mardi 04 aot 2020 00:23:51

Commentaire : La «règle» de la négligence

Le coronavirus est là. Ce serait certainement une grosse bêtise, voire un suicide, d’ignorer cette réalité, quand bien même dure à avaler.

PUBLIE LE : 02-08-2020 | 0:00
D.R

Le coronavirus est là. Ce serait certainement une grosse bêtise, voire un suicide, d’ignorer cette réalité, quand bien même dure à avaler. Pourtant, sans verser dans l’alarmisme et le défaitisme, on ne peut qu’admettre que la situation est grave, certes, mais pas désespérée, pour peu que tout le monde se sente concerné par la lutte contre cette pandémie. C’est vrai, il n’y a d’aveugle que celui qui ne veut pas voir. La situation est loin d’être reluisante.
 Elle n’est pas spécifique à l’Algérie. D’autres pays qui ont plus de moyens subissent un scénario identique. Croire, aujourd’hui, que la COVID-19 est «étrillée» et carrément inepte, à l’heure de toutes ces catastrophes causées par le virus qui dépassent le sanitaire pour affecter d’autres secteurs, à savoir économique, social, culturel et politique. L’impact de l’infection, en effet, est visible, y compris sur les petites et moyennes entreprises, les artisans et certains métiers qui en ont bavé des ronds de chapeau depuis près de cinq mois. Il suffit de savoir que les pertes du secteur touristique s’élèvent à 2500 milliards de centimes par mois.
Aujourd’hui, cohabiter avec le coronavirus devient plus que nécessaire pour arriver à bon port, néanmoins vivre avec le virus ne veut nullement dire renoncer à l’adoption de tous les gestes barrières qui restent, pour l’heure, le chemin le mieux indiqué pour maîtriser une deuxième vague qui s’annonce, faut-il le dire, sauvage et impitoyable.
Malheureusement, beaucoup de citoyens s’éloignent des bonnes attitudes et des conseils des spécialistes, pourtant indispensables pour éviter la propagation du virus.
Certains ont même anticipé un retour à la normale alors qu’on assiste à une flambée de nouveaux cas signalés tous les jours. En fait, l’insouciance est à son paroxysme, avec le non-respect, pas seulement du port du masque, pourtant obligatoire, mais également l’adoption de comportements dangereux, incompatibles avec tous les appels favorisant la distanciation physique, l’hygiène et la minimisation des déplacements, sauf pour urgence. On assiste, c’est un fait, à une démission du citoyen vis-à-vis de ces questions vitales à même d’inverser la donne. Une prise de conscience quant à son rôle dans la prévention contre la COVID-19 est aussi un pas vers la limitation du nombre de cas de personnes atteintes par ce virus. 
Samia D.

 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions