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Aïd El Adha, Une célébration dans un contexte exceptionnel : Vigilance et recueillement

Les musulmans célèbrent demain, le premier jour de l’Aïd El Adha qui commémore le sacrifice qu’Allah demanda à Sidna Ibrahim Al Khalil (Paix et Salut sur lui) pour tester et éprouver sa foi. C’est à lui qu’Allah fera vivre l’épreuve la plus difficile qui soit : sacrifier son unique fils Ismail, né de son épouse Hajjar.

PUBLIE LE : 30-07-2020 | 0:00
D.R

Les musulmans célèbrent demain, le premier jour de l’Aïd El Adha qui commémore le sacrifice qu’Allah demanda à Sidna Ibrahim Al Khalil (Paix et Salut sur lui) pour tester et éprouver sa foi. C’est à lui qu’Allah fera vivre l’épreuve la plus difficile qui soit : sacrifier son unique fils Ismail, né de son épouse Hajjar.

C’est bien plus que de se sacrifier soi-même ; c’est autrement plus difficile qu’une séparation, une maladie, un échec, un drame… Sidna Ibrahim et son fils se sont unis pour se dévouer à la volonté d’Allah. Ibrahim tente d’immoler son fils avant que l’archange Jibril n'intervienne. Ismail fut remplacé par un bélier. L’Aïd El Adha marque la fin de la période du pèlerinage à La Mecque et se ponctue par l’abattage de moutons. La fête du Sacrifice est célébrée le dixième jour du dernier mois de l’année lunaire, au lendemain du rassemblement des pèlerins sur le mont Arafat à La Mecque. Pour avoir une idée de ce que représente cette fête religieuse pour les Musulmans, il suffit de méditer sur cette parole du Prophète d’Allah, Mohammed (QSSSL) : «Il n’y a pas une œuvre plus agréable auprès d’Allah que l’homme puisse accomplir le jour du sacrifice que de sacrifier une bête». Placée sous le signe du partage et de la solidarité, la fête est l’occasion de se retrouver et de resserrer les liens entre les membres de la communauté, notamment ceux qui vivent dans le besoin (pauvres, nécessiteux, orphelins…). La tradition veut que le premier tiers de la viande soit donné aux pauvres et aux nécessiteux, le deuxième tiers aux voisins et le troisième tiers à la famille.
Les Algériens s’apprêtent à célébrer l’Aïd El Adha dans le recueillement, l’entraide et la solidarité. Il n’empêche que le contexte est particulier, dû à la pandémie de la Covid-19.
La fête a perdu de son caractère festif, de cette joie collective qui fait son charme depuis des lustres. Conjoncture oblige, l’heure est à la prudence, au respect rigoureux des règles de prévention contre une flambée de cas de contamination. Les autorités sanitaires ne cessent d’inciter les gens à observer les gestes barrières comme porter obligatoirement le masque de protection qui est régi par un décret exécutif, donc obligatoire, se laver en permanence les mains, maintenir la distanciation physique, éviter les rassemblements, les visites et les prières collectives, se garder des embrassades et les poignées de main. S’agissant d’une période à haut risque, les autorités appellent par ailleurs, les personnes vulnérables à se protéger davantage. Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière exhorte les citoyens qui accomplissent le rituel du sacrifice à une stricte observance des précautions pour éloigner les risques de contamination, notamment ceux liés au kyste hydatique et au Coronavirus.
Le ministère indique, par la même occasion, que des mesures préventives additionnelles doivent être observées sur toute la chaîne allant de la mise en vente des animaux jusqu’au jour du sacrifice. Les citoyens sont tenus de limiter les contacts inutiles sur les lieux d’achat et d’immolation des bêtes, qui sont de potentiels clusters, respecter la distanciation sociale, le port du masque, le lavage des mains avant et après toute manipulation sur l’animal sacrifié…
Bien que ce soit une Sunna confirmée, le vrai devoir envers le Tout-Puissant est de mettre à l’abri sa vie et sa santé, celle des proches. Des Algériens se soignent dans les hôpitaux, d’autres décèdent à cause d’une déferlante mondiale qui n’en finit pas. Depuis l’apparition de la pandémie, des efforts importants sont consentis par les pouvoirs publics. Ils se sont employés à y faire face avec tous les moyens humains et matériels disponibles.
Toutes les institutions sont mobilisées avec dévouement et persévérance, en particulier, les personnels de santé. L’espoir de passer le cap de cette célébration sans trop d’incidences graves, repose énormément sur la discipline des Algériens. Un quelconque relâchement ne fera que compliquer le travail des médecins. C’est le moment où nos réactions sont cruciales. Les statistiques du ministère de la Santé prouvent une inquiétante résurgence de la Covid-19. Dans beaucoup de régions, on peut relever les cas de personnes contaminées souvent dans des réunions familiales, les mariages, les funérailles qui sont reconnus comme étant des facteurs directement liés à la flambée épidémique, hypothéquant grandement les efforts de lutte.  Si l’on est convaincu de la nécessité de riposter efficacement, d’aider les personnels soignants qui ont droit au répit car épuisés par les gardes médicales et la séparation avec les familles, l’angoisse de la contamination, une prise de conscience extrême est de mise car nous sommes dans un état d’urgence sanitaire.
    M. Bouraib

 

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