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Recherche scientifique-industrie : Les projets de recherche validés par les institutions universitaires doivent être mis en application

Lancement d'une opération de bancassurance entre le CPA et la CAAR    La nécessité pour les entreprises industrielles  de mettre en application les projets de recherche retenus et validés par les  différents laboratoires relevant de l’enseignement supérieur a été soulignée  hier à Constantine par la ministre déléguée à la recherche scientifique.         
Intervenant à l’ouverture d’une séance de travail qu’elle a présidée  à l’issue d’une visite d’inspection dans la wilaya, Mme Souad Bendjaballah a  exhorté les cadres dirigeants de quatre entreprises de l’industrie mécanique,  opérationnelles à Oued Hamimime (El Khroub) et Ain Smara, à "ouvrir grande leur  porte à l’expérimentation et à la fabrication de prototypes, fruit des recherches  scientifiques validées par les institutions universitaires du pays".          Le savoir académique doit être "mis à profit et appliqué pour conforter  les efforts de mise à niveau du tissu industriel et le rendre plus performant  et plus  compétitif au niveau national et international", a souligné la ministre  déléguée devant les responsables de l’Entreprise Nationale de Production de  Machines-Outils (EN-PMO), du Complexe Moteurs Tracteurs (CMT), de la Société  de matériels de Gerbage et de Manutention (GERMAN) et du Complexe Pelles et  Grues (CPG).         
L’enjeu commercial nécessite, a-t-elle affirmé, de "nouvelles méthodes  de production basées sur la recherche, autant que sur le savoir-faire des compétences  expérimentées qui sont en place et qui doivent encadrer les jeunes recrues fraîchement  sorties des universités et les accompagner dans leur long chemin de perfectionnement  pratique". Mme Bendjaballah a rappelé, à ce propos, que le transfert et la maîtrise  des nouvelles technologies "ne sont pas faciles à acquérir" puisque devenues  quasiment "gelés" par les pays qui en disposent, engageant le pays à "compter  sur lui-même". Elle a fait état, dans ce contexte, de l’existence en Algérie de quelque  16.000 chercheurs regroupés autour de 30 programmes nationaux de recherche répartis  sur 680 laboratoires ouverts au niveau des différentes universités du pays.         
Les moyens financiers "sont disponibles", a ajouté la ministre, et "il  ne reste plus qu’à se mettre au travail pour créer une atmosphère propice à  la prise d’initiatives permettant aux jeunes chercheurs de trouver un espace  pour la mise en pratique de leurs projets théoriques".         
Dans cette perspective, le responsable de l’Entreprise nationale des  matériels de travaux publics (ENMTP) a fait état du projet de réalisation d’un  centre technique d’appui à l’industrie.        
 Ce centre qui attend le "feu vert" des pouvoirs publics pour l’équiper  et l’encadrer de formateurs mixtes (université-entreprise) afin qu’il puisse  entamer ses missions, est cité comme un exemple d’encouragement des compétences  académiques devant être mises au service de l’industrie mécanique.         
La formation des compétences existantes, la mise en application des  produits de la recherche scientifique validés par les laboratoires, la formation  scientifique et technique au sein de l’entreprise et la mise à niveau des compétences  constituent notamment les missions de ce centre qui s’étale sur une surface  avoisinant les 12.000 mètres carrés au complexe Pelles et grues de Ain Smara.

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