lundi 28 septembre 2020 00:38:44

L’heure de la diversification a-t-elle sonné ?

Diversification. Les gouvernements qui se sont succédé l’ont toujours classée comme chantier prioritaire.

PUBLIE LE : 07-04-2020 | 23:00
D.R
Mais à bien analyser la situation, l’on conclura que cet élément impératif à la dynamisation de l’économie nationale souffre de mise en œuvre qui semble renvoyée aux calendes… algériennes. Mais un déclic inscrit au chapitre «à quelque chose, malheur est bon», peut survenir.
 
L’ L’impact du coronavirus et son corollaire chute spectaculaire des prix du baril mettent le staff gouvernemental dans l’obligation de passer à l’action et s’éloigner des cascades de discours lénifiants. Les chiffres sont révélateurs. Durant les onze premiers mois du précédent exercice, les ventes de l’Algérie à l’étranger, exception faite du pétrole et du gaz, ont reculé de 11,7% de janvier à fin novembre 2019. Elles ont totalisé 2,362 milliards de dollars contre 2,675 milliards de dollars à la même période de 2018, dans un contexte d’un repli net de l’activité économique. Les exportations hors hydrocarbures de l’Algérie ne pesaient ainsi que pour 7,24% dans la structure des exportations globales du pays. Les experts avertissent. Tout extra-time sera lourd de conséquence.
 
Pour Brahim Guendouzi, professeur d’économie à l’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou, l’organisation et la gouvernance de l’économie nationale doit être au centre des réformes à mener, tant que le niveau des réserves de change permet encore une marge de manœuvre permettant d’apporter les changements nécessaires. Dans le cas contraire, «ce serait l’ajustement structurel avec tous les effets négatifs que nous lui connaissons déjà. Est-il nécessaire de rappeler que l’économie nationale est extravertie et dépendante des revenus provenant des exportations des hydrocarbures». Cette bataille est également tributaire de l’offensive à mener, comme l’explique M. Hedir, des «transformations profondes» à introduire «graduellement aussi bien pour la structure des échanges, que pour les relations bilatérales avec les principaux partenaires et pour les accords commerciaux qui nous lient à certaines zones économiques». Quant à Mouloud Hedir, économiste, il estime que «des transformations profondes devraient être introduites graduellement aussi bien pour la structure des échanges que pour les relations bilatérales avec les principaux partenaires et pour les accords commerciaux qui nous lient à certaines zones économiques».
 
La remise en ordre et la cohérence de notre politique commerciale extérieure sont, à selon lui, «une nécessité aussi bien pour les acteurs économiques internes que pour l’ensemble de nos partenaires extérieurs». En effet, la «Djerad team» devra, comme le souligne M. Hedir, avoir une autre vision quant au devenir de l’économie nationale qui passe impérativement par la diversification de l’appareil de production nationale. «Dans l’immédiat, la question qui se pose est celle de la résilience de notre système économique et de sa capacité à faire face à cette crise sans précédent avec le minimum de dégâts possibles». Pour lui, la crise Covid-19 «confirme la faiblesse de notre système de production, qui privilégiait pendant des années durant le recours à l’importation pour répondre aux besoins de la population. C’est cette politique structurelle qu’il convient de remettre en cause, pour la réorienter dans le sens de l’appui à la production locale». Rappelons que le Président Tebboune avait mis l’accent sur la nécessité d’appliquer un modèle économique solide, basé sur la diversification, lequel se doit de garantir la sécurité alimentaire du pays, en le mettant à l’abri de la dépendance de l’extérieur».
Fouad Irnatene
 
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