mardi 04 aot 2020 00:15:33

Finance islamique : La BNA autorisée à mettre sur le marché neuf produits

La Banque d’Algérie vient d’autoriser la Banque nationale d'Algérie de mettre sur le marché neuf nouveaux produits relevant de la finance islamique.

PUBLIE LE : 02-08-2020 | 0:00

La Banque d’Algérie vient d’autoriser la Banque nationale d'Algérie de mettre sur le marché neuf nouveaux produits relevant de la finance islamique. Ces produits qui seront mis sur le marché à partir de la semaine prochaine, explique un communiqué de la BNA, sont le compte chèque islamique, le compte courant islamique, le compte épargne islamique, le compte épargne islamique «jeunes», le compte d'investissement islamique non restreint, Mourabaha immobilier, Mourabaha équipement, Mourabaha automobile et Ijara. Une autre banque suivra, selon les déclarations faites par le ministre des Finances Aymen Benabderrahmane.
L’autorisation accordée à la BNA témoigne de l’offensive menée par les pouvoirs publics à mieux développer la finance islamique qui, plus que jamais, s’est imposée avec la crise Covid-19. En effet, cette finance compte attirer les liquidités thésaurisées ou en circulation sur le marché parallèle et contribuer à atténuer les effets économiques de la pandémie de coronavirus en Algérie en accordant des prêts sans intérêts aux clients. Compte tenu de l’importance de ce type de finance, le DG d’Al Salam Bank réitère l’importance de l’émission des sukuk pour «essayer de lever une partie de l’épargne publique pour financer les besoins de l’Etat». Si l'émission de sukuk souverains est possible, et n'étant pas soumise aux contraintes imposées par le code du commerce, les émissions privées doivent obtenir, préalablement, le visa de la COSOB, ce qui requiert un ancrage légal au niveau des dispositions régissant les valeurs mobilières dans le code du commerce. «D'où la nécessité, explique M. Hideur, d'introduire un léger amendement qui a été, au demeurant, proposé aux autorités compétentes dans le cadre de la révision en cours de ce code régissant les activités commerciales». 
Par ailleurs, il y a lieu de préciser que le ministre des Finances a récemment appelé à la création de banques privées à capitaux algériens afin de contribuer à attirer l’argent qui circule dans l’économie parallèle et de restaurer la confiance entre les citoyens et l’environnement administratif et financier. «Nous n’avons pas vu de banques nationales privées depuis plus de 15 ans. Nous encourageons la création de banques privées à capitaux algériens qui bénéficieront de toutes les facilités du gouvernement», a-t-il affirmé.  Côté experts, on évoque l’importance des dispositions prises par les pouvoirs publics en vue de lancer la finance islamique, jugeant que la conjoncture est propice pour édifier ce système financier tant attendu qui devrait contribuer de manière efficace à capter l’argent de l'économie parallèle. Rappelons qu’un règlement de la Banque d’Algérie définissant les opérations relevant de la finance islamique et les conditions de leur exercice par les banques et les établissements financiers a été publié en mars dernier. Selon ce règlement 20-02 du 15 mars 2020, une opération relevant de la finance islamique est toute opération de banque qui ne donne pas lieu à la perception ou au versement d’intérêts.
Il s’agit des opérations qui concernent six produits : la mourabaha, la moucharaka, la moudaraba, l'ijara, le salam, l'istisnaa, les comptes de dépôts et les dépôts en comptes d’investissement.  
Fouad Irnatene

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