mardi 22 septembre 2020 14:13:21

Abdelkader Bendaâmèche, commissaire du festival chaâbi : «Il faut miser sur la formation»

"Nous sommes en train d’inaugurer cette édition que nous avons voulu empreinte de beaucoup de volonté pour la formation, parce que c’est la formation qui est notre moteur depuis la création de ce festival."

PUBLIE LE : 19-08-2011 | 23:00
D.R

À l’occasion de l’ouverture officielle de la sixième édition du Festival national de la chanson chaâbi, un mot sur cet événement ?
Nous sommes en train d’inaugurer cette édition que nous avons voulu empreinte de beaucoup de volonté pour la formation, parce que c’est la formation qui est notre moteur depuis la création de ce festival. C’est bien de faire participer des chanteurs, c’est bien de découvrir des talents, mais il faut aussi avoir une génération d’artistes formés. Au moins avoir la connaissance et le savoir dans ce domaine, parce que le chaâbi en lui-même est un domaine musical sévère, c’est vrai, mais c’est aussi un domaine artistique qui renferme du savoir et de la connaissance.

Pouvez-vous nous parler des nouveautés de cette édition ?
Tout d’abord, on a voulu que cet espace s’élargisse jusqu'à l’espace Fadhila-Dziria au théâtre de plein air, qui dépend de l’Institut national supérieur de musique et qui est ouvert dans le cadre de ce festival. Donc, c’est la première fois que nous constituons  deux jurys avec deux orchestres différents, mais avec les même interprètes qui sont là et qui se produisent pour une seconde fois au théâtre de plein air. C’est une sorte de rattrapage pour les candidats qui échouent  devant le jury du TNA.

Est-ce qu’il y a un suivi des candidats ?
Bien sûr. On va les suivre, tout d’abord dans l’enregistrement d’un album. Puis dans les tournées artistiques entreprises par le ministère de la Culture. Nous les suivrons également dans les tournées que fait le Festival national de musique chaâbi, dans les différentes journées d’étude que nous organisons au niveau national. Donc nous les suivons constamment parce qu’ils font partie du festival.

Des hommages seront aussi rendus lors de chaque édition. Cette fois, vous avez choisi Abdelkader Guessoum, Abdallah Guettaf et Abdelmalek Imansouren. Comment s’est fait ce choix ?
Ce sont de grands noms de la musique chaâbi. On les cite toujours avec émotion, parce que nous les avons côtoyés. Ce sont des amis personnels et des amis du chaâbi. Ce sont des cheikhs qui ont chacun à sa manière marqué l’histoire du chaâbi. Ils ont aussi contribué à l’évolution de ce genre musical. Ils nous ont aidés pour ce festival, parce qu’ils ont cru en cette institution et ils étaient toujours avec nous. Ils nous ont quittés à jamais, mais il faut toujours reconnaître leurs œuvres. Nous persévérons pour leur rendre hommage.

Quel sont les objectifs de ce festival ?
Les objectifs se résument dans la nouveauté des slogans que nous lançons cette année. Depuis 2006, nous disions que c’était «la connaissance et le savoir dans l’étude de la chanson chaâbi». Alors voilà, nous sommes en train de le faire et le train est en marche. Pour ce qui est du second slogan, c’est «l’authenticité et la continuité». On reste dans l’authenticité parce que c’est notre patrimoine, notre culture, notre identité, notre pays, c’est notre nation que nous défendons avec tous les moyens, même avec les moyens de la mémoire. De plus, ce qu’il faut souligner aussi, c’est que nous tenons à ce que le chaabi se perpétue par l’intermédiaire de ses interprètes, ses talents nouveaux qui ont repris le flambeau.
Propos recueillis par Kafia Ait Allouache

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