mercredi 23 septembre 2020 17:20:13

55e anniversaire de la Grève du 19 Mai 1956 : Le sens du sacrifice

Le 19 Mai, c’est assurément une date marquante dans ses annales que l’Algérie célèbre chaque année.

PUBLIE LE : 18-05-2011 | 16:16
D.R

Le 19 Mai, c’est assurément une date  marquante dans ses annales que l’Algérie célèbre chaque année.   En cette journée dédiée aux étudiants l’opportunité est saisie pour  faire une halte  sur l’histoire, en ayant une  pensée à la mémoire des  étudiants et lycéens  qui,  en mai 1956,  avaient  saisi dans toute sa plénitude  le sens  du sacrifice consenti par les Algériens en lutte contre la France coloniale, et ont, de ce fait abandonné les  bancs de l'université et des lycées pour  rejoindre le mouvement national.
C’est dans le recueillement que le pays entier   les  gratifie  de toutes les marques de sa gratitude, pour avoir incarné  le dévouement exemplaire à la cause nationale.  
A l’indépendance,  les jeunes de leur âge  qui ont eu la chance de se former dans les universités et autres instituts,  se sont engagés tous azimuts dans la consolidation de l’indépendance nationale et la construction de l’Etat, de ses institutions et de son économie, avec le même dévouement de leurs aînés.  
Cette génération a encore à l’esprit cette tranche de l’histoire  où le dénominateur commun de toutes les couches de la société fut  leur implication dans tout ce qui s’entreprenait dans l’intérêt général. Et il y avait incontestablement fort à faire.
Ensemble. Pour appuyer et consolider le processus d’édification nationale. La mobilisation pour ainsi dire était constante autour des tâches  d’intérêt commun. La Révolution de 1954 vouait un intérêt soutenu à la formation et cet intérêt s’est traduit à l’indépendance par un effort tout aussi singulier pour construire l’infrastructure d’éducation et de formation universitaire.
Cet intérêt est en l’état, voire s’est réapproprié son envergure ces dernières années où le regain pour les questions d’éducation, et de formation, parallèlement à d’autres priorités, a conféré à la formation de l’homme le droit de cité.
 L’Etat ne lésine plus sur les moyens pour concrétiser les objectifs des actions engagées  au bénéfice de notre jeunesse.
Cette dernière est interpellée à s’imprégner  de l’amour  de la connaissance et du savoir, et de s’armer de l'esprit d’émulation, qui sont autant de vecteurs d'un enseignement et d'une recherche de qualité.
Cet objectif s’apparente à une bataille qu’il faut absolument remporter pour pouvoir prétendre s’intégrer dans le monde moderne où l’innovation technologique a donné une autre dimension à la tendance mondiale du développement.  
Cela n’a pas été  occulté dans les réformes mises en œuvre qui visent «la formation d'un homme nouveau conscient de sa responsabilité de citoyen, ressourcé dans ses valeurs nationales, ouvert sur la culture universelle et capable de relever le défi d'une mondialisation des échanges et d'une interpénétration des cultures et agissant en tant qu'acteur positif maîtrisant les technologies et le savoir-faire universel.»
Parmi les défis et non des moindres qu’il faut relever, c’est la mise en adéquation des élites nationales avec les normes en vogue dans le monde et de dépasser le stade de consommateurs éternels de connaissances pour s’ériger en producteurs potentiels aux côtés des autres  élites qui  font de la quête du savoir leur raison.
Les efforts consentis par l’Etat pour promouvoir la formation et la recherche, seraient de moindre impact sans l’adhésion totale des potentialités humaines notamment les chercheurs et universitaires.
C’est dire la dimension de la mission attendue de l’université algérienne dans cette autre étape de la reconstruction nationale.
S. Lamari
 

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