col.
 La quiétude envahit toute personne empruntant cette route qui, au fur et à mesure de l’escalade, découvre des deux côtés de merveilleux sites naturels mais aussi de beaux villages situés en contre-bas du col et nichés dans le massif du Djurdjura.
Tout passant ne peut rester insensible à ce calme olympien régnant dans cette forêt bordant cette route menant au col. Hormis les gazouillis des oiseaux, tout est figé dans cet espace forestier de haute altitude. Au col de Tizi N’Kouilel, une splendeur qui reste toujours à son état naturel, le visiteur peut admirer à partir de la route une belle et verdoyante cédraie accrochée à un ravin et formant une extraordinaire mais non moins éblouissante fresque contrastant avec la couleur ocre de ce monticule la dominant, à savoir Aggouni Lahoua (le mont de la pluie) où s’organisait par le passé le festival de la transhumance à l’initiative de l’APC Ath Boudrar (Iboudraren). Tout est beau à voir sur ce pic montagneux.
 Des citoyens de passage pour aller à Bouira marquent une pause pour immortaliser ces moments face à cette cédraie et respirer l’air pur. Ils sont tout simplement éblouis par cette beauté qui s’offre à leurs yeux et ces vues imprenables sur de beaux villages qui sont nichés au pied de ce massif montagneux. Nul ne peut passer par ce col sans marquer une halte pour contempler ces multiples merveilles dont regorge ce col, jalousement gardé par nos veillants soldats de l’Armée nationale populaire qui veillent sur la sécurité des automobilistes et des citoyens de passage. Un barrage mixte entre les soldats de l’ANP et les éléments de la Gendarmerie nationale est depuis plusieurs années dressé sur ce col.
Ces protecteurs de notre sécurité sont là de jour comme de nuit et dans toutes circonstances pour veiller avec abnégation et un engagement indéfectible sur la sécurité des lieux et déjouer toute tentative d’atteinte à la sécurité et la quiétude de la population. Au moment de notre passage, ces soldats et gendarmes, prévenants et disponibles, étaient au niveau du barrage pour organiser et contrôler la circulation automobile, mais aussi pour répondre aux sollicitations des passants sur certaines destinations. Pendant les tempêtes de neige qui bloquent le passage au niveau de ce col, les soldats entreprenaient dans des conditions souvent difficiles les opérations de déneigement du col et sa réouverture à la circulation automobile, reconnaissent les usagers de ce passage et tous les citoyens des villages limitrophes qui en bénéficient eux aussi  constatent l’engagement de l’armée nationale populaire aux côtés des populations. Le seul point noir sur le long trajet menant à ce site paradisiaque est la prolifération des déchets, particulièrement le verre et le plastique, qui ne cessent désormais de ternir l’image de ces beaux paysages naturels. Comme à travers l’ensemble des sites composant le mystérieux Djurdjura, le plastique et le verre sont éparpillés dans les moindres recoins de ce beau site à la déception des amoureux de la nature et des promoteurs de l’éco-tourisme.
Des visiteurs peu soucieux de la préservation de ce riche patrimoine forestier dont regorge la wilaya de Tizi-Ouzou ne semblent pas réceptifs aux multiples appels quant à l’impérative nécessité de sa protection.
Des campagnes sont menées par les responsables des secteurs de Tala Guillef et Ath Ouaabane du parc national Djurdjura. Mais les visiteurs indélicats et nullement sensibles à la beauté de la nature continuent d’abandonner en pleine forêt et sur les accotements de la route les déchets après avoir passé de bons moments sous les arbres.
La loi contre les atteintes à l’environnement existe et il est désormais temps de l’appliquer si on veut sauver notre si riche patrimoine forestier et faunistique d’une destruction certaine, rappellent les amoureux de la nature.
Bel. Adrar

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