Début, hier, à Syrte (Libye) des travaux de la 13e session ordinaire du Sommet de l’Union africaine
“Investir dans l’agriculture pour la croissance économique et la sécurité alimentaire”
Les travaux de la 13e session ordinaire de la conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) ont débuté hier à Syrte (Libye) avec la participation de plus d’une trentaine de Chefs d’Etat et de gouvernement dont le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. Les débats de ce sommet de trois jours, porteront sur le thème "Investir dans l’agriculture pour la croissance économique et la sécurité alimentaire" en plus de l’examen du rapport du Conseil de paix et sécurité, le rapport du Groupe des sages sur le renforcement de l’UA en matière de prévention, de gestion et de règlements des différends relatifs aux conflits en Afrique. Le sommet se penchera aussi sur les conclusions du rapport sur la mise en œuvre du NEPAD de même que la question de la transformation de la Commission africaine en autorité de l’UA qui sera débattue.
Le Président du Brésil, M. Lula Da Silva, et l’Emir de l’Etat du Qatar, Cheikh Hamed Ben Khalifa Al-Thani, ont assisté à la cérémonie d’ouverture, présidée par le président de l’UA, le Guide de la Révolution libyenne, le colonel Maamar El Gueddafi.
La 13e session ordinaire de la conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA, a plusieurs points inscrits à l’ordre du jour, notamment le thème principal "Investir dans l’agriculture pour la croissance économique et la sécurité alimentaire".
L’objectif, qui sera traité lors de ce sommet auquel prend part le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, consiste à accélérer la croissance en Afrique par la promotion du développement agricole pour éradiquer la faim, réduire la pauvreté et l’insécurité alimentaire et augmenter les opportunités sur les marchés d’exportation.
En Afrique, plus de 80% de la population vivent de l’agriculture, d’où la "nécessité" de revoir les modalités de financement de ce secteur pour le rendre plus productif et moderniser l’industrie agroalimentaire, a-t-on recommandé auprès de l’UA.
En plus du thème retenu, d’autres points sont inscrits à l’ordre du jour, notamment les questions se rapportant à la paix et la sécurité en Afrique ainsi que les décisions du Comité de mise en œuvre du NEPAD et du Conseil exécutif de l’UA.
Par ailleurs, la mise en place de l’autorité de l’Union africaine constitue un "enjeu" du Sommet, bien que ce point ne soit pas inscrit à l’ordre du jour, a-t-on indiqué auprès de l’Organisation panafricaine.
En ce sens, lors du dernier sommet de l’UA à Addis-Abeba (janvier 2009), un long débat sur le gouvernement de l’UA a été lancé pour aboutir à un compromis, selon lequel une autorité de l’UA devrait être créée dans un premier temps avant d’aller vers un gouvernement.
Ainsi, le sommet d’Addis-Abeba avait chargé le Conseil exécutif de l’UA de tenir une session extraordinaire afin d’examiner les modalités de mise en place de cette Autorité, ce qui a abouti à la réunion d’avril 2009 à Tripoli au cours de laquelle ces modalité ont été examinées, à savoir le format de la commission, le mandat de l’autorité et sa taille, a-t-on expliqué à l’UA.
Le rapport de cette réunion a été présenté au Comité exécutif de l’UA, dont la réunion de trois jours s’est achevée hier soir à Syrte. Ce document prévoit une autorité de dix composés d’un président, un vice-président de huit secrétaires sans prérogatives supranationales, a-t-on expliqué. De son côté, la Libye a fait d’autres propositions pour revoir le format de l’autorité à 12 avec l’ajout d’un coordonnateur de la politique extérieure et un autre pour l’industrie. Dans ces propositions, la Libye a prévu que l’autorité puisse représenter les Etats membres sans recourir à un mandat des autres pays.
A l’UA, on précise qu’aucune décision n’a été prise et toutes ces propositions seront soumises à la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement lors du Sommet de Syrte.
En ce sens, deux approches se dégagent, à savoir les partisans de l’approche "gradualiste" qui proposent d’opter, dans un premier temps, pour des politiques communes pour créer des "maillages" sur des bases plutôt économiques en exploitant les potentialités propres à chaque pays, la priorité devant être d’abord accordée à la paix et la sécurité en Afrique.
Les partisans de la deuxième approche, soutenue par la Libye, plaident en faveur de la mise en place "immédiate" de l’autorité de l’UA.
De notre envoyé spécial A. Bellaha et
des envoyés spéciaux de l’APS
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