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Il était une fois… : Le fabuleux trésor de la Marsa

La Marsa (ex-Cap Matifou) jadis dénommée Rusguniae par les Romains est un petit port de pêche situé à une trentaine de kilomètres à l’Est d’Alger.

PUBLIE LE : 30-07-2020 | 0:00
D.R

Quand on interroge des habitants de La Marsa, à l’Est d’Alger, la plupart croient encore, à ce jour, en l’existence du fameux trésor enfoui dans les environs immédiats de leur localité, mais aucun d’entre-eux n’a jusque-là été en mesure de dire exactement
où se trouve son emplacement.

La Marsa (ex-Cap Matifou) jadis dénommée Rusguniae par les Romains est un petit port de pêche situé à une trentaine de kilomètres à l’Est d’Alger. Un havre de paix qui, dit-on, renferme, sous les ruines de l’empire des Césars, un fabuleux trésor protégé par un maléfice qui frapperait quiconque oserait s’en approcher.
Pourtant, il y a de cela un siècle environ, un Marocain, se sentant probablement immunisé contre les mauvais sorts, tenta, en dépit des avertissements, de s’en emparer. Attiré par l’irrésistible richesse qui l’attendait et guidé par trois habitants d’Alger, l’intrépide Taleb décida de braver le danger. Voici le récit de cette aventure relaté par l’un de ses compagnons : «Nous avons trouvé, au bord de la mer, l’entrée d’un souterrain à l’endroit indiqué par nos renseignements. Après avoir brûlé des parfums, selon l’usage, nous avons pénétré dans un caveau en pierres qui nous a conduits dans un autre de même dimension et de celui-ci dans un troisième caveau également maçonné. Là, nous avons aperçu trois bassins : le premier était rempli de mercure, le deuxième contenait de l’eau bouillante et le troisième était plein, jusqu’à la margelle, de pièces d’or plus larges que ces douros. Au-dessus de ce dernier, pendait une longue épée nue, par un fil tellement fin qu’il était presque invisible à l’œil nu. Un peu plus tard, l’appât du gain exerça la même force sur les guides algérois…
Après avoir fait les conjurations et les fumigations obligatoires, le Moghribi voulut prendre des pièces d’or, mais le bassind’eau bouillante lui lança des jets d’eau si abondants qu’il fut affreusement échaudé et se trouve encore aujourd’hui forcé de garder la chambre en attendant la guérison».
Un peu plus tard, l’appât du gain exerça la même force sur les guides algérois. Ils pensaient avoir trouvé la formule pour déjouer le sortilège qui frappa le sorcier marocain. Ils firent une deuxième tentative, mais au moment où ils allaient mettre la main dans le bassin aux pièces d’or, une rivière profonde surgit tout à coup et se mit à couler entre eux et le trésor. Depuis, plus personne n’osa descendre sous les ruines pour vérifier l’existence du fameux trésor.
Face à une telle énigme qui perdure à ce jour, peut-être faudrait-il en envisager les choses autrement ? Pourquoi pas une équipe de spéléologues qui, munie d’une carte détaillée de la région, effectuerait des recherches à l’endroit précité pour lever enfin l’énigme qui l’entoure ? Et là, on saura vraiment si énigme il y a, ou si tout ce qu’on a jusque-là raconté sur ce fameux trésor relève simplement de récits qui confinent aux contes et légendes. Pour tout dire, seule une prospection à caractère scientifique pourra nous renseigner sur l’existence ou non du maléfice qui semble «veiller» de façon soutenue sur le fameux trésor de la Marsa.
Kamel Bouslama

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