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Massacre de Tit à Tamanrasset en 1902 : Un des crimes odieux

Nécessaire adhésion de la société civile

PUBLIE LE : 03-06-2020 | 23:00
D.R

Après 118 ans, les massacres de Tit (wilaya de Tamanrasset) ne sont pas tombés dans l’oubli et la population de la région continue de commémorer cette date ravivant le douloureux souvenir d’un des abominables crimes commis par le colonialisme français contre le peuple algérien. Perpétré le 7 mai 1902 contre une population sans défense, ce massacre constitue, à chaque commémoration, une occasion de rappeler à la France, ancienne puissance coloniale, ses atrocités perpétrées contre les habitants du grand sud algérien, et de l’Algérie en général, ainsi que de dévoiler ces crimes coloniaux et les classer comme étant un crime contre l’humanité et d’éveiller la conscience des jeunes sur la vérité de la période coloniale.
Très attachée aux énormes sacrifices consentis par leurs vaillants aïeux, la population locale continuer inlassablement de dénoncer ces crimes coloniaux perpétrés ce jour-là contre la population locale sortie exprimer son rejet de la présence coloniale et défendre leur terre et leur dignité.
Brahim Bouazza, originaire de la localité de Tit, descendant d’un des chouhada de la région, a indiqué à l’APS que «cet odieux massacre commis à l’encontre de ses ancêtres confirme une fois de plus l’inégalité, en forces et matériels, entre les moudjahidine, issus des différentes régions touarègues du sud algérien, venus défendre leur patrie, et les forces coloniales conduites par le sinistre Cottenest.
Armés d’une volonté et d’une foi inébranlable pour le recouvrement de la liberté et de la souveraineté nationale, plus de 144 moudjahid, représentant les tribus touarègues de l’Ahaggar, à l’instar des Ouled Ghali, Kel-Ghazi, Akel-N’toussit et Atalwayane, se sont soulevés, bien que disposant d’armes et d’équipements rudimentaires, dont des sabres et des flèches (Alagh en targui), contre les forces de Cottenest, a-t-il relaté. Puisant dans les récits relatés par ses parents, Brahim Bouazza a évoqué l’infiltration des moudjahidine dans la région à travers Oued «Amesra» pour mener leur attaque contre les forces coloniales, qui s’est soldée par 72 moudjahed tombés au champ d’honneur devant l’utilisation par l’ennemi d’armes lourdes sur un terrain découvert.
Entre autres moudjahidine décédés dans cette épopée, Hadji Salah, un blessé qui a été rattrapé à trois kilomètres du lieu de l’accrochage et tué froidement par les forces de la France coloniale, dite berceau des droits de l’homme, mais qui n’ont montré aucun respect pour les traités internationaux de traitement des prisonniers de guerre, a-t-il évoqué.
La plupart des tribus touarègues ont payé un lourd tribut en perdant de vaillants martyrs, dont le Chahid Oumidi, issu de la tribu des «Atalwayane», qui a parcouru, malgré une profonde blessure et une hémorragie, une dizaine de kilomètres pour se rendre à la bourgade d’Outoul, avant de succomber à ses blessures.
 «La France coloniale a commis des crimes abominables contre les populations locales et dans le Grand Sud algérien, qui restent des pages sombres de son histoire», souligne Brahim Bouazza avant d’appeler les jeunes à effectuer des recherches sur l’Histoire de l’Algérie et de s’inspirer des mouvements de résistances, des soulèvements populaires et des épopées du peuple algérien pour arracher son indépendance et sa souveraineté nationale.   

Nécessaire adhésion de la société civile

L’association «In-Ekker», s’intéressant à l’Histoire, s’est employée, depuis sa création en 2011, à mettre en exergue les hauts faits, résistances et épopées, menés durant la glorieuse guerre de libération nationale dans la région, en braquant la lumière sur les sacrifices consentis par ses Chouhada et Moudjahidine, lors de la célébration des différentes manifestations et fêtes nationales. Entre autres missions entreprises par l’association locale, l’entretien et la valorisation des sites et monuments historiques; des repères à préserver dans la mémoire collective et à faire connaitre aux futures générations.
Ceci, en plus de dévoiler les velléités et visées sournoises de la France coloniale dans la région et qu’il appartient d’inculquer aux générations algériennes dans le cadre des efforts criminalisant la colonisation française, l’obligeant à reconnaître ses crimes odieux contre le peuple algérien, a estimé le président de l’association. Cheikh Litim a fait état, dans ce cadre, de la réalisation par son association d’une série d’actions portant, notamment sur la restauration du carré des martyrs de la bataille de «Feguiguira», menée le 28 décembre 1899, dans la région d’Iguestan, près d’In-Salah, et ayant fait 56 chahid, en plus de l’aménagement du cimetière des martyrs de la bataille de Deghamcha (5 janvier 1900) dans la région d’In Salah, ayant fait 156 Chahid, et diverses actions dans d’autres régions de la wilaya de Tamanrasset.
Les épopées d’Ilmen dans l’Ahaggar (5 mai 1917), de Sidi-Mehani (10 septembre 1960) et celle de M’nit (3 octobre 1960) dans la zone d’In-M’guel sont autant de hauts faits comptant de nombreux de Chouhada et ayant marqué l’Histoire de l’Algérie en lettres d’or.
M. Litim a mis l’accent, en outre, sur la nécessité de dénoncer les crimes inhumains commis à l’encontre du peuple algérien qui s’est défendu vaillamment pour arracher son indépendance, insistant sur la poursuite des démarches criminalisant le colonialisme et obligeant la France à reconnaitre ses crimes contre le peuple algérien, qui reflètent le véritable visage, hideux et sauvage, du colonialisme.
 

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