mercredi 30 septembre 2020 20:17:34

Construction de véhicules : Les concessionnaires veulent être associés aux efforts de l'Etat

Les concessionnaires algériens veulent être associés aux efforts de l'Etat pour la mise en place d'une industrie automobile en Algérie, ont-ils indiqué en marge du Salon international de l'automobile d'Alger, ouvert jeudi.

PUBLIE LE : 20-03-2011 | 19:47
D.R

Les concessionnaires algériens veulent être associés  aux efforts de l'Etat pour la mise en place d'une industrie automobile en Algérie,  ont-ils indiqué en marge du Salon international de l'automobile d'Alger, ouvert  jeudi.          
Convaincus que l'Algérie est "plus que capable" de créer sa propre industrie  automobile, ces concessionnaires, qui commercialisent depuis plusieurs années  des voitures de différents constructeurs sur le marché national, veulent également  être associés à la conception d'une stratégie nationale pour la construction  de véhicules.          
Le directeur général d'un groupe franco-nippon installé en Algérie,  M. Sofiane Hasnaoui, a affirmé dans une déclaration à l'APS, que les distributeurs  de véhicules structurés au sein de l'Association des concessionnaires automobile  algériens (AC2A) "veulent rencontrer des représentants des pouvoirs publics  pour discuter de la possibilité d'intégrer un schéma industriel, qui puisse  être mono-marque ou multi-marque".         "Nous voulons être partie prenante dans l’émergence de cette industrie  (...) nous pouvons contribuer avec les pouvoirs publics à établir une feuille  de route, la plus transparente possible, pour parvenir à la développer.  Nous sommes pour et nous sommes prêts à travailler de manière très énergique  sur ce sujet", a-t-il expliqué.          
En fait, les concessionnaires estiment qu'ils peuvent accompagner les  efforts des pouvoirs publics, et particulièrement le ministère de l'Industrie,  de la PME et de la Promotion de l'investissement, dans l'émergence d'une industrie  automobile nationale, en partenariat avec de grands constructeurs.          
M. Mohamed Benmeradi avait début février dernier indiqué, dans le cadre  des négociations avec le constructeur  français Renault, souligné que celui-ci  avait ''confirmé son intérêt à voir le taux d'intégration croître pour réduire  les coûts logistiques".          
Le ministre avait précisé, à la veille de sa seconde rencontre à Alger  avec M. J-P. Raffarin, envoyé spécial du Président Nicolas Sarkozy, que "le  concours des sous-traitants nationaux est de mise, ceux existants font ressortir  un potentiel industriel à l'état embryonnaire, qui nécessitera un accompagnement  par des actions d'investissements supplémentaires".          
"Il ne s'agit nullement d'une simple usine de montage, mais d'un projet  de fabrication automobile, qui repose sur la croissance du volume du produit  localement par la joint venture'', rappelle encore le ministre. S'agissant du rôle socio-économique des concessionnaires, M. Hasnaoui  a tenu à expliquer que "la vente en l’état (de voitures) n’est pas une activité  malsaine, au contraire elle permet la création d'emplois et de richesses".          
"Nous contribuons aussi en tant que concessionnaires à satisfaire une  forte demande nationale en matière d'automobile", a-t-il ajouté.          
De son côté, le président d'AC2A, M. Mohamed Bairi, a estimé que le  développement d'une industrie automobile passe impérativement pas l'implication  de l'ensemble des acteurs dont les concessionnaires et les sous-traitants.          
"Toutes les conditions sont réunies pour l’émergence d’une industrie  nationale de l’automobile, mais les pouvoirs publics doivent se concerter avec  l’ensemble des opérateurs tels que les concessionnaires et les sous-traitants".
"Nous ne demandons pas à prendre part aux négociations menées avec  des constructeurs étrangers.
Nous souhaitons seulement donner notre avis sur  la façon de créer cette industrie et mettre à contribution notre expérience",  a-t-il expliqué.          
Le représentant exclusif de plusieurs marques européennes et américaines  en Algérie, M. Ouafik Hadj Abderrahmane, s'est dit "heureux de constater que  les choses bougent et que l’Etat algérien mène des négociations avec plusieurs  constructeurs (européens)".          
Estimant qu'il est "plus bénéfique" pour lui de distribuer des véhicules  fabriqués en Algérie, Hadj Abderrahmane a estimé qu'"une intégration de 50%  des sous-traitants locaux dés le lancement d’un projet de partenariat avec un  constructeur étranger paraît impossible".          
"Il faut démarrer avec un taux d’intégration de 20 ou 25% et l’augmenter  crescendo. Dans le même temps, il faudrait réaliser un travail de mise à niveau  de notre tissu industriel", a-t-il ajouté.          
L’émergence d’une industrie automobile en Algérie ne signifie pas, selon  lui, la fin de l’importation : "Je suis un distributeur de véhicules capable de  se faire approvisionner par des fournisseurs à l’étranger ou au niveau national  (...) notre métier, c’est de vendre".          Selon lui, "Renault a confirmé son intérêt à voir le taux d'intégration  croître à l'effet de réduire les coûts logistiques".
Pour ce faire "le concours  des sous-traitants nationaux est de mise, ceux existants font ressortir un potentiel  industriel à l'état embryonnaire qui nécessitera un accompagnement par des actions  d'investissements supplémentaires", ajoute-t-il.          
"Il ne s'agit nullement d'une simple usine de montage, mais d'un projet  de fabrication automobile, qui repose sur la croissance du volume du produit  localement par la joint venture'', rappelle encore le ministre.          M. Benmeradi a indiqué par ailleurs que son département examine des  offres de certains autres constructeurs européens et asiatiques, estimant qu'"il  y a de la place en Algérie pour plus d'un constructeur".          
La 14e édition du Salon international de l'automobile d'Alger a  débuté jeudi au Palais des expositions (Pins maritimes).

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