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L’ENTMV concocte un programme spécial Ramadhan au profit des émigrés : Des séjours à 400 euros à Tipasa

Le transport maritime se développe de plus en plus. En parts de marché, l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV) se situe en bonne place.

PUBLIE LE : 16-07-2011 | 17:55
D.R

Le transport  maritime se développe de plus en plus. En parts de marché, l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV) se situe en bonne place. Pour la saison estivale 2011, l’entreprise a concocté un programme Spécial ramadhan au profit des émigrés.  En effet, la direction commerciale a programmé pour cette période des tarifs promotionnels pour permettre aux Algériens établis à l’étranger de passer le mois sacré au pays. C’est ce que nous a affirmé M. Ahcene Grairia, président-directeur général de l’entreprise. Aussi des animations sont programmées à bord des navires, et des repas  «Spécial ramadhan».  Au  menu «chorba», «bourek» ainsi que «Eshour», etc. L’EGT Tipasa propose des séjours pour ce mois de ramadhan afin d’attirer le maximum de nos compatriotes installés en France et en Espagne pour passer une semaine dans un complexe touristique à Tipasa et ce, avec la collaboration de l’ENTMV. «Ceux qui sont intéressés, profiteront d’une semaine à Tipasa en pension complète à 400 € la personne et 119 € pour les enfants de moins de 12 ans, transport compris», explique-t-il. S’agissant de la grille tarifaire de l’ENTMV, qualifiée de «chère» par rapport aux concurrents, M. Grairia explique : «S’ils pensent qu’ils sont chers par rapport à nos concurrents, je démens cette information car nous appliquons les mêmes tarifs». Selon lui, la clientèle se plaint des tarifs de l’entreprise par rapport à son pouvoir d’achat. Notre interlocuteur justifie les prix par le fait que «l’ENTMV paie 2 milliards pour les soutes qui représentent un plan de charge qui prend à peu près 23 à 25% de notre chiffre d’affaires. C’est pour cela que nos tarifs sont jugés ‘‘chers’’.

La maintenance, le nœud gordien      
S’exprimant sur la situation actuelle de la flotte de l’ENTMV, M. Ahcene Grairia précise : «En 2005, l’ENTMV disposait d’une flotte de cinq navires. Suite à un plan de développement et de modernisation, elle a cédé cette flotte et l’a remplacée par trois autres navires». Actuellement, la flotte de l’entreprise compte trois navires seulement dont «Tariq Ibn Ziad», acquis en 1994, et «Djazaïr II» et «Tassili II». «Il faut savoir que le marché reste le même avec 450.000 passagers pris en charge par cinq navires», explique-t-il. Il est à noter que le «Tariq Ibn Ziad» commence à prendre un «coup de vieux» après 17 ans d’exploitation.  Malheureusement la maintenance en bon état de navigabilité coûte très cher.
Par ailleurs, en prévision de la saison estivale 2011, l'ENTMV a affrété le car-ferry «Ariadne», pour renforcer sa flotte. D'une capacité de transport de 1.845 voyageurs et 650 véhicules, le car-ferry va renforcer le transport des émigrés à partir des ports de Marseille (France) et d'Alicante (Espagne) vers celui d'Oran.

Une aide financière serait la bienvenue
Selon le P-DG de  l’entreprise, «une nouvelle réglementation internationale va être appliquée en 2015, ce qui nécessitera un plan de financement, de modernisation ou bien de mise à niveau des navires»,  tout en rappelant que l’entretien du «Tariq Ibn Ziad» coûtera entre 10 et 15 millions d’euros. «Faut-il investir les 15 millions d’euros ? Ou faut-il céder le navire pour en acquérir un autre ?»  s’interroge-t-il. «Les pouvoirs publics sont les mieux placés pour nous répondre» ajoute-t-il. En face, dit-il, la concurrence dispose d’une flotte assez importante et sophistiquée. Ainsi, ils disposent de navires à grande vitesse (NGV) qui peuvent atteindre les 40 nœuds, alors que le meilleur navire de l’ENTMV peut atteindre les 22 nœuds. Le P-DG souhaite un soutien financier de l’Etat, pour pouvoir dégager un plan de développement. Enfin, il souligne : «C’est vrai que nous avons eu un soutien partiel de l’Etat en matière de dette — 6,7 milliards assainis — mais l’endettement reste quand même assez lourd parce qu’il nous reste encore 12 milliards à supporter. C’est pourquoi l’entreprise ne dispose pas de moyens pour le renouvellement ou l’acquisition d’un quatrième navire».
 Sihem Oubraham

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