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M. Abdelhamid Hamdani : L’Algérie a les moyens de développer les filières stratégiques au Sud

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelhamid Hamdani, a mis en avant les atouts et les capacités dont dispose l’Algérie pour le développement des filières stratégiques au Sud, notamment les cultures oléagineuses et sucrières, et réduire ainsi la facture de leur importation qui dépasse actuellement 1,5 milliard USD.

PUBLIE LE : 02-08-2020 | 0:00

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelhamid Hamdani, a mis en avant les atouts et les capacités dont dispose l’Algérie pour le développement des filières stratégiques au Sud, notamment les cultures oléagineuses et sucrières, et réduire ainsi la facture de leur importation qui dépasse actuellement 1,5 milliard USD. La feuille de route pour le développement des activités agricoles, examinée lors du dernier Conseil des ministres, repose sur d’importants fondements, à savoir la relance de l‘investissement structuré, le développement des filières stratégiques, notamment les céréales, la rationalisation des dépenses publiques et enfin parvenir à la réduction de la facture de l’importation considérablement, a souligné M. Hamdani, mercredi soir sur la télévision publique. Il a déclaré que cette feuille de route traite de questions sensibles, essentiellement l’amélioration de la production céréalière par le recours à l’irrigation complémentaire, ce qui permettra de réduire la facture d’importation.
Le ministre a fait savoir, par ailleurs que le deuxième axe porte sur le développement de l’agriculture saharienne, notamment pour les filières stratégiques, qui ont un impact sur l’économie nationale en termes d’importation. «Il s’agit d’aller vers les productions sucrières et oléagineuses, notamment le maïs et la betterave sucrière, dont la facture d’importation s’élève, aujourd’hui, 1,5 milliards de dollars», ajoute le ministre. Dans ce contexte, le ministre a assuré que l’Algérie dispose des atouts et capacités qu’il faut pour la production de ces matières, notamment dans les régions sahariennes, ajoutant que «toutes les études réalisées dans ce cadre, à l’aide des nouvelles technologies et avec le concours de l’agence spatiale, montrent que nous pouvons consacrer au moins, un million d’hectare à ces cultures».
Le programme de développement de ces nouvelles filières «n’a rien d’utopique, bien au contraire, il est réalisable pour atteindre la production de 30 à 50 % des besoins nationaux au minimum», a assuré le ministre de l’Agriculture. Le plan de développement du secteur accorde, en outre, davantage d’intérêt aux pâturages et à la filière cameline, outre l’encouragement de l’innovation et la numérisation du secteur, en focalisant sur le foncier agricole.
 

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